Formalités et infos pratiques Birmanie

Voyage au pays des pagodes de bois, d’or et de stuc… Rangoon, Pagan, Mandalay… On a peine à croire que le régime y est si dur, tant tout y parait rond, son alphabet semblant fait de spaghettis bien cuits, la forme et le son de la harpe Saung, la lumière au lever du soleil, les pagodes de Bagan, les bols à offrandes et les ombrelles des moines, le Rocher d’or de Kyaik-Hti-Yo. La cuisine birmane, étonnamment douce, à l’image de son curry parfumé sans aucune épice, les contours du lac Inlé, le visage des Bouddhas de Schwedagon et la circonvolution des fidèles, qui tournent encore et encore, la roue tourne, demain peut être Aung San Suu Kyi sera-t’elle reconnue The Lady.
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Fiche Infos pays - Birmanie

Passeport
Passeport en cours de validité, valable 6 mois après la date de retour, pour les ressortissants français, belges ou suisses. Pour les autres nationalités, se renseigner auprès du consulat ou de l'ambassade. Le passeport devra comporter au moins une pleine page vierge.

Si vous voyagez avec vos enfants, sachez que, dorénavant, les mineurs, quel que soit leur âge, doivent eux aussi avoir un passeport individuel. Toutefois, si l´enfant, de moins de quinze ans, est porté sur votre passeport délivré avant le 12 juin 2006, cette inscription est valable jusqu´au terme de la validité du passeport.
Un mineur voyageant seul n´a pas besoin d´autorisation de sortie du territoire s´il a un passeport individuel.
Visa
Visa obligatoire pour les ressortissants français, belges ou suisses. Pour les autres nationalités, se renseigner auprès du consulat ou de l’ambassade.

Dossier de demande : règlement ; passeport (conditions de validité à la rubrique « Passeport ») ; 2 formulaires de demande de visa complétés ; 2 photos d’identité ; une photocopie de la facture du voyagiste.
La publication d'informations épidémiologiques par nos sources de référence (OMS, Ministère des Affaires Etrangères, Institut de Veille Sanitaire, Institut Pasteur, Société de Médecine des Voyages...), nous amène à des mises à jour régulières en fonction de notre estimation du risque pour le voyageur.
Dernière mise à jour : 28/11/2011
Nos informations sont complémentaires de la relation entre le voyageur et son médecin.

