Formalités et infos pratiques Cap Vert

Quand on voyage au Cap Vert on voit bien que la mer a une teinte que l’on n’attend pas ici, turquoise. On sillonne les côtes, il y a ce sentiment d’espace, ouvert sur l’océan, l’humeur insulaire. Amplifiée dans les îles au ras de l’eau, comme Sal, fine couche de terre presque ferme flottant sur l’océan. Que l’on imagine abyssal. Et l’on se sent protégé sur cette terre ancrée, sans abri pourtant, offerte au vent et sans répit, sauf dans les bars de la grand rue de Santa Maria, où il est bon de boire en regardant les marins défiler sur un air de saudade. Pour danser maintenant, filez à Mindelo, sur l’île de Sao Vicente.
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Fiche Infos pays - Cap Vert

Passeport
Passeport en cours de validité, valable 6 mois après la date de retour, pour les ressortissants français, belges ou suisses. Pour les autres nationalités, se renseigner auprès du consulat ou de l'ambassade.

Si vous voyagez avec vos enfants, sachez que, dorénavant, les mineurs, quel que soit leur âge, doivent eux aussi avoir un passeport individuel. Toutefois, si l´enfant, de moins de quinze ans, est porté sur votre passeport délivré avant le 12 juin 2006, cette inscription est valable jusqu´au terme de la validité du passeport.
Un mineur voyageant seul n´a pas besoin d´autorisation de sortie du territoire s´il a un passeport individuel.
Visa
Visa obligatoire pour les ressortissants français, belges ou suisses. Pour les autres nationalités, se renseigner auprès du consulat ou de l'ambassade.

Ce visa s'obtient facilement au consulat du Cap-Vert à Marseille, sur place le samedi ou par courrier. Il faut présenter :
- 1 fiche de renseignements complétée (disponible sur Internet) ;
- 1 photo ;
- photocopie du passeport (pages utiles) ;
- 1 enveloppe timbrée (5 euros) à votre adresse, si demande par correspondance ;
- le règlement (mandat, ou espèces sur place) : 45 euros pour un visa simple (durée de 3 mois) ; 86,30 euros pour un visa individuel à entrées multiples (durée de 6 mois).
Les visas sont envoyés au demandeur dans la semaine ; leur validité est de 6 mois.

A Paris, on peut obtenir son visa par l'intermédiaire d'une société de visas ou directement au consulat, avec :
- 1 fiche de renseignements complétée (disponible sur Internet) ;
- 1 photo ;
- son passeport ;
- le règlement (mandat, ou espèces sur place) : 45 euros pour un visa simple (durée de 3 mois) ; 86,30 euros pour un visa individuel à entrées multiples (durée de 6 mois).
La validité de ces visas est de 6 mois.

Le visa peut aussi être obtenu à l’arrivée (30 euros pour un visa simple). Attention ! voyage en groupe : la procédure peut être un peu longue, les voyageurs arrivant de nuit ont intérêt à avoir obtenu leur visa avant de partir.
La publication d'informations épidémiologiques par nos sources de référence (OMS, Ministère des Affaires Etrangères, Institut de Veille Sanitaire, Institut Pasteur, Société de Médecine des Voyages...), nous amène à des mises à jour régulières en fonction de notre estimation du risque pour le voyageur.
Dernière mise à jour : 03/04/2012
Nos informations sont complémentaires de la relation entre le voyageur et son médecin.

