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Passeport en cours de validité, valable 6 mois après la date de retour, pour les ressortissants de l´Union Européenne et les Suisses. Pour les autres nationalités, se renseigner auprès du consulat ou de l'ambassade.
Si vous voyagez avec vos enfants, sachez que, dorénavant, les mineurs, quel que soit leur âge, doivent eux aussi avoir un passeport individuel. Toutefois, si l´enfant, de moins de quinze ans, est porté sur votre passeport délivré avant le 12 juin 2006, cette inscription est valable jusqu´au terme de la validité du passeport.
Un mineur voyageant seul n´a pas besoin d´autorisation de sortie du territoire s´il a un passeport individuel.
Pas de visa pour un séjour de moins de 30 jours (avec vol aller-retour confirmé) pour les ressortissants de l´Union Européenne et les Suisses. Pour les autres nationalités, se renseigner auprès du consulat ou de l´ambassade.
Pas de vaccination exigée à l'arrivée, sauf contre la fièvre jaune pour les voyageurs en provenance de zones infectées. Dans ce cas, le vaccin doit être fait au moins 10 jours avant le départ pour une primo-vaccination. Il prend effet immédiatement pour une revaccination.
Comme pour tous les voyages, il est important d'être immunisé contre :
- diphtérie, tétanos et poliomyélite ;
- hépatite A (risque alimentaire) ;
- hépatite B (risque sexuel et sanguin) ;
- coqueluche (dont la réapparition chez les adultes, même en France, justifie la vaccination pour tout voyage) ;
- rougeole (pour les enfants).
Et, moins systématiquement, en fonction des risques personnels d'exposition :
- typhoïde (risque alimentaire) ;
- rage, pour les séjours « aventure » et pour les résidents, surtout les enfants ;
- encéphalite japonaise (à faire dans un centre de vaccinations agréé), pour les séjours de plus d´un mois en zone rurale et en période de mousson ;
- méningite A+C en cas de risque épidémique.
Le paludisme, qui a beaucoup sévi en Asie du sud-est, est pratiquement éradiqué de la plupart des régions touristiques de Thaïlande. Seuls les voyages dans les provinces du nord, frontalières du Myanmar et du Laos (y compris les zones de trek de Chiang Mai et Chiang Rai), requièrent la prise d´un traitement antipaludéen. Le choix se fera alors, avec le médecin consulté, entre Lariam, Malarone ou Doxypalu.
Par contre, les voyageurs à Bangkok, sur les plages de la mer de Chine ou de la province de Phuket, ne devront s´astreindre qu´à une protection contre les piqûres de moustique, qui peuvent transmettre, outre le paludisme, la dengue ou le chikungunya : répulsifs, moustiquaires imprégnées.
Insistons sur les risques de maladies sexuellement transmissibles : hépatites, syphilis et, bien sûr, en premier lieu, sida, présent partout, non seulement dans les quartiers « chauds » des grands centres touristiques, mais aussi dans des endroits beaucoup plus reculés. Rappelons que les seuls modes de transmission sont sexuel (préservatif impératif) et sanguin (ne pas négliger les possibilités de transmission par piercing ou tatouage).
L´apparition, en 2003, de l´épidémie de SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) et celle, en 2004, de grippe aviaire (dont le risque pour le voyageur est nul, s'il ne fréquente pas les élevages de volaille) réclament que l´on s´informe de la réalité du risque local auprès du Ministère des affaires étrangères (www.france.diplomatie.gouv.fr).
Une insécurité certaine règne dans les grandes villes et sur les sites touristiques. Elle est liée au petit banditisme ou à l'existence de conflits (politiques ou religieux) sporadiques et violents. Il y a, d'autre part, au large des côtes, dans toute la mer de Chine, une vieille tradition de piraterie.
Les risques traumatiques sont, avant tout, liés aux accidents de la circulation. Sur les routes, la conduite est souvent sportive et les « crashes » meurtriers de véhicules particuliers, mais aussi de poids lourds et d'autocars, font régulièrement la une des grands quotidiens. Choisissez plutôt l´avion ou le train.
Les fleuves sont de magnifiques voies de communication, qui vous permettront de découvrir une vie et des populations différentes. En revanche, leurs eaux boueuses n´incitent pas à la baignade.