Vaccins obligatoires
Pas de vaccination exigée à l'arrivée, sauf pour les voyageurs en provenance de pays où sévit la fièvre jaune. Dans ce cas, la vaccination doit être faite au moins 10 jours avant le départ pour une primo-vaccination. Elle prend effet immédiatement pour une revaccination.
Vaccins conseillés
Comme toujours, il est important d'être immunisé contre :
- diphtérie, tétanos et poliomyélite ;
- hépatite A (risque alimentaire) ;
- hépatite B (risque sexuel et sanguin) ;
- coqueluche (dont la réapparition chez les adultes, même en France, justifie la vaccination pour tout voyage).
Et, moins systématiquement, en fonction des risques personnels d'exposition :
- typhoïde (risque alimentaire) ;
- rage, pour les séjours « aventure » et pour les résidents, surtout les enfants ;
- encéphalite japonaise (à faire dans un centre de vaccinations agréé), pour les séjours de plus d´un mois en zone rurale, en période de mousson ;
- méningite A+C en cas de risque épidémique.
Paludisme
On devra partout mettre en application les mesures actives de prévention contre les piqûres de moustique : répulsifs, vêtements couvrants, moustiquaires imprégnées. Et ceci d'autant plus que ces mesures vous protègeront d'autres affections (dengue, en recrudescence).
Il est important de noter que, si de nombreuses zones touristiques et grandes villes du sud-est asiatique ne sont pas impaludées, ce n´est pas le cas en Birmanie, où le paludisme peut être présent partout : à Yangon (Rangoun), comme à Bagan (Pagan), à Mandalay ou au lac Inle.
Le pays étant dans le groupe 3, la protection médicamenteuse sera assurée par la prise de Lariam, de Malarone ou, pour les régions frontalières de la Thaïlande et du Laos, de doxycycline (Doxypalu).
Autres risques
Reportez-vous aux consignes de prévention des risques alimentaires, environnementaux et comportementaux.
Insistons à nouveau sur les risques de maladies sexuellement transmissibles : hépatites, syphilis et, bien sûr, en premier lieu, sida, présent partout, non seulement dans les quartiers « chauds » des grands centres touristiques, mais aussi dans des endroits beaucoup plus reculés. Il n'est pas inutile de rappeler que les seuls modes de transmission sont sexuel (utilisation impérative de préservatifs) et sanguin (ne pas oublier les possibilités de transmission par piercing ou tatouage).
Le risque possible de grippe aviaire justifie les précautions maintenant bien connues : ne pas manipuler les oiseaux morts, ne pas visiter d'élevage de volaille, éviter les combats de coqs. La consommation de volailles cuites est sans risque.
L´insécurité liée à la petite délinquance est, même à Yangon, moins sensible que dans d´autres pays. Par contre, des conflits politiques et tribaux, compliqués par le trafic des stupéfiants, persistent, qui nécessitent que l’on respecte à la lettre les interdits des autorités locales et les recommandations du ministère français des Affaires Etrangères.
Les risques traumatiques sont, avant tout, liés aux accidents de la circulation. Le mauvais état des routes et des véhicules rend dangereux les déplacements, qu´il est préférable d´effectuer par avion ou en bateau. L'Irrawaddy est une superbe voie de communication, qui vous permettra de découvrir maints paysages et populations.
Si votre voyage se termine sur l’une des plages magnifiques du golfe du Bengale (sinon épargnées par le tourisme, du moins encore peu fréquentées), reportez-vous aux conseils relatifs aux risques potentiels des mers chaudes et du soleil.
Si vous pratiquez la plongée sous-marine, assurez-vous, avant tout, de la compétence des professionnels qui vous encadreront et de la fiabilité du matériel que vous utiliserez.
Infos pratiques
En cas de problème grave, difficile à résoudre par l'intermédiaire de votre organisme d'assistance, vous pouvez prendre contact avec les services de l'ambassade de France :
- à Yangon, tél. 95 (0)1 212 520 ;
- à Bangkok, tél. 66 (0) 2657 5100.
Observations
Epizootie de grippe aviaire : vous pouvez obtenir tous les renseignements sur l'évolution de la situation en consultant le site du ministère de la Santé : www.sante.gouv.fr
Capitale
Naypyidaw.
PIB
En 2007, 233 dollars US par habitant (France, 36 614 dollars US par habitant).
Point culminant
Le Hkakabo Razi, 5 881 mètres (Himalaya, Etat de Kachin).
Superficie
676 577 km², soit environ 1,2 fois la France.
Climat
- De juin à octobre : mousson permanente à Yangon, noyée sous la pluie, en particulier en juillet et août. En revanche, Bagan est moins arrosée.
- D'octobre à mars : saison sèche. C’est la plus agréable dans les zones accessibles, toujours ensoleillée, mais pas trop chaude.
- D'avril à juin : saison chaude. Chaleur difficilement supportable à Bagan et Mandalay.
En montagne, la chaleur est tempérée par l’altitude.
Géographie
Le Myanmar est le plus grand pays de l’Asie du sud-est ; il se présente comme un long plateau incliné, encadré de montagnes et creusé de vallées profondes. Reliefs, fleuves et rivières ont une orientation générale nord-sud. Le nord birman est la pointe sud de l’Himalaya, ensuite, à l’ouest, la chaîne de l’Arakan marque la frontière avec l’Inde ; à l’est les chaînes de la Thaïlande et du Laos se prolongent en pays shan, où passe la frontière chinoise. Le système hydrographique est dominé par l’Irrawaddy, fleuve nourricier, dont le delta est la clé de la situation alimentaire du pays. On peut ajouter à cela la Chindwin (affluent de l’Irrawaddy) et le Sittang et la Salouen, qui se jettent dans le golfe de Martaban. On appelle Haut Myanmar la plaine centrale (bassin de Mandalay), drainée par l’Irrawaddy, et Bas Myanmar, le delta du même fleuve et la plaine côtière du Sittang.
Economie
Le pays est doté d’importantes ressources minières (plomb, zinc, argent, tungstène, charbon, jade, rubis, saphirs), de bois, de gaz, de pétrole et d’un vrai capital humain. Une politique économique ubuesque en fait pourtant l’un des pays agricoles les plus pauvres du monde. L’agriculture représente 50% du PIB, l’industrie 14% (dans lesquels l’agroalimentaire pèse lourd). Le Myanmar a pourtant rejoint l’ASEAN (Association of Southeast Asian Nations) en 1997 ; les autorités ont ouvert des zones économiques spéciales, destinées à attirer les investissements, et engagé quelques privatisations. Mais le déficit de confiance est tel que cela tourne à vide. L’armée absorberait près de la moitié du budget de l’Etat. Le revenu moyen se situe entre 320 et 1 300 kyats, selon les endroits, les milieux, les secteurs d’activité…
Faune et flore
La forêt tropicale couvre encore près de 50% du territoire (68%, il y a trente ans). On y trouve, parmi d’autres essences précieuses, le teck, le bois de fer et l’hévéa ; mais le pays connait également les acacias, les palétuviers, les chênes, les pins, les cocotiers, les rhododendrons… Le couvert forestier abrite encore des éléphants sauvages, des rhinocéros, des buffles, des sangliers, des tigres, des antilopes, des léopards, des singes (multiples espèces), des chats sauvages, plus de mille espèces d’oiseaux et, bien entendu, des serpents (dont le python birman), des tortues et des insectes à foison… Le dauphin de l’Irrawaddy se rencontre toujours dans les grands fleuves.
Population
47 758 181 habitants (2008).
Langue Officielle
Le birman (famille sino-tibétaine).
Langue parlée
Les trois-quarts de la population parlent birman. Pour le reste, on utilse d’autres langues de la famille sino-tibétaine : le shan (11%), l’arakanais (6%), le karen (5%), le jingpho (les Kachin, 2,5%) ; ou des langues austro-asiatiques : le pegu (les Môns, 3%), le vo (les Wa)… Ou indo-iranienne : le bengali, le népali…

