Formalités et infos pratiques Jordanie
Une vie sans un voyage à Pétra ? Impossible, il faut se prendre pour Lawrence d’Arabie et monter tout là haut jusqu’au Der pour surplomber les plus beaux paysages bibliques de cette terre du Jourdain. Il faudra bivouaquer dans le Wadi Rum le temps d’une nuit où le soir au coin du feu on vous posera surement cette petite devinette : qui est cette princesse dans son palais, la main posée sur la hanche ? C’est le narghilé, au corps galbé féminin, au fourreau pareil à une couronne, à la courbe du tuyau, lové autour du mât, pareil à la silhouette d’un bras. Et le palais, l’ambiance cosy et conviviale, nombreuses cours d’admirateurs, coussins, tapis. Moderne, la princesse s’exhibe sans état d’âme dans les cafés d’Amman, et exhale ses parfums de fruits rouges, de pomme ou de cerise. Choisir un autre pays :
Fiche Infos pays - Jordanie
Passeport
Passeport en cours de validité, valable 6 mois après la date de retour, pour les ressortissants français, belges ou suisses. Pour les autres nationalités, se renseigner auprès du consulat ou de l'ambassade.
Si vous voyagez avec vos enfants, sachez que, dorénavant, les mineurs, quel que soit leur âge, doivent eux aussi avoir un passeport individuel. Toutefois, si l´enfant, de moins de quinze ans, est porté sur votre passeport délivré avant le 12 juin 2006, cette inscription est valable jusqu´au terme de la validité du passeport. Un mineur voyageant seul n´a pas besoin d´autorisation de sortie du territoire s´il a un passeport individuel.
Si vous voyagez avec vos enfants, sachez que, dorénavant, les mineurs, quel que soit leur âge, doivent eux aussi avoir un passeport individuel. Toutefois, si l´enfant, de moins de quinze ans, est porté sur votre passeport délivré avant le 12 juin 2006, cette inscription est valable jusqu´au terme de la validité du passeport. Un mineur voyageant seul n´a pas besoin d´autorisation de sortie du territoire s´il a un passeport individuel.
Visa
Visa obligatoire (entrée simple seulement) pour les ressortissants français, belges ou suisses. Pour les autres nationalités, se renseigner auprès du consulat ou de l’ambassade.
On peut faire établir son visa par les services consulaires jordaniens (16,50 euro par personne) ou sur place, à l’arrivée (20 dinars - 20 euro environ - par personne pour une entrée simple). Les groupes de plus de 5 personnes (ayant chacune plus de 18 ans et disposant chacune d’un passeport individuel) pourront obtenir un visa collectif, qui, celui-ci, est gratuit.
On peut faire établir son visa par les services consulaires jordaniens (16,50 euro par personne) ou sur place, à l’arrivée (20 dinars - 20 euro environ - par personne pour une entrée simple). Les groupes de plus de 5 personnes (ayant chacune plus de 18 ans et disposant chacune d’un passeport individuel) pourront obtenir un visa collectif, qui, celui-ci, est gratuit.
La publication d'informations épidémiologiques par nos sources de référence (OMS, Ministère des Affaires Etrangères, Institut de Veille Sanitaire, Institut Pasteur, Société de Médecine des Voyages...), nous amène à des mises à jour régulières en fonction de notre estimation du risque pour le voyageur.
Dernière mise à jour : 03/04/2012
Nos informations sont complémentaires de la relation entre le voyageur et son médecin.
Dernière mise à jour : 03/04/2012
Nos informations sont complémentaires de la relation entre le voyageur et son médecin.
Vaccins obligatoires
Pas de vaccination exigée ; sauf contre la fièvre jaune, pour les voyageurs en provenance de pays où elle sévit. Dans ce cas, elle doit être faite au moins 10 jours avant le départ pour une primo-vaccination ; elle prend effet immédiatement pour une revaccination.
Vaccins conseillés
Comme toujours, il est souhaitable d'être vacciné contre :
- diphtérie, tétanos, poliomyélite ;
- hépatites A et B ;
- coqueluche (dont la réapparition, même en France, justifie la vaccination pour tout voyage).
Et, éventuellement, pour les voyages « aventure » :
- typhoïde ;
- rage.
- diphtérie, tétanos, poliomyélite ;
- hépatites A et B ;
- coqueluche (dont la réapparition, même en France, justifie la vaccination pour tout voyage).
Et, éventuellement, pour les voyages « aventure » :
- typhoïde ;
- rage.
Paludisme
Le paludisme est absent de tout le pays. Une protection individuelle contre les piqûres de moustique est cependant nécessaire, pour éviter d´autres affections. On utilisera donc des produits répulsifs et des moustiquaires imprégnées.
