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Passeport en cours de validité.
Pas de visa pour le continent antarctique lui-même. En revanche, certaines escales sur le trajet peuvent nécessiter l´obtention d´un visa.
Formalités d´entrée ou de transit aux Etats-Unis :
Pour entrer sans visa, tout voyageur français (cela concerne aussi les enfants quel que soit leur âge) se rendant, par air ou par mer, aux Etats-Unis (ou y transitant) pour un voyage touristique ne dépassant pas 90 jours, doit être en possession d´un passeport électronique individuel (lecture horizontale et symbole puce électronique) ou d´un passeport individuel à lecture optique en cours de validité émis au plus tard le 25 octobre 2005. Les enfants de moins de 14 ans, portés sur le passeport à lecture optique de leurs parents, devront obtenir un visa, s´ils ne disposent pas d´un passeport individuel. Cela, quelle que soit la date de délivrance du passeport des parents. Un mineur voyageant seul n´a pas besoin d´autorisation de sortie du territoire s´il a un passeport individuel.
Depuis le 12 Janvier 2009, tous les voyageurs français se rendant, par air ou par mer, aux Etats-Unis (ou y transitant) pour un voyage touristique ne dépassant pas 90 jours, devront être en possession, avant d´embarquer, d´une autorisation électronique d´ESTA (Système électronique d´autorisation de voyage). Le formulaire ESTA devra être imprimé, avec la mention « autorisation accordée » et présenté à l´enregistrement. Ce document, simple autorisation d´embarquement, n´est pas une garantie d´admission sur le territoire des USA. Une fois accordée, cette autorisation est valable pour une ou plusieurs entrées et ce pendant deux ans (ou jusqu´à expiration de la validité du passeport du demandeur).
Pour l´obtenir, vous devez remplir sur Internet, au plus tard 72 heures avant le départ, un formulaire équivalant au I94W jusque là rempli à bord. Les formulaires en ligne sont accessibles gratuitement sur le site : www.CBP.gov/esta
Attention ! à compter du 8 septembre 2010, l´autorisation d´ESTA sera payante : 14 dollars US, à régler par carte bancaire au moment de la demande. Les voyageurs ayant déjà obtenu une autorisation d´ESTA avant le 8 septembre 2010 n´auront pas à acquitter ces nouveaux frais s´ils veulent mettre à jour leur demande.
Dès lors que vous avez un projet de voyage aux Etats-Unis, ou qui y impliquera une admission ou un transit, nous vous conseillons de remplir votre formulaire sans attendre - au plus tard, le jour de votre inscription. Au besoin, l´un de nos conseillers pourra vous assister dans cette démarche (avec participation aux frais). Réponse sous 48 heures.
A l´arrivée, les services de l´immigration prennent une photo de votre visage et vos empreintes digitales. Ces formalités ne prennent que quelques instants (patientez derrière la ligne jaune tant qu'on ne vous invite pas à la franchir...).
Les contrôles de douane se font au premier point d´entrée sur le territoire. Passée l´immigration, vous récupérez vos bagages sur les tapis roulants et vous vous rendez à la douane. En cas de continuation aérienne, vous devrez récupérer vos bagages et les apporter aux tapis-bagages qui desservent les correspondances (connecting flights). Ils seront dirigés vers votre destination finale.
Attention ! passeports d'urgence et temporaires.
A dater du 1er juillet 2009, pour se rendre aux Etats-Unis, ou y effectuer un transit, dans le cadre du Programme d´exemption de visa, les passeports d´urgence et temporaires ne sont valides que sous le format électronique (passeports électroniques). Un passeport électronique est muni d´une puce incorporée contenant une photo numérisée, des données d´identité et autres informations concernant le titulaire ; sa couverture porte un symbole doré. Actuellement, les passeports français temporaires ne sont pas électroniques.
Les voyageurs arrivant aux Etats-Unis dans le cadre du Programme d´exemption de visa avec un passeport ne répondant pas aux exigences requises peuvent se voir imposer des formalités complémentaires (visa) et (ou) se voir refuser l´accès au territoire américain.
Vous retrouverez cette rubrique sur le site de l'ambassade des Etats-Unis à Paris : http://french.france.usembassy.gov/niv-exemption.html (rubrique « Visas », puis « Séjour temporaire », puis « Programme d'exemption de visa »).
Aucun.
- Diphtérie, poliomyélite, tétanos (il est important, pour les voyageurs en région polaire, d´être vacciné contre le tétanos, qui peut compliquer des gelures graves) ;
- hépatite B, maladie sexuellement transmissible ;
- hépatite A, transmise par l'alimentation ;
- rage, pour les séjours longs.
