News Santé des Voyageurs
Dernière mise à jour : 1/23/2012 11:47:32 AMLes informations que nous donnons ici sont destinées aux voyageurs. Elles sont mises en lignes dès qu'elles nous parviennent après avoir été vérifiées.
Sources d'informations : Institut de Veille Sanitaire (IVS) ; Institut Pasteur ; Ministère des Affaires Etrangères ; Société de Médecine des Voyages.(liste non exhaustive)
Pour afficher le contenu de chaque rubrique, il vous suffit de cliquer sur les titres :
SOMMAIRE
FIEVRE JAUNE AU SENEGAL (janvier 2012)
GRIPPE AVIAIRE EN AFRIQUE DU SUD (septembre 2011)
BACTERIES MULTIRESISTANTES (juin 2011)
DILEMME ENTRE RECOMMANDATIONS ET OBLIGATIONS DE LA VACCINATION CONTRE LA FIEVRE JAUNE (mai 2011)
VACCINATION FIEVRE JAUNE EN TANZANIE (avril 2011)
INTOXICATION ALIMENTAIRE A MADAGASCAR (avril 2011)
DECES INEXPLIQUES A CHIANG MAI (mars 2011)
FIEVRE JAUNE EN OUGANDA (janvier 2011)
LA CONSULTATION MEDICALE D'ALTITUDE : POURQUOI, POUR QUI (avril 2009)
Sans qu'il s'agisse d'une épidémie vraie, on signale des cas de fièvre jaune dans les provinces de Kédougou et de Kolda. La possibilité d'extension au parc du Niokolo-Koba, voire à d'autres régions, nous fait rappeler la paradoxale non-obligation vaccinale dans un pays où des foyers sont régulièrement signalés.
Bien que la vaccination contre la fièvre jaune ne soit pas exigée à l'arrivée à Dakar, pour les voyageurs en provenance d'Europe, elle est recommandée quelle que soit la région visitée en dehors de contre-indications (constatées par le médecin du Centre de vaccinations Internationales) et ce, d'autant plus que sa validité légale de 10 années, permettra, ultérieurement, de voyager dans les pays où le vaccin est obligatoire mais aussi dans ceux qui ne l'exigent pas bien que le risque y existe ou dans ceux qui peuvent l'exiger pour les voyageurs ayant séjourné récemment (voire transité plus de douze heures) dans un pays où sévit la maladie (même si la vaccination n'y est pas obligatoire!).
Depuis le mois d'avril dernier, une épidémie de grippe aviaire touche les élevages d'autruches des régions d'Oudtshoorn et Little Karoo dans la province du Cap occidental.
Les fermiers ont dû abattre plus de 30 000 autruches, ce qui constitue pour eux une vraie catastrophe économique. Compte tenu de la rigueur sanitaire des élevages de la région, le risque est minime pour les voyageurs (aucun cas chez les fermiers, contrairement à ce qui s'est passé en Asie du Sud-Est).
Rappelons que la transmission à l'homme (par voie aérienne et jamais digestive) ne peut se faire que par contact direct, répété et prolongé avec des animaux morts ou malades.
La consommation de viande d'autruche ou d'oeufs cuits ne présente aucun risque, le virus étant détruit à 70°.
Il sera raisonnable, en cas de voyage prochain en Afrique du Sud, de s'enquérir de la présence ou non de la maladie dans les fermes de la province avant de parcourir les 500 kilomètres qui séparent les villes du Cap et d'Oudtshoorn.
L'apparition il y a quelques années de bactéries résistantes à la plupart des traitements, leur multiplication sur tous les continents et, en particulier en Asie et en Afrique, peuvent exposer les voyageurs à ce risque nouveau responsable de maladies initialement peu graves, qui le deviennent devant l'inefficacité des thérapeutiques.
Si la prévention collective relève essentiellement du bon usage par les médecins des traitements antibiotiques, la plus importante des mesures individuelles de protection reste le lavage des mains : lavage fréquent, prolongé (au moins 30 secondes) de préférence avec une solution hydroalcoolique, qui doit, aujourd'hui être présente dans la trousse des voyageurs.