Les sangsues, pour désagréables qu'elles soient, ne transmettent pas de maladie ; les répulsifs que vous utiliserez peuvent suffire à les repousser. Sinon le faible saignement qu'entraîne leur succion, sera arrêté par une simple compression locale avec une compresse imbibée d´antiseptique.
Mais, plus sans doute que les risques parasitaires, que vous aurez évités en ne vous baignant pas, le risque réel d´accident sur les voies d´eau est le speed boat. Considérez qu'il s'agit d'un sport et non d´un moyen de transport. Seuls aimeront le pratiquer les amateurs de sensations fortes, harnachés de gilets de sauvetage et casqués comme des pilotes de course.
Par contre, si vous terminez votre voyage sur l´une des plages de rêve des côtes thaïes, reportez-vous aux conseils relatifs aux risques potentiels des mers chaudes et du soleil.
Si vous plongez, assurez-vous, avant tout, de la compétence réelle des « professionnels » qui doivent vous encadrer et de la fiabilité du matériel que vous utiliserez.
L'infrastructure médicale est satisfaisante sur la plupart des sites touristiques de Thaïlande. En cas de problème grave, difficile à résoudre par l'intermédiaire de votre organisme d'assistance, vous pouvez prendre contact avec les services de l'ambassade de France à Bangkok (tél. : 66 (0) 2657 5100).
Chaque voyageur a désormais la possibilité de créer son « carnet de santé électronique » sur le site www.Carnet-Sante.com (téléchargement gratuit). Ce « carnet » permet de collecter les informations santé le concernant que le voyageur souhaite mettre en ligne : vaccinations, pathologies antérieures, traitements suivis, mais aussi coordonnées de proches à contacter, de son médecin traitant, des assurances (sécurité sociale, mutuelle, assistance).
Les informations, protégées par un code d´accès personnel, peuvent être consultées à distance, sauvegardées sur ordinateur, transférées sur téléphone portable ou clé USB.
Si, après leur lecture, vous n'avez pas trouvé réponse à toutes vos questions, vous pouvez les poser au docteur Adida par email..
Les informations personnelles concernant les visiteurs de nos pages santé sont confidentielles. Le responsable du site s'engage sur l'honneur à respecter les conditions légales de confidentialité applicables en France.
Bangkok. Le nom complet de la ville signifie : « Ville des anges, grande ville, ville joyau éternelle, ville inexpugnable du dieu Indra, grande capitale du monde adornée de neuf pierres précieuses, ville heureuse, féconde dans l´énorme Palais Royal pareil à la demeure céleste où règne le dieu réincarné, ville donnée par Indra et bâtie par Vishnukarn ».
En 2007, 3 732 dollars US par habitant (France, 36 614 dollars US par habitant).
Doi Inthanon, 2 576 mètres (dans la province de Chiang Mai).
513 120 km², soit à peu près la superficie de la France.
La Thaïlande vit au rythme de trois saisons. Saison sèche, de novembre à fin mars, températures entre 25° et 30°. Saison chaude en avril et en mai ; la chaleur est alors étouffante (elle peut passer 38°), surtout dans la plaine centrale et le nord-est. A cette époque de l´année, le ciel de Bangkok se charge d'électricité. Chaque soir, une multitude d'éclairs déchire le ciel. Ce ramdam annonce l'arrivée prochaine des pluies. Saison des moussons de juin à octobre ; le volume des précipitations varie d´une année à l´autre. Ce sont surtout de fortes pluies d'orage, parfois diluviennes... Le ciel est ensuite rapidement limpide.
Pour les séjours balnéaires, la meilleure période pour aller à Phuket, Krabi, Phi Phi, Koh Yao, Koh Lanta, Khao Lak, c'est à dire sur la côte ouest, va d'octobre à fin mai. En revanche, ce sera de janvier à fin septembre pour aller à Koh Samui, Koh Phang Ngan, Koh Tao. On peut se rendre sur les plages de Hua Hin, Koh Samet, Koh Chang, à peu près toute l'année. La variabilité du temps peut faire mentir ces indications générales.