Vaccins obligatoires
La vaccination contre la fièvre jaune n´est obligatoire que pour les voyageurs venant d´une zone infectée. Elle doit être faite au moins 10 jours avant le départ pour une primo-vaccination. Elle prend effet immédiatement pour une revaccination.
Vaccins conseillés
Comme toujours et partout, il est important d'être vacciné contre :
- diphtérie, tétanos et poliomyélite ;
- hépatites A et B (en l'absence d'immunité reconnue) ;
- coqueluche (dont la réapparition chez les adultes, même en France, justifie la vaccination pour tout voyage).
Et, moins systématiquement peut-être :
- typhoïde ;
- méningite A+C, en saison sèche (a fortiori en période épidémique) ;
- rage (surtout les enfants).
Paludisme
Les îles du Cap-Vert sont classées dans le groupe 1. Il est possible de se passer de prévention médicamenteuse, sauf à Sao Tiago en saison pluvieuse (de juillet à octobre) où le risque (faible) pourra être prévenu par la prise de Nivaquine. La protection contre les moustiques, par répulsifs, moustiquaires imprégnées et vêtements couvrants, dans la journée comme pendant la nuit, est d'autant plus indispensable qu'elle protègera aussi contre d´autres insectes vecteurs d´autres maladies parasitaires ou virales (en particulier la dengue, sévissant sur un mode endémo-épidémique). Rappelons que la forme la plus grave de la dengue est hémorragique et qu'il est important de la prévenir en traitant toute fièvre par du Paracétamol (Doliprane, Efferalgan...) et non par de l’Aspirine, qui pourrait favoriser un saignement.
Autres risques
La protection passe par l'observance des conseils prodigués dans le « Carnet de santé » à propos des risques alimentaires, environnementaux et comportementaux.
Infos pratiques
Les infrastructures médicales sont insuffisantes. En cas de problème grave, on évacuera sur Dakar, ou sur la France, après avoir contacté la compagnie d´assistance.
Capitale
Praia (île de Sao Tiago).
PIB
En 2009, 2 869 euro (en parité de pouvoir d’achat).
Point culminant
Le Pico do Fogo, 2 829 mètres (stratovolcan de l’île de Fogo).
Superficie
4 033 km², soit 0,008 fois la France environ.
Climat
Le Cap-Vert est un pays tropical, dont le climat est dominé par des vents secs (alizé du nord-est, harmattan). L’aridité qui en résulte est atténuée par les pluies de la mousson atlantique. Ces pluies sont violentes et irrégulières d’une année à l’autre. Deux saisons : sèche, de novembre à juin, et pluvieuse, de juillet à octobre. La température moyenne annuelle se situe autour de 25°, avec des variations faibles (amplitude de l’ordre de 10° maximum). Les reliefs connaissent des différences de température et des précipitations plus importantes que les parties basses.
Géographie
Le Cap-Vert est un archipel, situé dans l’océan Atlantique, à 620 km environ au large du Sénégal et de la Mauritanie. On distingue, au nord, les îles-au-Vent (Boa Vista, Sal, Santa Luzia, Sao Antao, Sao Nicolau, Sao Vicente) et, au sud, les îles-sous-le-vent (Brava, Fogo, Maio, Sao Tiago). L’archipel est d’origine volcanique ; aujourd’hui, le seul volcan actif se trouve sur Fogo. Hors des trois îles « plates » (Boa Vista, Maio, Sal), les paysages offrent des reliefs spectaculaires, et couverts d’une riche végétation sur Sao Antao et Sao Nicolau. Ils offrent aussi de belles plages, de sable noir sur Fogo, de sable blond sur les « plates ». Quatre de ces îles (Boa Vista, Maio, Sal et Sao Vicente) sont dépourvues d’eau douce. Le vent et la déforestation sont les causes principales d’une forte érosion.
Economie
Des contraintes importantes pèsent sur l’économie capverdienne : le manque de ressources naturelles (hormis du sel, du basalte, de la pouzzolane, du calcaire, du kaolin…), des conditions climatiques peu favorables à l’agriculture (canne à sucre, maïs, bananes, choux, manioc, noix de coco…), des ressources halieutiques surexploitées, de l’eau douce au compte-goutte… Résultats : le pays importe 80% des denrées alimentaires qu’il consomme, une industrie manufacturière fragile (vêtements, matériel électrique…) cherche des débouchés, la balance commerciale est structurellement déficitaire. Les services apparaissent donc comme une planche de salut. Dans ce domaine, le tourisme est un secteur clé (10% du PIB), mais aussi la réexportation de produits pétroliers ou la finance. Et cet engagement dans les services porte des fruits. Ces dix dernières années, la croissance est au rendez-vous (5% de moyenne annuelle) et son dynamisme a permis au Cap-Vert de quitter les rangs des pays les moins avancés et de rejoindre ceux de l’OMC (2007). Une gestion raisonnable conforte les investisseurs et les indispensables bailleurs de fonds internationaux ; elle assure au pays le 3e indice de développement humain en Afrique (après les Seychelles et Maurice). Mais tout n’est pas rose pour autant, plus de 30% des Capverdiens vivent encore sous le seuil de pauvreté et 25% des actifs sont au chômage. La crise économique mondiale a entravé l’essor du tourisme et pèse sur la croissance. Structure du PIB (2009) : agriculture, 9,2% ; industrie, 16,5% ; services, 74,3%.
Faune et flore
Chiens, chats, ânes, chevaux, cochons ont été introduits par les Portugais. Le Cap-Vert n’a pas de mammifères indigènes. Sa faune est caractéristique de la Macaronésie (Açores, Madère, Canaries, Cap Vert), comme le montrent coléoptères et mollusques. Mais aussi les oiseaux. Le Milan royal, la Bécasse des bois, l’Ammomane élégante, la Fauvette à tête noire, le Chardonneret élégant sont paléarctiques. Plus rares, les oiseaux d’origine afro-tropicale : Martin-chasseur à tête grise, Autour noir, Amarante du Sénégal… L’Alouette de Razo, la Rousserolle du Cap-Vert, le Pétrel gongon, le Martinet du Cap-Vert, le Moineau à dos roux sont endémiques. Du corail au cachalot, la faune marine est riche et diverse : poissons-perroquets, mérous, thons, daurades, murènes, marlins, espadons, dauphins, baleines (de décembre à avril), pour ne citer que quelques vedettes. La Tortue caouanne vient pondre sur les plages, de juin à septembre ; elle est désormais protégée, mais fait encore l’objet d’un important braconnage. Quant à la langouste, la surpêche menace ses populations.
Le pays a beaucoup souffert de déforestation. Seules Sao Antao et Sao Nicolau ont un couvert végétal bien préservé. Les autres îles alternent plateaux arides et vallées luxuriantes, où se trouvent fougères, eucalyptus, palmiers, fromagers, baobabs, ou encore des dragonniers, caractéristiques de la Macaronésie. Les îles « plates » ont des savanes arborées claires.
Population
508 659 habitants (2010).
Langue Officielle
Portugais et créole capverdien.
Langue parlée
Près de 99% des gens ont le créole capverdien pour langue maternelle. Le portugais est appris à l’école et ne concerne vraiment qu’une petite partie de la population (petite partie qui, elle-même, pratique le capverdien). Ce créole (portugais et langues africaines) est ancien ; il connait diverses variétés (mutuellement compréhensibles), regroupées en créole des îles-sous-le-Vent et créole des îles-au-Vent. L’officialisation du créole de Sao Tiago rencontre de vives résistances dans les autres îles. La forte communauté sénégalaise a le français pour langue véhiculaire.
Peuple
80% des Capverdiens sont des métis d’Africains et d’Européens. Les 20% restant sont africains, Chinois (depuis le milieu des années quatre-vingt-dix), blancs d’origine portugaise…
Religion
Plus de 90% de catholiques, la colonisation portugaise est passée par là. Pour le reste, des églises pentecôtistes ou évangéliques ; une petite communauté musulmane sénégalaise ; des autels bouddhiques dans les restaurants chinois…
Fêtes Nationales
5 juillet : fête de l’Indépendance (1975).
Calendrier des Fêtes
1er janvier : Jour de l’an.
13 janvier : jour de la Démocratie.
20 janvier : fête des Héros nationaux.
Février : carnaval.
8 mars : journée de la Femme.
Mars-avril : Pâques.
1er mai : fête du Travail.
5 juillet : fête nationale.
1er novembre : Toussaint.
25 décembre : Noël.

