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La collection de peintures orientalistes de Voyageurs du Monde




Indiennes sur les ghâts, Bénarès, 1910
Albert Besnard (1849-1934)
Gouache signée, située et datée

Pendant tout le XIXe siècle, le voyage fut inséparable du carnet, de la toile, du crayon et des pinceaux. Visions fugitives que le temps nécessaire à la représentation rendait plus sensibles, c'est à dire plus chargées de sens. On ne pouvait tout dessiner et il fallait choisir : un paysage souvent, une scène de rue parfois, un portrait quand c'était possible. Ces oeuvres rendent compte à la fois de la réalité des lieux et de l'état d'esprit des artistes voyageurs.

Visions d'un exotisme parfois teinté de colonialisme, mais surtout visions émerveillées : le monde s'ouvrait dans sa diversité, le monde offrait ses couleurs, ses senteurs, ses coutumes… L'Occidental apprenait qu'il n'était pas seul.

La collection permanente de Voyageurs du Monde qui décore la Cité des Voyageurs se veut un témoignage de cette découverte naissante. Tout voyageur est un découvreur et tout voyageur s'émerveille. Aujourd'hui comme hier…

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