La Thaïlande est située au centre de la péninsule indochinoise, entre la mer d´Andaman et le golfe de Thaïlande. Sa forme évoque la tête d´un éléphant abutée au Myanmar. De hautes montagnes encadrent une plaine centrale alluviale (le bassin de la Chao Praya et de ses affluents). Cette plaine est l´essentiel du domaine rizicole thaïlandais. Elle est séparée du plateau aride de Khorat, à l´est, par une chaîne montagneuse d´orientation nord-sud. Le Khorat est drainé par le Mun, qui se jette dans le Mékong, le grand fleuve marquant la frontière avec le Laos. Au sud, la région péninsulaire, jusqu´à l´isthme de Kra, présente, elle-aussi, de hauts reliefs, bordés de minces plaines côtières.
« Pays nouvellement industrialisé », la Thaïlande est en passe de rejoindre les « Quatre Tigres » (Corée du Sud, Taiwan, Hong Kong et Singapour), avec une croissance soutenue, de l´ordre de 5%, ces trois dernières années. L´agriculture (10% du PIB) emploie encore 65% de la main d´œuvre ; les produits agricoles représentent 60% des exportations. La Thaïlande est le premier exportateur de riz (36% du total mondial) ; le deuxième de tapioca ; le cinquième de noix de coco. Depuis 1991, il est le premier producteur mondial de caoutchouc naturel. L´industrie (agroalimentaire, textiles, électronique, ciments…) fait preuve, pour sa part, d´un dynamisme notable. Elle est devenue le principal moteur de la croissance (44% du PIB). Les ressources énergétiques du pays sont, d´abord, le lignite, mais aussi le pétrole et le gaz naturel. Du côté des services, le tourisme est désormais la première source de devises ; la mise en place, en 1979, de la Tourism Authority of Thailand a rendu aux Thaïlandais le contrôle de ce secteur. Le taux de chômage est remarquablement bas (1,4% de la population active). Les fondamentaux sont donc sains, mais une situation politique fragile empêche encore l´économie de donner sa pleine mesure. Revenu moyen : 18 000 bahts mensuels environ.
La forêt (25% du territoire) a deux types principaux (forêt de mousson et forêt pluviale) et des formes mixtes. La forêt de mousson est composée d´arbres à feuilles caduques. Fruitiers, bambous et orchidées sont les plantes emblématiques de la Thaïlande. L´éléphant est l´animal « roi », mais il ne doit pas faire oublier la grande richesse de la faune : binturong, chats, panthère nébuleuse, linsang, mangoustes, tapir d´Asie, cerf sambar, semnopithèque obscur, gibbon lar à bonnet, goral, ours malais… Le tigre d´Indochine est résiduel ; le dauphin de l´Irrawaddy se rencontre encore dans le Mékong. Près de mille espèces d´oiseaux sont enregistrées, insectes et reptiles foisonnent.
65 493 298 habitants (2008).
Le thaï siamois (groupe thaï-kadai).
On parle essentiellement 4 grandes langues thaïes (siamois, thaï du nord-est, du nord et du sud), dont l´intercompréhension n´est pas évidente. La langue officielle est l´une d´entre elles. Les populations non thaïes ont conservé l´usage de leurs langues, même si certaines sont profondément assimilées (de nombreux Chinois, par exemple, ont le thaï pour langue maternelle). Outre cela, l´anglais est assez répandu.
La Thaïlande compte une soixantaine de peuples. Les diverses populations thaïes (Siamois, Lao-Thaïs, Muangs, Pak Tai…) représentent 83% de l´ensemble. A cela, il faut ajouter les Chinois (10%), très assimilés, installés dans les grandes villes, où ils contrôlent une partie du commerce. Les Malais sont 3% ; parmi les populations austro-asiatiques, citons les Khmers (1,5%), les Kui (0,4%), les Môns (0,2%)… Les « peuples des montagnes » (Karens, Hmongs, Yaos, Akhas…) jouissent désormais d´une certaine notoriété, mais ils ne représentent plus que 1% des Thaïlandais. Quant aux Vietnamiens, Laotiens, Cambodgiens, leur immigration est récente, provoquée par les guerres « du Vietnam ».