Il faut ajouter à ça de nombreuses fêtes patronales sur toutes les îles.
Histoire
Quels furent les premiers navigateurs à aborder au Cap-Vert ? Phéniciens, Wolofs, Arabes, Chinois sont sur les rangs… Ce qui est sûr, c’est que les îles sont inhabitées lorsque les Portugais débarquent, à partir de 1456. Six ans plus tard, ils fondent Ribeira Grande (actuelle Cidade Velha, sur Sao Tiago). Bien situé entre Europe, Afrique et Amérique, l’archipel devient rapidement une plaque tournante du commerce triangulaire. Sir Francis Drake, qui mêlait exploration et piraterie dans un style bien de son temps, met à sac Ribeira Grande en 1582 et 1585. Puis, les échanges transatlantiques reprennent, dont les Africains font les frais. Au début du XVIIIe siècle, la capitale est transférée à Praia. La traite tourne rond, mais les sècheresses se succèdent (les famines tueront 100 000 personnes en un siècle et demi). Et puis, le XIXe siècle voit se développer le mouvement anti-esclavagiste. L’Europe envoie désormais ses propres pauvres industrialiser les Amériques et les entreprises coloniales ont besoin de bras sur place. L’économie a changé et le Cap-Vert est ruiné. L’agriculture locale, la canne à sucre surtout, ne peut enrayer la chute. Les lignes maritimes transatlantiques vont un peu compenser : leurs bateaux ravitaillent à Mindelo (sur Sao Vicente). Cela dure jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