L´anglais est assez communément compris. Le français est rare et timide, même en contexte touristique.
Peuple
La population birmane est composée de plus de cent trente peuples (dont une quarantaine à plus de 100 000 personnes). Les plus importants, en nombre, sont les Birmans (75% de l’ensemble), les Shan (11%), les Arakanais (6%), les Karens (5%), les Môns (3%), les Kachin (2,5%)… A cela, il faut ajouter 1 000 000 de Chinois et 800 000 Indiens. Karens, Kachin et Shan sont en rébellion contre l’autorité centrale.
Religion
89% des Birmans pratiquent le bouddhisme theravada (d’ancienne tradition) ; cette école engage le fidèle sur une voie de libération individuelle et refuse l’intercession de bodhisattvas. La vie monastique est considérée comme le plus sûr moyen de parvenir à la délivrance des maux du monde. Dans sa forme populaire, la pure doctrine est mâtinée de croyance aux esprits nat. Les chrétiens, surtout protestants, sont 4% et les musulmans, surtout sunnites, 4% (chiffre minoré, selon les autorités musulmanes). L’hindouisme trouve des adeptes dans la nombreuse communauté indienne.
Fêtes Nationales
4 janvier : jour anniversaire de l’Indépendance (1948).
Calendrier des Fêtes
Janvier : jour national môn.
4 janvier : fête nationale.
12 février : fête de l´Union.
2 mars : jour des paysans.
27 mars : jour des forces armées.
Mi-avril : Nouvel an birman.
1er mai : Fête du travail.
Mai : anniversaire du Bouddha (Vesak).
Juin-juillet : début du « carême » bouddhique (Vassa).
19 juillet : jour des Martyrs (assassinat d’Aung San et de ses ministres, 1947).
Août : fête des nat.
Octobre-novembre : fin de Vassa et Kathina (offrandes aux moines).
20-21 octobre : fête des lumières (mois thadingyut).
Fin octobre : fête de la Colline (Mandalay).
18-19 novembre : fête des lumières (mois tazaungmon).
22 Novembre : Nouvel an shan.
Décembre : fête Nadaw.
23 décembre : Nouvel an karen.
Histoire
Les Môns arrivent dans les basses terres de l’actuel Myanmar à partir du 3e millénaire avant notre ère. Au IIIe siècle avant JC, ils fondent un royaume dans le delta de l’Irrawaddy. Au cours du siècle suivant, ils sont visités par des moines bouddhistes. L’influence des Môns s’étend à tout le sud birman ; cette domination va durer jusqu’au IXe siècle. Pendant cette période l’empreinte indienne est patente. Vers le VIIe siècle, les Pyus, venant des marches tibétaines, arrivent dans le Haut Myanmar. Ils pratiquent le bouddhisme théravada. Leurs cités-Etats prospèrent pendant deux siècles. Puis ils sont dispersés par les Birmans (ou Bama), autres migrants tibétains, qui fondent un royaume à Bagan. Le roi bama Anawrahta (1044-1077) s’empare des terres môns et unifie le pays (1057). Cent ans plus tard, Bagan a soumis une bonne partie de l’Asie du sud-est (premier empire birman, Bagan). Mais, au XIIIe siècle, voilà les Mongols. Ils envahissent le nord de l’empire, qui se disloque sous leur poussée. Quelques décennies plus tard, pourtant, les Birmans reprennent pied et fondent un nouveau royaume autour de la ville d’Ava (Haut Myanmar). C’est alors l’âge d’or de la littérature birmane. A la même époque (1369), les Môns renaissent à Pegu (Bago, dans le Bas Myanmar), qui devient un centre théravada important. En 1527, Ava est détruit par les Shan ; mais, en 1535, une nouvelle dynastie birmane s’établit à Taungu. Celle-ci met fin à l’indépendance de Pegu quatre ans plus tard et, sous Tabinshweti (1531-1550), réunifie le pays (deuxième empire birman, Taungu). Les caravelles portugaises touchent désormais le golfe du Bengale. Pour profiter de cette opportunité commerciale, la capitale birmane est transférée de Taungu à Pegu. L’empire devra cependant contenir l’agressivité des Européens et repousser plusieurs tentatives d’invasion. Dans le même temps, des dépenses somptuaires provoquent d’importantes révoltes populaires, qui mettent à bas la dynastie (1752). Repliés au nord, les Birmans refont surface rapidement et, entrainés par Alaungpaya, entament la reconquête ; ils reprennent Pegu et Yangon en 1759, exterminant les Môns. Le pays sera, une fois encore, réunifié par le fils d’Alaungpaya en 1767 (troisième empire birman, Konbaung). De 1766 à 1769, quatre tentatives d’invasion chinoises sont contrées au nord-est. Les frontières sont élargies dans toutes les directions. En 1824, un général birman s’empare de l’Assam. Konbaung se heurte alors à l’Empire Britannique.