95% des Thaïlandais sont adeptes du bouddhisme théravada (« d´ancienne tradition », qui valorise la vie monastique). 4% sont musulmans (on a distingué des « Thaïs musulmans », 1%, de langue siamoise). Le bouddhisme est à l´origine du code moral et de la cohésion de la société thaïe. Les liens religieux sont entretenus par une « ordination temporaire » (de 5 jours à 3 mois) de tous les jeunes gens, qui vont étudier l´enseignement du Bouddha dans un monastère ; cette « retraite des pluies » s´effectue, en général, pendant les moussons.
5 décembre : anniversaire du roi Rama IX.
Les fêtes traditionnelles relèvent du calendrier lunaire, leur date change chaque année.
1er janvier : Jour de l´an (le 31 décembre est férié).
Fin janvier - début février : Nouvel An chinois.
Février : Wan Makha Bucha.
6 avril : jour du roi Chakri Wan Chakri.
13 avril : Nouvel An thaï.
Mai : Wan Vaisakh Bucha ; cérémonie du « labourage royal ».
1er mai : Fête du travail.
5 mai : jour du Couronnement (de Rama IX, 1950).
Juillet : Wan Asamha Bucha ; Wan Khao Phansa (« carême » bouddhique).
1er juillet : Jour du milieu de l´an.
12 août : fête des mères (on célèbre l´anniversaire de la reine).
23 octobre : jour du roi Chulalongkorn.
1ère pleine lune de novembre : fête des lumières.
5 décembre : fête des pères (on célèbre l´anniversaire du roi).
10 décembre : jour de la Constitution.
Entre le VIe et le IXe siècle, la civilisation môn de Dvaravati s´est développée dans le bassin de la Chao Praya. Elle y a introduit les premiers éléments de culture indienne. Au IXe siècle, les Môns fondent Lamphun, au nord de l´actuelle Thaïlande, qui résistera aux Thaïs jusqu´au XIIIe siècle. A partir du IXe siècle, les Khmers d´Angkor étendent peu à peu leur domination sur tout le sud-est asiatique ; bientôt, les premiers groupes thaïs, venus de Chine méridionale, s´installent au nord de l´empire. Ils fondent un premier royaume en 1238 : Sukhothaï. Il sera absorbé, un siècle plus tard, par un autre royaume thaï, Ayutthaya. Soucieux de préciser les éléments de son pouvoir, le premier souverain d´Ayutthaya établit le bouddhisme théravada dans ses Etats, contre l´hindouisme d´Angkor. Il fait aussi compiler le Dharmashastra, important recueil de droit coutumier thaï. Le royaume entretient des rapports commerciaux avec les Portugais, dès le XVIe siècle, mais surtout avec la Chine et l´Inde. Au XVIIIe siècle, des guerres à répétition avec les Birmans sonnent le glas de la lignée royale. Le royaume est démembré. Des militaires ramassent pourtant le « tronçon du glaive » et rétablissent un pouvoir thaï. La dynastie Chakri et Bangkok sont fondées en 1782 ; on expulse les Birmans huit ans plus tard. Ils reviennent ; on les réexpulse, avec l´aide des Britanniques (qui vont en profiter pour s´emparer du Myanmar). Tout au long du XIXe siècle, le Siam négocie pied à pied sa souveraineté avec les puissances occidentales. Cette souveraineté se réduit néanmoins physiquement et politiquement. La France se sert à l´est dans les années 1880 (elle ampute le territoire siamois de ce qui deviendra le Laos et le Cambodge). L´Angleterre se sert au nord-ouest et au sud (Malaisie). Si bien qu´au début du XXe siècle, le Siam a cédé 456 000 km² aux uns et aux autres.