1956, le panafricanisme est dans l’air ; Amilcar Cabral fonde le Partido Africano da Independencia da Guine e Cabo Verde (PAIGC). Soutenues par l’Union-Soviétique, les forces du PAIGC vont mener une longue guerre de libération contre le régime d’Antonio Salazar (1889-1970). Après la révolution des Œillets, des pourparlers sont engagés. La Guinée-Bissau d’abord (10 septembre 1974), puis le Cap-Vert (5 juillet 1975) obtiennent l’indépendance. L’union entre les deux pays ne se fera pas. En 1980, le Partido Africano da Independencia de Cabo Verde rompt avec le PAIGC. Et impose un régime communiste au Cap-Vert. Le 28 septembre 1990, la règle du parti unique est abolie. L’année suivante, des élections sont organisées, que remporte le tout nouveau Movimento para Democracia.
Politique
La constitution en vigueur date de 1980, substantiellement modifiée en 1992. Le président de la République est élu au suffrage universel direct pour un quinquennat. Le parlement (Assemblée nationale) est monocaméral : 72 députés, élus pour cinq ans au suffrage universel. Le premier ministre dirige la politique nationale ; il est nommé par le président, sur proposition du parlement. La Cour suprême est la clé de voûte de l’organisation judiciaire.
Célébrités
Cesaria Evora (1941-2011) n’est pas uniquement un phénomène international, c’est surtout une grande chanteuse de morna, cette complainte capverdienne qui est bien autre chose qu’une version tropicale du fado.

Gregorio Vaz, Kodé di Dona (1940-2010) fut un maître du funana, musique rurale dans laquelle l’accordéon tient un rôle central. Des formes européennes (mazurka, valse, etc.) y rencontrent une virtuosité et une weltanshauung typiquement capverdiennes.

Amilcar Cabral (1924-1973) est né en Guinée portugaise de parents capverdiens, son influence sur le mouvement anticolonial fut profonde. Leader du PAIGC, il a mené la guérilla à la fois en politique et en agronome et a arrimé le Cap-Vert à l’Afrique.

Baltasar Lopes da Silva (1907-1989). On lui doit Chiquinho (1940), que beaucoup tiennent pour le plus grand roman de la littérature capverdienne. On lui doit également des travaux de linguistique sur le créole du Cap-Vert : O dialecto crioulo de Cabo Verde (1957).