Ils sont, bien sûr, très différents en fonction du type de voyage (durée, hébergement, mode de déplacement, activités…).
Ils peuvent relever de facteurs divers :
- la région elle-même ;
- les conditions climatiques ;
- les moyens de transport.
La région.
Si, dans les régions polaires, la circulation des microbes et des virus est moindre que dans les régions chaudes, leur transmission d'homme à homme, de l'animal à l'homme ou des aliments à l'homme existe cependant. C´est vrai pour la grippe dans le milieu fermé qu'est un bateau de croisière. Vrai également pour les risques alimentaires liés aux viandes de chasse ou à la contamination d'aliments par les déjections d'animaux sauvages.
Les conditions climatiques.
L'extrême rigueur de l'hiver ne concerne pas les croisières de l'été austral, au cours desquelles les températures peuvent toutefois être négatives. Le froid ressenti est accentué par des vents souvent très violents.
Les déplacements.
Les risques sanitaires lors des croisières, où qu'elles se passent, sont liés au confinement en espace clos (quelle que soit la taille et le luxe du bateau). Ce sont les occasions d´affections contagieuses, respiratoires, alimentaires, voire sexuelles.
Il y a en général, et bien que la législation maritime soit floue à ce sujet, un médecin à bord. Le prix des consultations n´est pas inclus dans celui du voyage.
Chaque voyageur a désormais la possibilité de créer son « carnet de santé électronique » sur le site www.Carnet-Sante.com (téléchargement gratuit). Ce « carnet » permet de collecter les informations santé le concernant que le voyageur souhaite mettre en ligne : vaccinations, pathologies antérieures, traitements suivis, mais aussi coordonnées de proches à contacter, de son médecin traitant, des assurances (sécurité sociale, mutuelle, assistance).
Les informations, protégées par un code d´accès personnel, peuvent être consultées à distance, sauvegardées sur ordinateur, transférées sur téléphone portable ou clé USB.
Si, après leur lecture, vous n'avez pas trouvé réponse à toutes vos questions, vous pouvez les poser au docteur Adida par email..
Les informations personnelles concernant les visiteurs de nos pages santé sont confidentielles. Le responsable du site s'engage sur l'honneur à respecter les conditions légales de confidentialité applicables en France.
Mont Vinson, 4 892 mètres (dans les monts Ellsworth).
14 000 000 km², soit un peu plus de 25 fois la France. 280 000 km² sont libres de glace.
Froid. En hiver, sur le continent, les températures atteignent des minima de -80 à -90° ; mais, l´été (décembre, janvier et février), en péninsule Antarctique, elles varient entre +2 et -3°. Sec. Pas plus de 200 à 300 mm de précipitations annuelles sur les régions côtières ; l´été étant la saison la moins floconneuse. Venteux. Des vents catabatiques balaient régulièrement les zones littorales ; ils faiblissent un peu en décembre et janvier. Instable. Dans les hautes latitudes (50° et 60° parallèles), les conditions météo évoluent très vite. Une dépression, suivant un cycle régulier, passe toutes les 48 heures. Le passage de Drake est particulièrement venté et le bateau peut être chahuté pendant une trentaine d´heures. Variations inopinées également sur la péninsule et les Shetland du Sud.
L´Antarctique, baigné par l´océan Austral, est situé autour du pôle Sud. Il est constitué d´une grande île principale et d´îles et archipels secondaires, dont le 60° parallèle sud marque la limite de distribution. Le littoral présente différents types de formation : barrières et murs de glace, courants glaciaires, ice shelves, roches… Une haute chaîne montagneuse (la chaîne Transantarctique) s´étend de la mer de Weddell à la mer de Ross. Elle sépare les calottes glaciaires de l´Antarctique occidental (ouest de la mer de Weddell et est de la mer de Ross) et de l´Antarctique oriental. Les monts Ellsworth, où s´élève le plus haut sommet austral, se trouvent au sud-ouest de la plateforme de Ronne, en Antarctique occidental. Le « parc montagneux » est abondant et divers ; on trouve des sommets élevés sur un certain nombre d´îles secondaires. Sur l´île de Ross, le volcan Erebus (3 794 m) est en activité depuis plus de trente-cinq ans. L´inlandsis (d´une profondeur moyenne de 1,6 km) couvre 98% du territoire ; il représente 70% du volume d´eau douce de la planète. On a répertorié 70 lacs subglaciaires environ. Le plus grand d´entre eux, le lac Vostok, équivalant au lac Ontario, a été localisé sous 4 km de glace. La banquise couvre 4 000 000 de km² en été et 25 000 000 en hiver.