Le 22 juillet 1917, le roi Rama VI déclare la guerre à l´Allemagne, dans l´espoir de voir révisés les traités inégaux qui lient son pays. Le contingent siamois participe au défilé de la victoire sur les Champs-Elysées, le 14 juillet 1919. Quelques années plus tard, les USA, la France et la Grande-Bretagne renoncent à leurs droits d´extraterritorialité au Siam. Le roi avait vu juste. En juin 1932, Rama VII est renversé et remplacé par un neveu. L´homme fort de la période est le général Plaek Pibulsonggram (1897-1964), dit Phibun, fervent admirateur de Mussolini. Le Siam devient la Thaïlande (officiel en 1949). Enhardie par l´effondrement de la France, la Thaïlande attaque l´Indochine en 1940 et récupère quelques provinces. Elle se lie ensuite au Japon et déclare la guerre aux Etats-Unis et à la Grande-Bretagne. L´armée thaïlandaise mènera des combats contre les forces chinoises. Une opposition nait alors, parmi les Thaïs de l´étranger, à la politique de Phibun. Mais le pays soutient ce dernier ; ce qui lui permet de sauver sa peau à la fin de la guerre. Et même de revenir en grâce et au pouvoir : une politique antichinoise peut désormais servir les intérêts américains. L´alliance US sera solide malgré la valse des généraux à la tête de l´Etat thaï. Pendant la guerre du Vietnam, les B52 auront des bases en Thaïlande. Les régimes militaires se succèdent dans la confusion, jusqu´en 1992. Avec un bref intermède de démocratie incohérente entre 1973 et 1976. En 1997, une nouvelle constitution semble conforter le pouvoir civil. Mais, en 2006, les vieux démons s´emparent à nouveau des généraux…
Monarchie constitutionnelle, dans laquelle l´armée joue un rôle de « régulateur ».
Yul Brynner (1920-1985) fut l´incontournable roi de Siam Mongkut de la bluette Le roi et moi ; d´abord livre (Anna et le roi, 1944), puis comédie musicale (1951), puis film (1956). Cela n´a pas grand-chose à voir avec la Thaïlande ? Cela a décidé bien des gens à y aller voir...
Mongkut (1804-1868), roi de Siam sous le nom de Rama IV à partir de 1851, a mis son pays sur les rails de la modernité à l´européenne. Les Thaïlandais estiment que sa diplomatie a évité au pays une colonisation en bonne et due forme.
Apidej Sit-Hirun (né en 1941) est le Cassius Clay de la boxe thaïe : un combattant de légende. Il fut aussi un cogneur œcuménique, qui mit les gants en boxe anglaise (poids welter). Ce sont pourtant ses coups de pied qui auront le plus marqué ses adversaires et la mémoire de son sport.
Lalita Panyopas (née en 1971) est célèbre pour ses rôles dans de nombreux soaps thaïlandais. Elle est donc une icône des ménagères et des piliers de bar. Elle apparait également dans deux film de Pen-Ek Ratanaruang, Ruang Talok 69 (1999) et Ploy (2007).
Le Pont de la rivière Kwai (1943) fut construit à Kanchanaburi, dans l´ouest de la Thaïlande, par des prisonniers de guerre alliés et des travailleurs thaïlandais, sur ordre de l´armée impériale japonaise. Plusieurs fois bombardé, il sera remis en service à la fin de la guerre. Roman de Pierre Boulle (1952) et film de David Lean (1957).
Somtow Papinian Sucharitkul, S.P. Somtow (né en 1952), est compositeur et écrivain. Il s´est illustré dans des domaines très divers, allant de l´opéra et de la musique symphonique au roman de science fiction. Directeur artistique de l´opéra de Bangkok, il est un acteur important de la vie culturelle en Thaïlande.
Apichatpong Weerasethakul (né en 1970) s´est vu décerner la Palme d´or du festival de Cannes 2010 pour Lung Boonmee raluek chat (Oncle Bonmee se rappelle ses vies passées). Ce réalisateur à la formation d´architecte et de plasticien construit une œuvre complexe où s´entrelacent religiosité thaï, préoccupations sociales et recherches formelles.
Le pourboire est laissé à votre appréciation. Pour toutes les personnes intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, vous avez l´assurance qu´il ne se substituera jamais au salaire. Néanmoins, il est d´usage dans la quasi-totalité des pays au monde de donner un pourboire lorsque l´on a été satisfait du service.
Pour les chauffeurs, nous vous conseillons l´équivalent de 1 ou 2 euro par jour et par personne. Nous vous conseillons le double pour les guides.