En trois guerres, les Anglais (associés au Siam ou à la France) vont mettre la main sur le Myanmar : 1824-1826, reprise de l’Assam ; 1852, prise de Pegu ; 1885, conquête du nord. Les Birmans, repliés à Mandalay, ne peuvent rien empêcher. Le pays devient une province du Raj Britannique, avec Yangon pour capitale. La société traditionnelle est mise à mal par ces bouleversements. Si l’économie se développe, elle échappe aux Birmans au profit des sociétés anglaises. Inévitablement, la culture européenne crée de nouvelles élites ; inévitablement, ces élites se font les porte-parole de l’idée nationale. En 1923, une assemblée locale est élue. En 1930, le Thakin, organisation étudiante, puis nationaliste, est fondé, que rejoint Aung San (1915-1947) en 1936. En 1937, le Myanmar est détaché de l’Inde. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la politique nationale entraine Aung San du côté japonais. Puis, le vent tournant, du côté des Alliés. Il négocie l’indépendance jusqu’en 1947. Les méandres, les tensions, les ambitions et les frustrations auront raison de lui : il est assassiné le 19 juillet 1947 par une faction rivale. L’indépendance est toutefois accordée, le 4 janvier 1948. La démocratie en a pour 10 ans. En 1958, le général Ne Win (1911-2002) est appelé aux commandes ; quatre ans plus tard, il fomente un coup d’Etat et met en place une dictature militaire « socialiste », qui ruine rapidement le pays. La situation se dégrade à un point tel que Ne Win est déposé par ses pairs (1988). Aung San Suu Kyi rentre au pays. Les militaires estiment pouvoir gagner des élections taillées à leurs mesures. Las ! L’opposition l’emporte. Alors, redictature.