Toute fièvre du retour doit amener à une consultation en précisant au médecin (comme pour les maladies "exotiques", le paludisme, en particulier) l'itinéraire du voyage.
L’OMS vient de publier les cartes des recommandations de la vaccination contre la fièvre jaune dans les régions à risque d’Afrique et d’Amérique latine (voir ci-dessous). Mais ces recommandations doivent être distinguées des obligations légales qui sont régies par le Règlement Sanitaire International (RSI). Prioritairement édicté pour protéger les habitants des pays hôtes, il se préoccupe moins du risque pour les voyageurs. Là est l’ambigüité qui peut exister entre la présence possible de la maladie et la non obligation vaccinale à l’arrivée. Certains pays, même si la fièvre jaune peut y sévir, n'exigent pas la vaccination pour les voyageurs arrivant directement d'Europe, d'Asie, d'Australie ou d'Amérique du Nord, mais l’exigent pour ceux qui ont récemment séjourné, même simplement transité plus de 12 heures dans un des pays infestés d'Afrique ou d'Amérique latine ( en « rouge » et « hachurés » sur les cartes), même si la vaccination n'y est pas obligatoire.
L’évolution non prévisible des législations locales, la durée de 10 années de validité légale et surtout la gravité de la maladie doivent être des arguments pour recommander la vaccination, qu'elle soit obligatoire ou simplement recommandée, à tous ceux qui vont voyager dans des régions à risque (en l'absence de contre-indications, en particulier de la primo-vaccination des seniors). Les informations quant aux obligations et aux recommandations sont actualisées dans nos fiches-santé des pays concernés sur notre site web.
La vaccination contre la fièvre jaune n'est plus obligatoire pour les voyageurs en provenance d'Europe. Mais elle le reste pour ceux qui auront passé plus de 12 heures dans un pays d'endémie. Elle pourra, donc, être exigée aux arrivées aéroportuaires, terrestres ou portuaires, y compris à Zanzibar, pour ceux dont le voyage commence dans un des pays voisins d'Afrique de l'Est (Kenya, Ethiopie, Ouganda, Rwanda), où la maladie peut-être présente.
Même non obligatoire, elle reste recommandée Le ratio bénéfice risque en fera évaluer l'opportunité, par le médecin du centre de vaccination agréé en particulier quant à la primo-vaccination des seniors.
16 personnes sont mortes et 197 ont été hospitalisées à Tuléar (sud-ouest de Madagascar) depuis début avril, après avoir consommé des sardinelles, petits poissons dont la pêche venait d'être réautorisée. Les décès semblent être dûs à la ciguatera, maladie transmise par l'ingestion de poissons intoxiqués par des micro-organismes proliférant dans les récifs coralliens.
Les autorités sanitaires, dans l'attente de résultats d'analyses, recommandent d'éviter la consommation de tous poissons et fruits de mer.
Les autorités sanitaires, dans l'attente de résultats d'analyses, recommandent d'éviter la consommation de tous poissons et fruits de mer.
Sept touristes de nationalités diverses (dont une française) sont décédés à Chiang Mai en janvier et février de cardiopathies inexpliquées. L'information, qui vient d'être donnée par l'Institut de Veille Sanitaire, ne signale de nouveaux cas au mois de mars.
L'âge de ces voyageurs variait de 22 à 59 ans ; on ne leur connaissait pas d'antécédents notables.
L'origine des décès, d'après les autorités sanitaires locales, est supposée être infectieuse ou toxique.
Sans qu'il y ait de raison d'alarmer les voyageurs, il faut leur recommander une vigilance accrue quant à leur consommation d'aliments et de boissons d'origines incertaines.
L'âge de ces voyageurs variait de 22 à 59 ans ; on ne leur connaissait pas d'antécédents notables.
L'origine des décès, d'après les autorités sanitaires locales, est supposée être infectieuse ou toxique.
Sans qu'il y ait de raison d'alarmer les voyageurs, il faut leur recommander une vigilance accrue quant à leur consommation d'aliments et de boissons d'origines incertaines.