La péninsule Antarctique, à l´ouest du continent, est longue de 1 500 km. Elle est bordée de nombreux îles et îlots. C´est un territoire montagneux, culminant à plus de 3 000 m, et presqu´entièrement couvert de glaciers. L´été, le nord de la péninsule (la terre de Graham) et les Shetland du Sud (îles Eléphant, du Roi-George, Livingstone, Deception… à 120 km au large de la péninsule), dont les eaux sont pratiquement libres de glace de mer, sont de splendides points d´observation de la faune.
L´exploitation des ressources minérales (charbon, pétrole, fer, platine, cuivre, chrome, nickel, or…) est suspendue jusqu´en 2048. Il n´y a aucune activité industrielle en Antarctique. La pêche est strictement contrôlée. Cependant, le braconnage de la Légine antarctique, par exemple, ou les campagnes japonaises de chasse à la baleine, sont préoccupants. Le tourisme, qui connait un développement certain, a aussi suscité des mesures d´encadrement et de conservation des sites.
Les conditions ne sont pas, c´est le moins qu´on puisse dire, favorables au développement d´une flore importante. Pour l´essentiel, seuls des lichens et des mousses ont pu s´adapter au climat froid et sec, au manque d´apport nutritif et à la longue nuit polaire. Quelques champignons et des hépatiques complètent le tableau pendant une brève période estivale. Certaines bordures continentales, le nord de la péninsule et les Shetland du Sud, ont un couvert végétal régulier (mais fragile et discontinu). Pour la faune, il y a d´abord le krill, une petite crevette, qui constitue des « essaims » où viennent croquer baleines, phoques, poissons, manchots ou encore Homo sapiens. C´est le maillon essentiel de la chaîne alimentaire. Les mammifères marins sont largement représentés : phoques de Weddell, crabiers, de Ross ; léopards de mer ; éléphants de mer ; otaries à fourrure. Parmi les cétacés citons la baleine bleue, la baleine à bosse, la baleine franche, des rorquals (commun, petit, boréal), l´orque et le cachalot. 13 espèces d´oiseau se reproduisent en Antarctique ; ce sont les Manchots d´Adélie, papou, à jugulaire, empereur (exceptionnellement), le Damier du Cap, le Pétrel géant, le Pétrel des neiges, l´Océanite de Wilson, le Cormoran impérial, le Chionis blanc, le Labbe antarctique, le Goéland dominicain et la Sterne couronnée. D´autres (l´Albatros hurleur, le Prion de la désolation, le Fulmar géant…) ne font que passer…
Notons encore que le plus grand animal purement terrestre du continent est la mouche endémique Belgica antarctica (6 mm) et que le Calmar colossal (Mesonychoteuthis hamiltoni), qui est le plus gros invertébré connu, hante le grands fonds…
1 500 personnes (moyenne annuelle, population non permanente).
Pas de langue officielle.
On parle les langues des différentes équipes présentes sur place. L´anglais et le russe sont courants.
Le « peuple » antarctique est composé du personnel des bases.
Une église orthodoxe desservie à la station russe de Bellingshausen (Shetland du Sud). Une chapelle œcuménique, la Chapel of the Snows, sur la base américaine de McMurdo (île de Ross).
1er janvier : Jour de l´an.
22 juin : solstice d´hiver (ou Mid-Winter, célébré dans toutes les bases).
22 décembre : solstice d´été.
25 décembre : Noël.