Aristides Maria Pereira (né en 1923). Il fut le premier président du Cap-Vert. Et le seul, jusqu’en 1991. Non aligné, allié de la Chine et de la Libye, il sut donner assez de mou au régime pour que son communisme soit, au bout du compte, un socialisme à visage assez humain.
Savoir-vivre
Le pourboire est laissé à votre appréciation. Pour toutes les personnes intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, vous avez l´assurance qu´il ne se substituera jamais au salaire. Néanmoins, il est d´usage dans la quasi-totalité des pays du monde de donner un pourboire lorsque l´on a été satisfait du service.
Pour les chauffeurs, nous vous conseillons, au minimum, l´équivalent de 1,5 ou 2 euro par jour et par personne. Nous vous conseillons le double pour les guides.
En ce qui concerne le personnel local (porteurs, serveurs…) les usages sont très variables. Le mieux est d’aligner votre pourboire sur l´économie du lieu : le prix d´une bière ou d´un thé, d´un paquet de cigarettes, vous donneront un aperçu du niveau de vie et vous permettront, comme vous le faites naturellement chez vous, d’estimer son montant. Pour avoir un autre point de repère, notez qu'un guide francophone peut toucher entre 4 000 escudos (37 euro) et le double (selon la charge de travail) par journée de travail effective.

Si le cas se présente, on évitera en revanche d'encourager la mendicité, notamment celle des enfants, en faisant des distributions « sauvages » dans la rue. Si l'on souhaite apporter son aide en fournissant du matériel scolaire, des vêtements ou des médicaments, il est préférable de les remettre au directeur de l’école, au chef du village ou au dispensaire le plus proche, qui sauront en faire bénéficier les plus démunis.

Le Cap-Vert mise sur le développement touristique et tout est fait pour qu’on s´y sente bien. La courtoisie est générale à l´égard des étrangers ; on aura donc à cœur de se mettre au diapason et de manifester respect et délicatesse aux Capverdiens. La nature de ces îles est particulièrement fragile et l´eau rare. Tout ce qui est fait pour éviter le gaspillage de l´eau va dans le bon sens.

La musique fait partie de la vie quotidienne ; les fêtes religieuses et profanes, qui sont nombreuses, donnent l´occasion d´entendre toute la palette des styles que maîtrisent les musiciens, amateurs comme professionnels (la différence n´est pas toujours nette : sachez, le cas échéant, vous montrer généreux).

L´objectif n´effraie pas les Capverdiens, au contraire, ils se prêtent volontiers au jeu photographique. Là encore, on fera preuve de tact.

En revanche, le marchandage ne fait pas partie des mœurs. On s'abstiendra donc.

Le soir, les restaurants sont ouverts entre 19h00 et 22h00 environ.
Achat
L’artisanat du Cap-Vert n’est pas aussi riche que celui des pays continentaux, comme le Sénégal par exemple. Mais il a de jolis objets à proposer. Selon les îles, les objets seront en céramique, en cuir, en fibres (tressées, tissées), en bois, en écorce de noix de coco. Si vannerie et poterie dominent, tapisseries, batiks et peintures ne sont pas sans intérêt. On peut également songer au grogue, le rhum local, au café, voire au fromage de chèvre !