Politique
L'Union du Myanmar (nom officiel de ce que nous appelons la Birmanie) est une dictature militaire.
Célébrités
Aung San Suu Kyi (née en 1945). On se rappelle l’image d’un Chinois face à un char au lendemain de la répression de Tian An Men. C’est assez la situation de la fille d’Aung San dans son pays. Son long combat pour la démocratie a été récompensé par le prix Nobel de la paix en 1991.

Than Shwe (né en 1933) est le patron de la junte. C’est un homme secret, qui semble avoir une idée simple de la politique : on ne discute pas avec l’opposition. Des Karens, dans les années cinquante, à Aung San Suu Kyi, aujourd’hui, il met consciencieusement cette idée en pratique.

Alaungpaya (1714-1760) est le fondateur de la dynastie Konbaung (3e empire birman) et un héros national. D’origine obscure, il se distingue contre les envahisseurs Môns et rallie les Birmans à sa personne. Yangon (« Fin du combat ») lui doit son nom.

Khun Sa (1923-2007) fut un seigneur de la guerre et des narcotiques dans la grande tradition (un croisement entre Lucky Luciano et Albrecht von Waldstein), mais avec lui le triangle d’or est passé à l’âge industriel. Un homme en qui culminent les ambiguïtés birmanes.

Nilar Win (né en 1960) est un champion de bama lethwei, la boxe birmane. On le tient pour le meilleur combattant des années 80, dans une discipline où, grosso modo, tous les coups sont permis, pourvu qu’ils soient portés avec les bras ou les jambes.
Savoir-vivre
Le pourboire, signe de contentement, est très pratiqué en Asie, il est toutefois laissé à votre appréciation. Pour toutes les personnes intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, vous avez l´assurance qu´il ne se substituera jamais au salaire. Néanmoins, il est d´usage dans la quasi-totalité des pays au monde de donner un pourboire lorsque l´on a été satisfait du service.
Pour les chauffeurs, nous vous conseillons, au minimum, 2 euros par jour et par personne. Nous vous conseillons le double pour les guides.
En ce qui concerne le personnel local (porteurs, serveurs…) les usages sont très variables. Le mieux est d’aligner votre pourboire sur l´économie du lieu : les prix d´une bière ou d´un thé, d´un paquet de cigarettes, vous donneront un aperçu du niveau de vie et vous permettront, comme vous le faites naturellement chez vous, d’en estimer le montant. Pour vous servir d’autres repères, vous pouvez aussi noter qu’un guide francophone touche entre 160 et 230 kyats (16 et 23 euros) par jour de travail et un chauffeur, autour de 20 kyats (2 euros) par jour de travail.

Si le cas se présente, on évitera en revanche d'encourager la mendicité, notamment celle des enfants, en faisant des distributions « sauvages » dans la rue. Si l'on souhaite apporter son aide en fournissant du matériel scolaire, des vêtements ou des médicaments, il est préférable de les remettre au directeur de l’école, au chef du village ou au dispensaire le plus proche, qui sauront en faire bénéficier les plus démunis.