L´Antarctique est d´abord une idée : la Terra Australis Incognita. Aristote (384-322), Eratosthène (276-194), puis Ptolémée (90-168) avaient estimé, pour des raisons de symétrie (ou de « contrepoids »), que des terres devaient exister au sud de l´écoumène. Le Moyen Age n´eut rien contre. L´Antarctique est ensuite un dessin : la représentation de cette terre australe par les cartographes. D´abord abstrait ou symboliste, il intègre, petit à petit des éléments d´observation plus ou moins sûrs. Grâce aux navigateurs portugais, puis hollandais, notamment, qui en ont « détaché » l´Afrique en passant le cap de Bonne-Espérance. Dès le XVIe siècle, le nord de l´Australie fournit quelques données. Abraham Ortell (1570), Jacques de Vau de Claye (1583), Rumold Mercator (1587) et encore Johannes Kepler (1627) portent sur leurs cartes un vaste continent austral, la Grande Jave des cartographes dieppois, dont la partie nord-est présente des traits « australiens ». Cependant, Francis Drake (1542-1596) navigue au sud de la terre de Feu (1578) ; il dissocie donc la Terra Australis du cône sud-américain. Et suppose des terres froides dans les hautes latitudes. Au siècle suivant, la Niew Hollandt (Australie) est isolée à son tour (globe de Coronelli, 1688). On découvre alors la Nova Zeelandia. Peut-être est-elle une partie septentrionale d´un continent austral ? Les expéditions de James Cook, en 1768-1775, qui fait le tour de la Nouvelle-Zélande, remettent les choses à leur place. Cook (1728-1779) ne croit pas à l´existence de la Terra Australis. Le 17 janvier 1773, il est le premier à franchir le cercle polaire antarctique. Pourtant, le 28 janvier 1820 : 69°21´28´´S 2°14´50´´O, le commandant de la marine impériale russe Thaddeus von Bellingshausen aperçoit ce qui semble une terre importante. Dès lors, les découvertes s´enchainent. En 1823, James Weddell (1787-1834), profitant de conditions météo exceptionnelles, s´avance jusqu´à 74°15´S dans la mer qui porte désormais son nom. En 1839, James Clark Ross (1800-1862) détermine la position approximative du pôle sud magnétique. L´année suivante, l´expédition menée par Charles Wilkes (1798-1877), de l´US Navy, permet de conclure que toutes ces découvertes n´en font qu´une : le continent antarctique.
Le Congrès international de géographie de 1895 pousse à l´exploration de l´Antarctique. L´expédition dirigée par le Belge Adrien de Gerlache (1866-1934) effectue un premier, et involontaire, hivernage (1898-1899). Le premier hivernage intentionnel a lieu un an plus tard : expédition Carsten Borchgrevink (1864-1934). Les expéditions se multiplient ; une première base est établie en 1903 dans les Orcades du Sud. 1907-1909, Shackleton atteint le plateau polaire. Et, le 14 décembre 1911, c´est Roald Amundsen (1872-1928) qui touche le pôle. Des moyens techniques nouveaux sont mis en œuvre pour l´exploration du continent : l´aéroplane, la photographie aérienne et la chenille. En 1939, les Allemands prennent plus de 10 000 photographies avec deux avions Dornier. Mais, de 1928 à 1956, le contre-amiral américain Richard Evelyn Byrd (1888-1957) sera sans doute le plus grand explorateur de cette nouvelle phase. Sous sa direction, l´opération Highjump de 1946-1947 est la plus importante expédition antarctique jamais menée : 13 bateaux, 23 avions, 4 700 personnes... La cartographie bénéficie largement de l´importance des moyens mis en œuvre. La traversée terrestre du continent, de la mer de Weddell à la mer de Ross, est réalisée en 1957 par les autoneiges Tucker de l´expédition Commonwealth Trans-Antarctic. Enfin, le 1er décembre 1959, le Traité de l´Antarctique donne un cadre légal à l´occupation pacifique, scientifique et internationale de la Terra Australis Cognoscenda.
L´Antarctique est politiquement neutre. Le Traité de l´Antarctique de décembre 1959, qui règle les relations internationales sur le continent, a pour objectif de désamorcer les revendications territoriales des signataires et de favoriser une occupation pacifique et scientifique. Les revendications de souveraineté ne sont pas annulées par l´adhésion au traité, elles lui sont subordonnées. Les 12 premières signatures furent celles de l´Afrique du Sud, de l´Argentine, de l´Australie, de la Belgique, du Chili, des Etats-Unis, de la France, du Japon, de la Nouvelle-Zélande, de la Norvège, du Royaume-Uni et de l´URSS (désormais Fédération de Russie). Ces pays ont le statut de Parties consultatives (ils participent aux prises de décision des Réunions consultatives du Traité). Parmi les signataires ultérieurs, certains, dont l´activité en Antarctique est significative, bénéficient également de ce statut : l´Allemagne, le Brésil, la Bulgarie, la Chine, la Corée du Sud, l´Equateur, l´Espagne, la Finlande, l´Inde, l´Italie, les Pays-Bas, le Pérou, la Pologne, la Suède, l´Ukraine et l´Uruguay. D´autres, une vingtaine, Parties non consultatives, assistent aux réunions, mais n‘ont pas voix aux prises de décision.
Fabian Gottlieb Thaddeus von Bellingshausen (1778-1852) a participé à la première navigation russe autour du monde, entre 1803 et 1806. Dirigeant ensuite une expédition dans l´Antarctique (1819-1821), il semble qu´il ait été le premier à apercevoir, de loin, le socle continental. Antériorité contestée par le Britannique Edward Bransfield (1785-1852) et l´Américain Nathaniel Palmer (1799-1877).