En ce qui concerne le personnel local (porteurs, serveurs…) les usages sont très variables. Le mieux est d´aligner votre pourboire sur l´économie locale : le prix d´une bière ou d´un thé, d´un paquet de cigarettes locales, vous donneront un aperçu du niveau de vie et vous permettront, comme vous le faites naturellement chez vous, d´estimer son montant. Pour vous servir d'autres repères, vous pouvez noter les chiffres suivants : un guide francophone touche environ 38 700 bahts (775 euro) mensuels ; un chauffeur, 21 500 bahts (430 euro) mensuels.
Une tenue correcte est exigée pour la visite des temples et du palais royal. Prévoir des chaussures faciles à enlever : on se déchausse pour visiter temples et sanctuaires. On ne critique jamais ni le roi, ni la religion. Calme et sang-froid sont appréciés dans toutes les circonstances, surtout les mauvaises…
La Thaïlande est une caverne d´Ali Baba. Vous y trouverez de très beaux tissus, des sacs, des antiquités, des bijoux, mais aussi des laques, des poteries et d´autres objets d´artisanat. Beaucoup de ces articles viennent des pays alentour, comme le Myanmar pour les laques ou Laos pour les tissus. N´hésitez pas à marchander (sauf dans les grands magasins), vous obtiendrez des baisses de prix de l´ordre de 5% à 15%. Les marchés de nuit de Silom, à Bangkok, et de Chiang Mai sont très prisés. Attention, toutefois, aux contrefaçons : saisies, amendes, voire poursuites judiciaires, sont au menu en cas de contrôle des douanes au retour en France. Intéressez-vous plutôt aux antiquaires ou aux boutiques de nouvelle création : les objets qu´on y trouve ont plus d´intérêt que les faux sacs à damier ou les fausses chemisettes à crocodile. Si vous passez un week-end à Bangkok, faites un saut à l´étonnant marché aux puces de Tachtuchak.
La cuisine thaïe est généralement épicée. Le riz et les sauces en font la base (lorsqu'on vous sert du « riz gluant », vous le prenez avec les doigts et vous le trempez dans la sauce). A cela on ajoute viandes (bœuf, porc, poulet, crabe, crevettes) et légumes. La citronnelle et le cari sont d´usage courant. Grande abondance de fruits, de la mangue au durian, qui est une expérience olfactive et gustative… singulière. Les stands de rue proposent une foultitude de fritures, de brochettes, de pâtes…
En Thaïlande, on mange avec une fourchette et une cuillère.
L´eau du robinet est impropre à la consommation ; on boira donc de l´eau minérale en bouteille (capsulée). On évitera également les glaçons, dans les jus de fruit, par exemple. Les sodas sont en rangs serrés, comme partout. Les bières thaïlandaises (Singha, Tiger…) sont très correctement brassées. Pour apprécier les vertus du whisky local (Mékong), mieux vaut oublier celles du whisky écossais. Le thé est servi partout et généralement médiocre.
Le réseau routier est bon dans l´ensemble. En période de mousson, les routes du nord peuvent être coupées par les éboulements ou des glissements de terrain. Cela dit, la vitesse, l´encombrement et une certaine indifférence générale au code de la route rendent la conduite dangereuse. Ajoutez à cela une signalisation routière économe, en thaï. Les risques redoublent de nuit ou sur deux roues.
Nous vous déconseillons, pour diverses raisons d'assurance et de sécurité, la location d´une voiture sans chauffeur. D´ailleurs, soyez attentifs au fréquent défaut d´assurance pour la location de n´importe quel type de véhicule.
Il y a des taxis partout. Veiller à la mise en marche du taximètre.
Le train est un mode de transport pittoresque, mais lent et d´un confort aléatoire. Lignes souvent coupées en période de mousson.
Les bus sont bon marché, mais les chauffeurs casse-cou et les accidents nombreux.
A Bangkok, l´aéroport Suvarnabhumi est situé à 25 km du centre (compter une heure de trajet). Autres aéroports internationaux : Chiang Mai, Phuket, Koh Samui… Taxe d´aéroport au retour, au moment de l´embarquement (500 bahts pour les vols internationaux). Nombreux aéroports domestiques.