- On ne touche pas la tête de quelqu'un, même d’un enfant. La tape amicale dans le dos ne fait pas non plus partie des mœurs et on serre rarement la main des femmes…
- Pas de doigt pointé vers le visage de son interlocuteur, même pour marquer l’importance de ce que l’on dit : ce serait interprété comme une remontrance, voire une menace.
- En entrant dans une maison, en présence de l'hôte, se pencher légèrement. Nulle soumission là-dedans, mais un geste de courtoisie. Si vous en voyez une rangée près de la porte et qu'à l'évidence vous ayez affaire à un beau parquet ciré et à des tapis, enlevez vos chaussures. En revanche, si l'hôte est chaussé, ou si le sol le permet, vous pouvez les garder. On peut serrer la main de l'hôte, il n’est pas habituel de serrer celle de son épouse. Les cadeaux s'acceptent de la main droite.
- Comment appeler les Birmans ? Les anciens usages (encore en cours dans certaines régions du nord) interdisent d'appeler un notable par son nom, on l’appelle par sa fonction. Pour les gens importants, ou plus âgés, on fera précéder le nom par « U ».
- La politesse birmane ne permet pas, en principe, de manifester de la curiosité à propos de la présence insolite d'un étranger. L'apparente indifférence est un signe de bonne éducation. Mais les gens vous manifesteront pourtant presque toujours un certain intérêt teinté de gentillesse.
- Afin de ne pas heurter la pudeur des Birmans, éviter les marques trop prononcées d'affection ; ni étreintes, ni baisers en public.
- Au Myanmar, sous dictature militaire, on ne parle pas de n'importe quoi avec n'importe qui, ni n'importe quand. Et, notamment, pas de politique.
- Dans les pagodes et les temples (et souvent dans les monastères) il convient d’enlever chaussures et chaussettes non seulement à l'entrée de l'édifice, mais, très souvent, à celle de l'aire de la pagode. Même si des chaussures à semelle antidérapante sont vivement recommandées pour ce genre de visite, car, par temps humide, la mousse rend les briques et le marbre du sol passablement glissants. Pendant la visite, contourner les bouddhas par la gauche.
- Pour la photo, discrétion de rigueur. Avant de mettre un moine dans la boîte, lui demander son accord.
- On ne s'assoit pas dos au Bouddha et on ne pointe pas ses pieds dans sa direction, c'est très mal vu (de même, dans une grande pagode avec déambulatoire, en s'asseyant, ne pas tourner le dos au stûpa). Ne pas manquer de faire un menu don dans le tronc disposé à cet effet.
- En principe, on ne serre pas la main d'un moine. Et on s'assoit plus bas que lui. Les cadeaux s'offrent des deux mains. On ne donne plus de nourriture à un moine passé midi. Attention ! on ne marche pas consciemment sur l'ombre d'un moine (elle fait partie de sa personne). Pour une femme, ne pas se trouver en situation de toucher un moine (mouvement de foule dans la rue, le bus, etc.).

N’hésitez pas à aller vous asseoir dans un temple, en fin d’après-midi, vers 17h00, à l’heure de la prière des moines. C’est un moment envoûtant. Attention ! pas de bruit… Bien entendu, on porte une tenue correcte.

Les voyageurs adroits pourront s’essayer au chinlon (ou cane ball), le jeu national. Il s’agit de jongler avec une balle de rotin tressé sans la laisser toucher le sol. Pour cela, on n’utilise que ses pieds et ses genoux...