La réapparition de la fièvre jaune dans plusieurs provinces (non touristiques) du nord de l'Ouganda, vient de rendre à nouveau obligatoire la vaccination.
Rappelons :
- qu'elle doit être faite dans un centre de vaccinations internationales,
- que sa durée de validité légale est de 10 ans (même si sa durée de protection effective est beaucoup plus longue),
- qu'elle prend effet 10 jours après l'injection pour une primo-vaccination mais immédiatement pour une revaccination
- que, pour les voyageurs seniors, l'existence de risques potentiels graves, même s'ils sont rares, de la primo-vaccination (mais pas de la revaccination) en fera évaluer le ratio bénéfice-risque par le médecin du CVI.
Rappelons :
- qu'elle doit être faite dans un centre de vaccinations internationales,
- que sa durée de validité légale est de 10 ans (même si sa durée de protection effective est beaucoup plus longue),
- qu'elle prend effet 10 jours après l'injection pour une primo-vaccination mais immédiatement pour une revaccination
- que, pour les voyageurs seniors, l'existence de risques potentiels graves, même s'ils sont rares, de la primo-vaccination (mais pas de la revaccination) en fera évaluer le ratio bénéfice-risque par le médecin du CVI.
Un lieu-commun fréquent (mais faux) fait dire qu’on va en montagne pour s’oxygéner! S’il est vrai, que l’air y est moins pollué, la pression d’oxygène de l’air ambiant diminue à mesure que l’altitude s’élève (d’un tiers à 3500 mètres, de moitié à 5500 mètres, des deux-tiers au sommet de l’Everest).
C’est cette diminution de la quantité d’oxygène disponible qui peut être la cause d’inconfort d’abord, d’accidents mineurs ensuite (mal aigu des montagnes), d’accidents graves enfin (œdème pulmonaire et œdème cérébral de haute altitude).
Le MAM peut survenir lors d’une ascension mais aussi d’une arrivée dans un aéroport ou dans une ville situés à plus de 3500 mètres ( La Paz en Bolivie et Cuzco au Pérou par exemple).
La première (et, peut-être la plus importante) des mesures de prévention doit intervenir avant le départ : c’est la consultation dans un centre de médecine de montagne. C’est lors de cette consultation que seront décelées l’aptitude ou les contre-indications et prodigués les conseils qui diminueront les risques d’ incidents mineurs ou d’accidents graves, responsables de rapatriements sanitaires de plus en plus fréquents, qui pourraient être évités par une prévention bien conduite.
A qui conseiller cette consultation ?
- A ceux qui peuvent présenter un risque : pathologie connue cardiaque ou respiratoire.
- A ceux qui ont mal supporté un voyage antérieur, quelle que soit l’altitude à laquelle sont survenus les symptômes.
- A partir de 4000 mètres, à tous ceux dont il s’agit du premier séjour en haute altitude, même jeunes, même sportifs entraînés (rappelons que la survenue d’un MAM est individuelle et indépendante de l’âge et de la condition physique)
- Aux trekkers de « vraie » haute altitude, à partir de 5000 mètres, si le trek projeté monte plus haut que les treks antérieurs.
Qui pratique cette consultation ?
Plutôt que le médecin traitant ou le cardiologue, qui ne constateront que des contre-indications relatives, il est recommandé de consulter un spécialiste de médecine de montagne.
La consultation et, en particulier le test de résistance à l’hypoxie, qui mettant, au repos puis à l’effort, le patient en simulation d’altitude vers 5000 mètres, évalueront sa capacité à s’y adapter.
Les conseils seront alors donnés : prescription de traitement préventif (Acétazolamide), mais aussi conseils d’ascension (qui relèvent surtout de la responsabilité de l’organisateur du trek) : défaut d’acclimatation, montée trop rapide, séjour prolongé en très haute altitude, présence tout au long du trek d’un caisson hyperbare portable (et de personnes sachant l’utiliser).
Où trouver une consultation de médecine de montagne ?
Il est, bien évidemment, plus facile de consulter dans les régions de montagne (Lyon, Grenoble, Chamonix, Toulouse) mais aussi à Paris, Marseille ou Nantes.