La Thaïlande est à GMT+7, c'est à dire :
- en hiver, il y a 6 heures de décalage avec la France (quand il est 12h00 à Lourdes, il est 18h00 à Bangkok) ;
- en été, il y a 5 heures de décalage avec la France (quand il est 12h00 à Lourdes, il est 17h00 à Bangkok).
La monnaie nationale est le baht. 1 euro = 40 bahts environ.
Les chèques de voyage libellés en euro ou en dollars s´échangent dans toutes les banques et chez les agents de change agréés. Le taux de change de l´euro est parfois moins avantageux en province. Les hôtels prélèvent une commission sur les opérations de change et n´acceptent pas toujours de changer les chèques de voyage.
La plupart des cartes bancaires internationales (Visa, American Express, Mastercard, Diners…) sont acceptées par les banques, les hôtels et les restaurants, de nombreux magasins. Des distributeurs automatiques permettent des retraits dans la rue à toute heure.
Les banques sont ouvertes du lundi au vendredi, de 8h30 à 15h30 ; les « money-changers » ouvrent, eux, jusqu´à 20h00, voire 22h00, tous les jours.
220 volts ; divers systèmes de prise (européen, US…). Emporter un adaptateur « universel ».
Les commerces ouvrent, en général, selon des horaires variables, du lundi au vendredi ; toutefois, de nombreux magasins sont ouverts 7 jours/7 (et 12 heures par jour). Les administrations sont ouvertes de 8h30 à 16h30, du lundi au vendredi.
La presse thaïe est d´une grande liberté de ton (dans un cadre assez strict toutefois). On peut s´en faire une idée dans deux quotidiens en anglais, The Nation et Bangkok Post. Les stations radio sont pléthoriques, surtout locales et musicales. Il y a 6 chaînes de télévision nationales, auxquelles s´ajoutent des chaînes régionales et câblées (parmi lesquelles on trouve TV5 sans trop de difficultés). La presse étrangère est assez largement diffusée dans les grandes villes. L´armée, consciente des enjeux dans ce domaine, contrôle plus de 100 stations de radio et 2 chaînes de télévision.
Dans les grandes villes, la poste est généralement ouverte de 8h00 à 17h30 (16h30 pour les petites agglomérations), du lundi au vendredi. Le samedi, les bureaux ouvrent de 8h00 à midi ; ils sont fermés le dimanche. Personnel efficace et organisation parfaite.
La poste centrale est ouverte de 8h00 à 18h00, du lundi au vendredi, et, le samedi, de 9h00 à 13h00. Prix d´une lettre pour l´Europe : 10 bahts environ.
Pour appeler la Thaïlande depuis la France, composer 00 + 66 + l´indicatif de zone sans le 0 + le numéro de votre correspondant.
Pour appeler la France depuis la Thaïlande, composer 001 + 33 + le numéro de votre correspondant à 9 chiffres (sans le 0 initial).
Nombreuses cabines téléphoniques à carte dans les grandes villes (on achète les cartes dans les bureaux de poste et les petits commerces).
Cybercafés un peu partout.
Bonne couverture, sauf dans les régions reculées et montagneuses. Nous vous conseillons de vous renseigner auprès de votre opérateur sur les conditions d´accès au réseau local.
THB.
0,02 (juillet 2009).
Ambassade de Thaïlande en France
8, rue Greuze - 75016 Paris
Tél. : 01 56 26 50 50
Fax : 01 56 26 04 45
Email : thaipar@wanadoo.fr
Ambassade de Thaïlande en Belgique
Square du Val de la Cambre / Terkamerendal square, 2 - 1050 Bruxelles
Tél. : 02 640 68 10
Fax : 02 648 30 66
Email : thaibxl@thaiembassy.be
Web : www.thaiembassy.be
Ambassade de Thaïlande en Suisse
Kirchstrasse, 56 - 3097 Liebefeld
Tél. : 031 970 30 à 34
Fax : 031 970 30 35
Email : thai.bern@bluewin.ch
Les fonctions consulaires sont assurées par l´ambassade.