Le thanaka. C’est le cosmétique exclusif des Birmanes ! Crème jaune pâle ou ivoire que l’on obtient en mélangeant à de l’eau l’écorce ou le bois râpés de certains arbres de la famille des Rutacées. Le thanaka est appliqué sur le visage et les bras ; il assure une protection contre le soleil et fait aussi office d’antiseptique. A tester !
Achat
Parmi les nombreux souvenirs que l´on peut rapporter du Myanmar, nous vous recommandons les laques, les ombrelles, les sacs shan, les objets en bois et les tapisseries.
Conseil : achetez vos pierres dans des boutiques agréées, cela vous évitera de mauvaises surprises à la douane. Lors du contrôle, la facture ne suffit pas : il faut produire en plus un certificat de garantie à en-tête du ministère des Mines (imprimé blanc et vert), que doit obligatoirement vous remettre le vendeur.
Dans le prix d´achat des gemmes, le poids (en carats) n’intervient qu’en troisième lieu, après la pureté et la taille de la pierre.
Cuisine
Le repas birman est très généralement composé d’un « curry » (de volaille, de chèvre, de poisson, additionnés de ngapi, omniprésente pâte de poisson) et de riz. Avec cela, divers condiments (le balachaung, par exemple, préparation de crevettes séchées et d’ail), des légumes sous diverses formes et des salades. Les échoppes de rues proposent en outre un large éventail de fritures, de nouilles, de brochettes… Enfin, le plat national est un petit-déjeuner national, la mohinga, soupe de vermicelles de riz et de poisson. Dans la région du lac Inle, on goûtera à la cuisine shan, variée et surprenante : riz fermenté, soupe aux fleurs d’acacia, salade de fleurs blanches ou… de fourmis rouges.
Les curieux pourront aussi manger du thé. Le lahpet est une macération de feuilles de thé additionnée d’huile de sésame, que l’on sert avec de l’ail frit, des crevettes séchées, des graines de sésame grillées, des cacahouètes…
Boisson
L’eau du robinet étant impropre à la consommation, on boira de l’eau minérale, des sodas ou des jus de fruit (non allongés d’eau, sans glaçon, ni glace). Tout en bouteilles dûment capsulées. Le thé (vert) est la boisson nationale ; fait d’eau bouillie, il ne pose pas de problèmes particuliers. Le jus de canne à sucre frais est délicieux. On goûtera également la bière locale (correcte) : dans des conditions agréables, lorsque d’anciennes maisons de thé ont été converties en bars à houblon.
Route
Le réseau routier birman n’est pas… conforme à nos standards. On roule à droite, avec des véhicules japonais faits pour rouler à gauche…
Taxi et location
La location d’une voiture sans chauffeur est tout à fait déconseillée (problèmes d’assurance, de sécurité, de signalisation - uniquement en birman…). En revanche, on trouve de nombreux taxis en ville ; si le véhicule n’est pas équipé d’un compteur, négocier le tarif de la course avant de partir.
Sur l’Irrawaddy, les ferries sont à prendre en compte.
Train
4 000 km de voies ferrées. Trains généralement irréguliers, lents et inconfortables.
Avion
L'aéroport international de Yangon est situé à 18 km du centre ville (soit environ 45 minutes en voiture). Nombreux vols domestiques ; on préfèrera la compagnie Air Mandalay.
Décalage
GMT+6h30, soit un décalage de 4h30 en été et 5h30 en hiver : lorsqu’il est 12h00 à Vichy, il est 16h30 (été) ou 17h30 (hiver) à Yangon.
Argent
La monnaie nationale est le kyat, divisé en 100 pyas.
Deux données de base : hors de Yangon, le change de l’euro est quasi impossible, le dollar US est roi (à Yangon en revanche, l’euro s’échange parfois à un taux meilleur que le dollar, mais ce n’est pas systématique ; le bureau de change Myanmar Oriental Bank - 99-103 Thain Phyu Road - offre en général un bon taux) ; on ne change pas dans les banques au taux officiel (elles sont d’ailleurs nombreuses à ne pas rendre ce service). Le taux officiel est de 6 à 8 kyats pour 1 dollar ; le taux du marché parallèle, de 700 à 800 kyats pour un dollar. On fera donc son change sur le marché parallèle : commerçants (signalés par un panneau « FEC Exchange »), hôtels ou changeurs de rue (notamment autour de la pagode Sule, à Yangon). Dans ce dernier cas, attention aux petites escroqueries. Pour se résumer, disons qu’il y a un taux officiel et un taux pratique.
Il n’est plus possible de payer par carte de crédit (pas de distributeurs non plus), ni d’échanger des chèques de voyage. Il faut donc emporter suffisamment de dollars pour tout le séjour (billets en très bon état). Bien entendu, ne rapportez pas de kyats en Europe, sinon pour votre collection de monnaies étrangères : vous ne pourriez pas les changer.
Electricité
220 volts. Prises de différents modèles ; il faut emporter un adaptateur « universel » et une lampe de poche, les coupures électriques étant monnaie courante.
Horaire
Pour la plupart, les administrations sont ouvertes de 9h30 à 13h00 et de 13h30 à 16h30, du lundi au vendredi. Les banques ouvrent de 10h00 à 14h00, du lundi au vendredi.
Média
La junte contrôle les médias et les journalistes.
Téléphone
Pour appeler le Myanmar depuis la France, composer 00 + 95 + l’indicatif de zone, sans le 0 (1, pour Yangon) + le numéro de votre correspondant.
Pour appeler la France depuis le Myanmar, composer 00 + 33 + le numéro à 9 chiffres de votre correspondant (sans le 0 initial).

D’un hôtel, une communication pour l’Europe coûte entre 6 et 10 dollars la minute.