Plutôt que d’établir une liste plus ou moins complète de ces consultations, nous nous répondrons par courriel (sante.en.voyage@gmail.com) à ceux qui n’en auraient pas trouvé dans les CHU ou CHR de leurs régions.
Un point pratique (non négligeable) : la Sécurité Sociale prend en charge cette consultation si elle est prescrite par le médecin traitant.
C’est cette diminution de la quantité d’oxygène disponible qui peut être la cause d’inconfort d’abord, d’accidents mineurs ensuite (mal aigu des montagnes), d’accidents graves enfin (œdème pulmonaire et œdème cérébral de haute altitude).
Le MAM peut survenir lors d’une ascension mais aussi d’une arrivée dans un aéroport ou dans une ville situés à plus de 3500 mètres ( La Paz en Bolivie et Cuzco au Pérou par exemple).
La première (et, peut-être la plus importante) des mesures de prévention doit intervenir avant le départ : c’est la consultation dans un centre de médecine de montagne. C’est lors de cette consultation que seront décelées l’aptitude ou les contre-indications et prodigués les conseils qui diminueront les risques d’ incidents mineurs ou d’accidents graves, responsables de rapatriements sanitaires de plus en plus fréquents, qui pourraient être évités par une prévention bien conduite.
A qui conseiller cette consultation ?
- A ceux qui peuvent présenter un risque : pathologie connue cardiaque ou respiratoire.
- A ceux qui ont mal supporté un voyage antérieur, quelle que soit l’altitude à laquelle sont survenus les symptômes.
- A partir de 4000 mètres, à tous ceux dont il s’agit du premier séjour en haute altitude, même jeunes, même sportifs entraînés (rappelons que la survenue d’un MAM est individuelle et indépendante de l’âge et de la condition physique)
- Aux trekkers de « vraie » haute altitude, à partir de 5000 mètres, si le trek projeté monte plus haut que les treks antérieurs.
Qui pratique cette consultation ?
Plutôt que le médecin traitant ou le cardiologue, qui ne constateront que des contre-indications relatives, il est recommandé de consulter un spécialiste de médecine de montagne.
La consultation et, en particulier le test de résistance à l’hypoxie, qui mettant, au repos puis à l’effort, le patient en simulation d’altitude vers 5000 mètres, évalueront sa capacité à s’y adapter.
Les conseils seront alors donnés : prescription de traitement préventif (Acétazolamide), mais aussi conseils d’ascension (qui relèvent surtout de la responsabilité de l’organisateur du trek) : défaut d’acclimatation, montée trop rapide, séjour prolongé en très haute altitude, présence tout au long du trek d’un caisson hyperbare portable (et de personnes sachant l’utiliser).
Où trouver une consultation de médecine de montagne ?
Il est, bien évidemment, plus facile de consulter dans les régions de montagne (Lyon, Grenoble, Chamonix, Toulouse) mais aussi à Paris, Marseille ou Nantes.
Plutôt que d’établir une liste plus ou moins complète de ces consultations, nous nous répondrons par courriel (sante.en.voyage@gmail.com) à ceux qui n’en auraient pas trouvé dans les CHU ou CHR de leurs régions.
Un point pratique (non négligeable) : la Sécurité Sociale prend en charge cette consultation si elle est prescrite par le médecin traitant.
le docteur M. ADIDA
Diplômé universitaire de Médecine des voyages ; chargé de cours Universités Paris VI et VII, n'a aucun lien avec l'industrie pharmaceutique ni avec des organismes de conseil intervenant sur des produits de santé.Spécialisé en médecine des voyages, le docteur Michel ADIDA est aussi un médecin-voyageur. Ses conseils (liés autant à la connaissance du terrain qu'à sa spécialité) vous informeront des mesures de prévention, nécessaires, pour votre prochain voyage.
Si, après leur lecture, vous n'avez pas trouvé réponse à toutes vos questions, vous pouvez les poser au docteur Michel Athouel (en l'absence du docteur Adida, du 2 février au 25 février inclus) par email.
La charte HONcode
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(les informations des rubriques Santé de ce site ne contiennent pas de publicité).
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