Consulat général de Thaïlande en Suisse
Aeschenvorstadt, 71 - 4010 Bâle
Tél. : 061 206 45 65
Fax : 061 206 45 46
Email : royalthaiconsulate@avokaten.ch
Web : www.thai-consulatebasel.ch
Office National de Tourisme de Thaïlande
90, avenue des Champs-Elysées - 75008 Paris
Tél. : 01 53 53 47 00
Fax : 01 45 63 78 88
Email : tatpar@wanadoo.fr
Web : www.tourismethaifr.com
Office National de Tourisme de Thaïlande
Rue des Drapiers, 40 - 1050 Bruxelles
Tél. : 322 504 97 03
Fax : 322 504 97 04
Email : tat.belux@scarlet.be
Web : www.tourismethailande.be ou www.toerismethailande.be
Quel que soit l´environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou naturel, il est de sa responsabilité de respecter l´endroit qu´il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente les problèmes environnementaux spécifiques à la Thaïlande.
– Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d´infrastructure d´élimination de ces déchets. Par exemple : piles et batteries, médicaments périmés, sacs plastique.
– La rareté de l´eau est aujourd´hui un problème mondial. Même si le pays visité n´est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets.
– Dans la plupart des hôtels vous disposerez d´une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé, pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n´êtes pas présent dans la chambre. La climatisation n´est d´ailleurs pas absolument nécessaire sous tous les climats.
– En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : renoncer à cueillir des fleurs rares, à ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc.
La croissance rapide de la Thaïlande est l´effet de son développement industriel et a eu pour conséquence une forte urbanisation. Tout cela entraînant déforestation, augmentation du volume des eaux usées industrielles et des déchets solides dangereux. Les pouvoirs publics ont été rapidement dépassés par ces phénomènes mais, aujourd´hui, la justice thaïlandaise a pris des mesures pour traiter le problème : les tribunaux administratifs désignent des régions entières comme « zone de pollution contrôlée » (il en existe déjà 17), ce qui leur permet de mettre en œuvre des règlementations environnementales et de sanctionner les contrevenants. Ainsi, en mars 2009, l´EGAT (Electricity Generating Authority of Thaïland), condamnée à propos de l´une de ses unités de production, a-t-elle été contrainte de prendre en charge la réinstallation de nombreux villageois affectés par des rejets industriels ; elle a également été condamnée pour construction illégale d´un golf sur une zone forestière.
Quelques questions environnementales importantes.
Les récifs de corail du monde entier sont abîmés par l´activité humaine. Ils sont surexploités, pâtissent de pratiques de pêche destructrices (comme le nettoyage au cyanure), sont endommagés par un tourisme négligent ou par le trafic maritime. En Thaïlande, on estime qu´un quart des coraux sont déjà morts. Les scientifiques pensent à présent que, si rien n´est fait dans les 20 prochaines années, leur détérioration sera irréversible. A court terme, les ressources halieutiques vont baisser. La poursuite des déprédations nuira également au tourisme. A long terme, les changements climatiques, conjugués à l´appauvrissement des récifs, pourraient conduire à la multiplication de catastrophes naturelles causées par des conditions climatiques extrêmes et par des inondations de grande ampleur.
La dégradation de la forêt et la déforestation (liée à la surexploitation commerciale des essences exotiques) sont à l´origine de problèmes comme la sécheresse, l´infertilité et le tarissement des ressources forestières. L´usage traditionnel et contrôlé de la forêt (bois d´œuvre, nourriture, pharmacopée...) est aujourd´hui de plus en plus difficile pour les populations locales.
La Thaïlande demeure néanmoins l´un des sanctuaires mondiaux de la biodiversité, comme le rappellent ses 102 parcs nationaux, qui sont un havre pour des dizaines d´espèces menacées. Nous vous remercions de ne pas encourager le commerce de ces espèces : gibbons capturés pour servir de modèle photo ; éléphants dressés dans des camps à jouer avec un ballon ; carapaces de tortue transformées en peignes ou en bijoux ; ours, dont la bile est vendue aux fabricants d´aphrodisiaques chinois…
Pour finir sur une note optimiste, notons que la capitale, célèbre pour la densité de sa circulation, se met elle aussi au vert. Depuis l´été 2008, on peut voir des « Green Bikes » dans le centre de Bangkok. Ils sont proposés gratuitement à la population, contre la photocopie d´un passeport ou d´une pièce d´identité.