Téléphones portables. Le Myanmar n’a d’accord avec aucun opérateur étranger. Il est toutefois possible, si votre téléphone est débloqué, d’acheter sur place des cartes SIM, qui permettent d’appeler hors du pays (une soixantaine de dollars US pour 50 mn de communication). La location de téléphones portables sur place est assez onéreuse (35 dollars US au minimum, avec un dépôt de garantie autour de 100 dollars).
Internet
L’accès des Birmans à Internet est très contrôlé. On trouve néanmoins de nombreux cybercafés en ville. A Yangon, les hôtels recevant des étrangers disposent de business centers avec accès Internet.
Couverture GSM
Aucun réseau.
Devise
MMK.
Devise Taux
0,11 (septembre 2011).
Ambassade
Ambassade du Myanmar en France
60, rue de Courcelles - 75008 Paris
Tél. : 01 56 88 15 90 ou 01 42 66 05 76
Fax : 01 45 62 13 30
Email : me-paris@wanadoo.fr

Ambassade du Myanmar en Belgique
Boulevard général Wahis / Generaal Wahislaan, 9 - 1030 Schaerbeek
Tél. : 02 701 93 80 / 81
Fax : 02 705 50 48

Il n’y a pas d’ambassade du Myanmar en Suisse (les Suisses s’adresseront au consulat général du Myanmar à Genève ou à l’ambassade à Paris), ni d’ambassade de Suisse au Myanmar.
Consulat
En France et en Belgique, les fonctions consulaires sont assurées par l’ambassade.

Consulat général du Myanmar en Suisse
Avenue Blanc, 47 - 1202 Genève
Tél. : 022 906 98 70 / 71
Fax : 022 732 89 19
Email : myanmargeneva@hotmail.com
Web : www.myanmargeneva.org
Office de tourisme
Il n’y a d’office de tourisme du Myanmar ni en France, ni en Belgique, ni en Suisse.
Situation
Quel que soit l´environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou naturel, il est de sa responsabilité de respecter l´endroit qu´il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente les problèmes environnementaux spécifiques au Myanmar.
– Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d´infrastructure d´élimination de ces déchets. Par exemple : piles et batteries, médicaments périmés, sacs plastique.
– La rareté de l´eau est aujourd´hui un problème mondial. Même si le pays visité n´est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets.
– Dans la plupart des hôtels vous disposerez d´une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé, pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n´êtes pas présent dans la chambre. La climatisation n´est d´ailleurs pas absolument nécessaire sous tous les climats.
– En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : renoncer à cueillir des fleurs rares, à ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc.

En 2008, le Myanmar a été touché par le cyclone Nargis, dont les conséquences ont été plus lourdes pour le pays que celles du tsunami de 2004. Cyclone de catégorie 3, Nargis a provoqué le déplacement de dizaines de milliers d´habitants, les privant d´eau potable. Plusieurs organisations, dont la Croix Rouge et l´UNICEF, se sont portées au secours des sinistrés. La préoccupation première a été l´approvisionnement en eau « propre » et le maintien de conditions sanitaires suffisantes pour ne pas favoriser le développement de maladies et le pullulement des parasites. Le delta de l´Irrawaddy, le « bol de riz » du pays, a été dévasté. Selon la FAO (Food and Agriculture Organization of the United Nations) cette région produisait 65% du riz birman ; le passage du cyclone a détruit 80% des récoltes. Les exportations de riz birman (à destination du Bangladesh et du Sri Lanka, en particulier) ont cessé.
Des erreurs de gestion des cultures n’ont rien arrangé : ces dernières années, la junte avait demandé aux agriculteurs de planter en jatropha, une euphorbe permettant de produire du biocarburant, certaines parcelles à riz. Mais ces deux plantes ne poussent pas dans les mêmes conditions ; résultat : 25% seulement des plants de jatropha ont survécu. Echec sur tous les tableaux, pointé par un rapport quelques jours seulement avant le passage de Nargis.
L’armée contrôle les importantes ressources naturelles du pays. Parmi celles-ci, 60% de la réserve naturelle de teck du monde. L’exploitation de ce bois provoque une déforestation massive, entrainant érosion, glissements de terrain, épuisement de la terre… Cela sans même évoquer la destruction des écosystèmes dont vivent certaines populations. Les forêts tropicales abritent encore de nombreuses espèces rares et menacées (le tigre du Bengale, l’éléphant d’Asie à l’état sauvage, le petit panda…) ; l’exploitation du teck fragmente leur habitat et les livre à un braconnage incontrôlable. En l’espace de 25 ans, la population de tigres est passée de 2 000 à moins de 150. La zone centrale pillée, on s’attaque désormais, avec la bénédiction des autorités locales, aux Etats shan et karen…

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