Comme nous nous y sommes engagés, nous vous présentons ci-après un bilan non exhaustif des principales actions réalisées en 2007. Non exhaustif tout simplement car notre démarche de développement durable a pour vocation d’impacter l’ensemble de notre activité et nous souhaitons en faire une préoccupation intégrée à chacune de nos décisions. Il serait par conséquent long et fastidieux de tout détailler.
Les points marquants de l’année 2007 reprennent le plan de notre démarche : nos champs d’intervention (en France / dans nos filiales à l’étranger / avec nos partenaires) et chaque domaine du développement durable (social / environnemental / sociétal).
Voyageurs du Monde a rejoint ATR, association qui regroupe plusieurs tour-opérateurs dans le domaine de l’aventure et du sur mesure. ATR est à l’origine de la création du premier label français « Tourisme responsable », délivré par l’AFNOR. Les adhérents d’ATR mènent un vrai travail de fond concernant la qualité des relations avec leurs partenaires à l’étranger, le transfert de compétences vers les équipes locales, leur implication dans l’amélioration des conditions de vie locale, leur engagement au sein de leur propre structure sur la gestion des déchets, de l’eau et de l’énergie, ou encore la sensibilisation de leurs clients sur le respect des populations d’accueil. Toutes les étapes pour arriver à l’obtention de ce label sont cohérentes avec notre démarche de tourisme responsable.
Ce domaine nous est depuis plus longtemps spontanément proche. La diversité des origines et des parcours de nos collaborateurs ainsi que les niveaux de salaire plutôt faibles dans le secteur du tourisme nous ont amené de longue date à mettre en place une véritable politique sociale (intéressement, mutuelle prise en charge à 85 % par l’employeur, prévoyance pour tout le monde et pas seulement les cadres, etc). 2007 a donc été une année de consolidation de notre politique sociale, inscrite dans l’identité même de Voyageurs du Monde.
Tous nos recrutements se font en CDI, nos seuls CDD correspondent à des situations bien particulières de remplacement et représentent tout juste 2% des effectifs. Le temps partiel est toujours voulu, jamais imposé et il est essentiellement demandé par de jeunes parents désirant un aménagement d’horaires à la naissance du premier enfant. L’essentiel (95%) des postes de cadres a été pourvu par des promotions internes et au niveau des postes de vente, Voyageurs du Monde poursuit sa croissance sur les points de vente régionaux. L’essentiel des recrutements a été réalisé pour les régions alors que dans le même temps les créations de postes sur Paris ont été contenues. Cela correspond à une volonté sociale car à salaire égal les salariés ont un niveau de vie et un pouvoir d’achat supérieur en région.
Au niveau du partage de la valeur, élément essentiel de la politique sociale de Voyageurs du Monde, les bons résultats de la société en 2007 ont permis le doublement des primes d’intéressement et de participation. Les contrats d’intéressement et de participation de Voyageurs du Monde ont pour vocation de redistribuer 15 % des bénéfices à l’ensemble des salariés. Ce qui pour l’année 2007 a représenté en moyenne 5.000 € net par personne.
Enfin, Voyageurs du Monde a continué à consacrer une large part de ses dépenses RH au budget de formation qui représente 3.2% de la masse salariale..
a/ Réduction des émissions de co²
Voyageurs du Monde a réaliser son bilan carbone avec le concours de l’ADEME.
Bien entendu le poste « transport aérien » est surdimensionné dans ce bilan compte tenu du sens même de notre activité. Pour autant nous avons grâce à ce bilan identifié des mesures de réductions concrètes de nos émissions de gaz à effet de serre comme par exemple :
b/ Consommation durable :
Sur l’ensemble des hébergements exclusifs VDM et de nos filiales, Voyageurs du Monde a vérifié et maintient la garantie que tous ses salariés ont un revenu au dessus du salaire moyen de leur profession et bénéficient d’une couverture sociale. Couverture légale et d’une mutuelle lorsque cela existe, ou couverture spécifique payée par l’entreprise lorsque le pays ne l’assure pas. En outre nous couvrons les frais d’hôpitaux de nos salariés à l’étranger lorsqu’ils sont conséquents.
Fait marquant 2007 : en Mauritanie, les menaces terroristes en décembre nous ont contraint à renoncer à la saison mauritanienne et à fermer prématurément le camp des Caravaniers. Voyageurs du Monde a pris la décision de maintenir intégralement les rémunérations des salariés de ce camp pour la saison 2007/2008 et a compensé le manque à gagner des pourboires des clients absents. En outre, nous avons indemnisés nos prestataires locaux (chameliers, chauffeurs, guides ) du manque à gagner lié à l’absence d’activité, pour un montant total de 30.000 €.
L’ouverture récente de la Villa Bahia et la grande sensibilité de son directeur à l’écologie, nous permet de concevoir dans cet établissement le modèle de gestion environnementale intégrée que nous aimerions étendre par la suite à l’ensemble de nos hébergements. Voici les principales réalisations de la Villa Bahia dans ce domaine :
Les travaux du Steam Ship Sudan en Egypte
Dans la première moitié de l’année notre bateau de croisière a été entièrement rénové. Il s’agissait non seulement d’en améliorer le confort mais aussi de réduire le coût environnemental d’une croisière sur le Nil. Les travaux entrepris ont permis d’alléger le poids du bateau, de réduire la consommation en carburants des moteurs de propulsion et de moderniser les générateurs. Cette rénovation du bateau a généré une baisse de 30 à 50% des émissions de Co² d’une croisière (chiffrage exact en cours de contrôle). Dernière étape en juin 2008 : des panneaux solaires seront installés qui généreront un gain de 20% du coût énergétique du chauffage de l’eau.
La démarche de Voyageurs du Monde est de s’engager dans une collaboration de long terme avec des partenaires qui partagent les mêmes préoccupations de développement durable. Selon les pays, ces préoccupations sont plus ou moins avancées et plutôt que d’imposer des critères stricts et uniformes nous devons baser notre travail sur une adaptation aux réalités locales.
Par exemple, plutôt que d’imposer un salaire fixe minimum à tous nos prestataires, nous leur demandons l’engagement que leurs salariés perçoivent une rémunération déclarée au moins égale à la moyenne des salaires du secteur dans leur pays.
Ces quelques principes de base sont inscrits dans nos contrats prestataires et doivent être acceptés pour que la collaboration avec Voyageurs du Monde fonctionne. Ces principes sont aussi repris dans la démarche de l’association ATR qui élabore des « fiches pays » que nous respectons et que nous faisons respecter à nos prestataires.
Dans un deuxième temps, il s’agira de s’inscrire avec nos prestataires les plus volontaires sur le sujet dans une démarche de progrès sur des sujets que nous avons déterminé ensemble.
Cette démarche est longue et si nous voulons qu’elle soit efficace, elle ne peut être coercitive mais impérativement participative. Nous espérons pouvoir définir quelques projets concrets avec certains prestataires impliqués en 2008.
De la même façon, nous sommes attentifs au comportement social et environnemental des hôtels avec lesquels nous travaillons. Grâce au signalement de nos clients sur place ou de nos conseillers en voyage de formation ou encore de nos prestataires, nous essayons à la fois de promouvoir les établissements ayant une réelle démarche intégrée de développement durable et nous arrêtons de travailler avec des hôtels qui à l’inverse ont un comportement manifestement irrespectueux.
Par exemple, en 2007, nous avons cessé toute collaboration avec deux établissements : l’un en Afrique du Sud dont les propriétaires avaient un comportement raciste avec leurs salariés et l’autre en Chine qui proposait les services de prostituées installées dans l’hôtel.