Attention ! n’achetez jamais de carapace de tortue ou d’objets en écailles : les tortues sont protégées.
Cuisine
En règle générale, les hôtels disposent d’un restaurant. En ville, de nombreuses petites épiceries ou bars proposent des plats du jour (prato do dia) à midi. Le soir, on dîne plutôt au restaurant. Un conseil : dans les petits établissements, il peut être judicieux de commander son plat une heure à l´avance et de revenir à l´heure fixée pour le déguster. Les produits sont toujours frais et parfois longs à préparer. Les plats principaux sont bien garnis et constituent des repas à eux seuls (ils sont pour la plupart composés d’un poisson ou d’une viande accompagnés de riz, frites et légumes).
Poissons (thon, mérou, murène, requin…) et autres produits de la mer (langouste, poulpe…) sont de premier ordre, grillés, marinés, mijotés, sautés. Mais le plat national, la cachupa, est un ragoût de haricots blancs et de maïs, auquel sont ajoutés de la viande, de la charcuterie ou du poisson. C’est la variante locale des ragoûts de haricots portugais (qui ont aussi donné la célèbre feijoada brésilienne). La cachupa de la veille, sautée à l’oignon (cachupa refogada), servie avec un œuf frit, fait un roboratif petit-déjeuner. Le Cap-Vert doit aussi au Portugal la septentrionale morue (bacalhau).
Boisson
L’eau du robinet étant impropre à la consommation, on boira de l’eau minérale (dument capsulée). On évitera également les glaçons. Les sodas se trouvent partout, comme la bière (blonde et portugaise dans la plupart des cas). Les terres volcaniques fertiles de Fogo ont permis une production viticole pas indigne du tout : le Manecom se décline en blanc, rosé, rouge et ne contient pas (ou peu) d’additifs chimiques. Une coopérative et une poignée de producteurs indépendants. L’île produit également un excellent café. Santo Antao et Sao Tiago sont les principales productrices de la boisson nationale : le grogue (rhum) ; fait de canne, nature, les estaminets l’achètent par bidons de 20 litres…
Route
Les routes principales sont pavées, des pistes complètent le réseau. L’ensemble est correctement entretenu, mais les pluies rendent délicate la conduite sur piste. La signalisation manque de continuité. En revanche, on trouve sans problème des stations-service à la périphérie des villes. Conduite à droite. Les Capverdiens conduisent de manière peu conforme au code de la route.
Taxi et location
Nombreux taxis aux aéroports de Sao Tiago, Sal et Sao Vicente ; ailleurs, penser à réserver. Un conseil : négocier le prix de la course avant d’embarquer. Les taxis collectifs (aluguer) permettent de rallier les villages, mais ni leurs itinéraires ni leurs horaires ne sont fixes.

Location de véhicule possible sur les îles de Sao Tiago et de Sao Vicente. Généralement des 4x4. Permis national.
Avion
La compagnie TACV (Transportes Aereos de Cabo Verde) assure les liaisons intérieures. Du fait de conditions météo souvent capricieuses, les horaires de vol sont sujets à de fréquents changements. Tarifs élevés (les liaisons maritimes sont meilleur marché, mais peu nombreuses et pas toujours confortables).
Décalage
Le Cap-Vert est à GMT-1, c'est à dire :
- en été il y a 3 heures de décalage, quand il est 12h00 à Brive la Gaillarde, il est 9h00 à Praia ;
- en hiver, il y a 2 heures de décalage, quand il est 12h00 à Brive la Gaillarde, il est 10h00 à Praia.
Argent
La monnaie nationale est l’escudo capverdien (non exportable). 1 euro = 110 escudos environ.

Le change des devises se fait à l’aéroport de Sal ou dans les banques. Il est généralement possible de payer directement en euro (billets seuls). Les chèques de voyage (libellés en dollars US de préférence) sont assez difficiles à changer. Seuls quelques établissements haut de gamme acceptent les règlements par carte bancaire internationale. Pour les retraits d’espèces avec une carte bancaire : un distributeur automatique à l’aéroport de Sal ; quelques machines à Praia et Mindelo ; sinon, on s’adressera aux agences de la Banco Comercial do Atlantico (Praia, Mindelo, Santa Maria). En résumé : emportez des espèces.

En règle générale, les banques sont ouvertes du lundi au vendredi, de 8h00 à 15h00.
Electricité
220 volts ; prises de type européen standard. Pas besoin d’adaptateur.
Horaire
Bureaux et administrations ouvrent en général du lundi au vendredi, de 8h00 à 12h30 ou 13h00, et de 14h30 à 18h00. Quant aux boutiques, c’est du lundi au samedi, de 8h00 à 12h30 ou 13h00, et de 15h00 à 19h00.
Poste
Toutes les agglomérations sont dotées d’un bureau de poste, d’où il est possible de téléphoner et envoyer des fax. Les bureaux sont ouverts du lundi au vendredi, de 8h00 à midi et de 14h30 à 17h30. Temps d’acheminement d’un courrier pour l’Europe : entre 7 et 10 jours.
Téléphone
Pour appeler le Cap-Vert depuis la France, composer 00 + 238 + le numéro de votre correspondant.