Jules Sébastien César Dumont d´Urville (1790-1842) fut un explorateur clé du Pacifique (on lui doit la distinction, désormais contestée, entre Polynésie, Mélanésie et Micronésie). En 1840, il navigue le long de la terre Adélie. On a donné son nom à la base scientifique française établie dans l´île des Pétrels en 1956.
Jean-Baptiste Charcot (1867-1936), médecin et explorateur, a mené deux importants voyages scientifiques en Antarctique, en 1904-1905 sur le Français (hivernage dans l´île Wandel) et en 1908-1910 sur le Pourquoi-Pas ? (hivernage dans l´île Petermann). Il a ensuite dirigé la recherche française dans l´Arctique. Mort en mer.
Ernest Henry Shackleton (1874-1922). En janvier 1909, il parvient à 97 milles nautiques du pôle Sud (expédition Nimrod). Cependant, c´est l´échec de l´expédition de l´Endurance (1914-1917) qui fait sa gloire : le sauvetage de ses membres dans des conditions dantesques fut l´un des hauts faits de l´âge héroïque de l´exploration de l´Antarctique.
Shirase Nobu (1861-1946) a dirigé une expédition japonaise en Antarctique en 1910-1912 (terre du Roi-Edouard-VII) à bord du Kainan Maru. Cette première tentative non européenne fut mise à rude épreuve, tant par des conditions météo particulièrement pénibles que par la virulence des commentaires racistes qu´elle a suscités.
En matière de pourboire, sur les bateaux, il faut compter une dizaine d´euro par jour et par passager, en moyenne.
Tous les déchets doivent être emportés (il est interdit de les brûler sur place). Seuls les restes alimentaires peuvent être rejetés à la mer, à plus de 12 milles nautiques des côtes ou de la plateforme continentale. On veillera à ne laisser nulle trace de son passage et on ne prélèvera aucun « souvenir », ni naturel, ni pris aux sites de recherche abandonnés.
Il est fermement recommandé de ne pas nourrir ou toucher les animaux. Dans tous les cas, il faut être aussi discret que possible. Mousses et lichens sont fragiles, il faudra donc éviter avec soin de les piétiner.
La cuisine est fonction de la nationalité des équipes qui occupent les bases et importent leur nourriture. Il y a donc des choses assez diverses. La table est de très bonne tenue à la base française Dumont d´Urville. Quand aux voyageurs, ils prennent leurs repas à bord des bateaux.
Le liquide connait les mêmes conditions que le solide.
Pour aller des bateaux à terre, des zodiacs font la navette.
L´Argentine, le Chili, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne ont des pistes en Antarctique, qui ne reçoivent ni vols privés, ni vols commerciaux.
Des survols sont possibles à partir de l´Australie ou du Chili.
La terre de Graham est à GMT-3.
Les bateaux prennent en général les cartes bancaires internationales et les dollars US. Sur les bases, monnaie nationale des occupants, dollars US et (souvent) cartes bancaires.
Les bases utilisent des voltages et des prises divers. Sur les bateaux, prises de type européen standard et 220 volts.
Communications possibles via le système Iridium.
Les bateaux disposent de connexions Internet, grâce auxquelles il est possible d´envoyer et de recevoir des e-mails. Les procédures sont communiquées à l´embarquement.
Pas de couverture de la zone antarctique.
Le Traité de l´Antarctique constitue un cadre efficace de contrôle des déprédations, même s´il n´est, bien évidemment, infaillible ni dans ses dispositions, ni dans ses mises en œuvre. Des zones sont protégées à des titres divers sur toute l´étendue du territoire. Les SPA (Specially Protected Areas) ont pour objectif de protéger un écosystème particulier ; elles sont d´accès limité. Les SSSI (Sites of Special Scientific Interest) entendent assurer des conditions de recherche suivies. Les SRA (Special Reserved Areas) sont préservées pour l´intérêt géologique, glaciologique, géomorphologique ou esthétique qu´elles présentent.
Le réchauffement climatique touche l´Antarctique comme le reste de la planète. Le réchauffement global du continent serait de 0,5° en 50 ans. Il est néanmoins inégal. Préoccupant en Antarctique occidental, il semble limité dans la partie orientale, dont les glaces restent stables. Des augmentations locales du volume glaciaire ont même été constatées. L´appauvrissement de la couche d´ozone est à l´origine de phénomènes météorologiques complexes, dont l´influence sur la situation environnementale n´est pas encore mesurée.