Pour appeler la France depuis le Cap-Vert, composer 00 + 33 + le numéro à 9 chiffres de votre correspondant (sans le 0 initial).
Internet
Internet se développe. Cybercafés dans les villes principales (Praia, Santa Maria, Mindelo, Sao Filipe…).
Couverture GSM
Bonne dans l'ensemble. Nous vous conseillons de vous renseigner auprès de votre opérateur sur les conditions d’accès au réseau local.
Devise
CVE.
Devise Taux
0,009 (septembre 2011).
Ambassade
Ambassade du Cap-Vert en France
3, rue de Rigny - 75008 Paris
Tél. : 01 42 12 73 50
Fax : 01 40 53 04 36
Email : ambassade-cap-vert2@wanadoo.fr
Web : www.ambassadecapvert.fr/

Ambassade du Cap-Vert en Belgique
Avenue Jeanne, 29 - 1050 Bruxelles
Tél. : 02 643 62 70
Fax : 02 643 33 85
Email : emb.caboverde@skynet.be

Ambassade du Cap-Vert en Suisse
Avenue Blanc, 47 - 1202 Genève
Tél. : 022 731 33 36 (section consulaire)
Fax : 022 731 35 40 (section consulaire)
Consulat
En France, l’ambassade assure les fonctions consulaires. Consulats honoraires à Marseille et Nice.

Consulat honoraire du Cap-Vert à Marseille
92, rue Stanislas Torrents - 13006
Fax : 04 91 76 40 07
Email : consulatcv_marseille@hotmail.com
Web : http://consulatcv-marseille.site.voila.fr/

Les demandes par courrier au consulat du Cap-Vert à Marseille sont à adresser à :

Monsieur Bastid, Consul du Cap-Vert
35, rue Jules Isaac - 13009 Marseille

En Belgique, les services consulaires sont assurés par l'ambassade.

En Suisse, l’ambassade assure les fonctions consulaires.

Consulat du Cap-Vert à Bâle
Rümelinsplatz, 14 - 4001
Tél. : 061 269 80 95
Fax : 061 269 80 50
Office de tourisme
Voir le site de l’ambassade : www.ambassadecapvert.fr/
Situation
Quel que soit l´environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou naturel, il est de sa responsabilité de respecter l´endroit qu´il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente les problèmes environnementaux spécifiques au Cap-Vert.
- Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d´infrastructure d´élimination de ces déchets. Par exemple : piles et batteries, médicaments périmés, sacs plastique.
- La rareté de l´eau est aujourd´hui un problème mondial. Même si le pays visité n´est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets.
- Dans la plupart des hôtels vous disposerez d´une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé, pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n´êtes pas présent dans la chambre. La climatisation n´est d´ailleurs pas absolument nécessaire sous tous les climats.
- En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : renoncer à cueillir des fleurs rares, à ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc.

Après déforestation, le Cap Vert souffre d´un problème environnemental « naturel » : la dégradation des sols, due au relief et à la violence des précipitations. Les carences hydriques sont, elles, accentuées par l´utilisation intensive de maigres ressources ; le rechargement des nappes phréatiques se fait mal, ce qui provoque tarissement et salinisation. Le manque de contrôle sur le bâtiment, ou l´extraction des sables, et le surpâturage n´arrangent pas la situation. La pollution des zones urbaines est également préoccupante : le recyclage des déchets est à mettre en place, la collecte des eaux usées balbutie… Pour répondre à ces défis, le pays s´est doté d´une politique environnementale, appuyée sur la loi cadre de 1995 et sur deux plans d´action décennaux (1994 à 2014). Ces plans prévoient une gestion des ressources hydriques, la gestion durable de la biodiversité et une politique d´éducation environnementale. Ils ont déjà porté quelques fruits dans le domaine agricole : terrasses antiérosives, reforestation, arrosage goutte à goutte… Le tourisme suscite, lui aussi, des mesures d’encadrement : zones de développement touristique (ZDT) ou zones de réserve et de protection touristique (ZRPT), protégées.

Si, après lecture, vous n'avez pas trouvé réponse à toutes vos questions, vous pouvez les poser au docteur Adida par email