Autres risques
On peut considérer que la Jordanie n´est pas un pays à risque sanitaire important pour le voyageur. Observez les conseils qui vous ont été donnés dans « Santé des voyageurs » et adaptez-les à votre cas. Vous aurez une bonne probabilité d'échapper aux diarrhées graves, aux parasitoses transmises par les bains en eau douce, aux risques que vous feraient courir les rares scorpions et vipères du Wadi Rum, ou aux accidents de plongée dans les eaux cristallines du golfe d´Aqaba.
Infos pratiques
L'infrastructure médicale est satisfaisante dans les hôpitaux d´Amman.
Il n'est donc, dans de nombreux cas (même graves), pas indispensable d'envisager un rapatriement sanitaire. En cas de problème, on contactera toutefois sa compagnie d'assistance et, éventuellement, l'ambassade de France à Amman, tél. : 962 (0)6 460 46 30.
Il n'est donc, dans de nombreux cas (même graves), pas indispensable d'envisager un rapatriement sanitaire. En cas de problème, on contactera toutefois sa compagnie d'assistance et, éventuellement, l'ambassade de France à Amman, tél. : 962 (0)6 460 46 30.
Capitale
Amman.
PIB
En 2007, 2 689 dollars US par habitant (France, 36 614 dollars US par habitant).
Point culminant
Djebel Umm ad Dami, 1 854 mètres (à l’extrême-sud du pays).
Superficie
89 382 km², soit 0,16 fois la France environ.
Climat
Le climat de la Jordanie est plutôt sec. Le printemps y est agréable, même si des orages peuvent éclater (surtout sur les plateaux). La chaleur s´installe, avec l´été, dans la vallée du Jourdain, dans le golfe d´Aqaba et dans le désert. A l´automne, les températures se font douces sur tout le pays. L´hiver, lui, est assez froid, avec des pluies possibles de novembre à février et de la neige sur les reliefs du nord et à Pétra. Les côtes de la mer Rouge restent agréables en hiver (la baignade n’est cependant plus envisageable de mi-novembre à mi-mai).
Quelques points de repère pour Amman : de 4° à 12° en décembre-janvier ; de 13° à 28° en mai ; de 18° à 34° en août ; de 14° à 26° en octobre.
Quelques points de repère pour Amman : de 4° à 12° en décembre-janvier ; de 13° à 28° en mai ; de 18° à 34° en août ; de 14° à 26° en octobre.
Géographie
La Jordanie est située au point de rencontre des plaques continentales de l´Afrique, de l´Inde et de l´Eurasie : la fracture du golfe d´Aqaba est l’une des plus importantes de l´écorce terrestre. La mer Morte est située à près de 400 m au dessous du niveau de la mer.
Le pays est constitué de trois grandes régions. A l´ouest et dans le nord, aux abords du Jourdain, le Ghor et la vallée du Wadi Araba présentent des paysages d´une grande douceur. Puis viennent les plateaux montagneux de Transjordanie, qui s´étendent de la Syrie à Aqaba. Leurs 1 500 m d´altitude sont un obstacle pour les nuages venant de la Méditerranée, ainsi les vallées occidentales sont-elles assez bien arrosées. A l´est, en revanche, les précipitations sont très faibles. Un plateau aride s´abaisse vers le désert (qui représente plus de 80% de la superficie du pays). Même si l´on y trouve des dunes de sable, ce désert est avant tout constitué de formations rocheuses, d´une grande beauté, comme dans le Wadi Rum (au sud).
Le pays est constitué de trois grandes régions. A l´ouest et dans le nord, aux abords du Jourdain, le Ghor et la vallée du Wadi Araba présentent des paysages d´une grande douceur. Puis viennent les plateaux montagneux de Transjordanie, qui s´étendent de la Syrie à Aqaba. Leurs 1 500 m d´altitude sont un obstacle pour les nuages venant de la Méditerranée, ainsi les vallées occidentales sont-elles assez bien arrosées. A l´est, en revanche, les précipitations sont très faibles. Un plateau aride s´abaisse vers le désert (qui représente plus de 80% de la superficie du pays). Même si l´on y trouve des dunes de sable, ce désert est avant tout constitué de formations rocheuses, d´une grande beauté, comme dans le Wadi Rum (au sud).
Economie
Dans un contexte régional difficile, que caractérisent immobilisme et insécurité, la Jordanie a su mener une politique économique ambitieuse, malgré sa taille modeste et son manque de ressources en matières premières. Elle a, du coup, acquis un statut de modèle pour les pays de la zone.
Parmi les réformes notables, signalons la mise en place de la TVA. D’autre part, l´ancrage du dinar jordanien au dollar américain a permis d’établir un climat de confiance au plan international et des opérations de conversion de la dette ont été conclues avec le Club de Paris. Les grandes industries nationales ont été privatisées (en particulier dans les domaines des télécommunications, de la potasse et des ciments, du traitement de l´eau et des activités portuaires). L’électricité et la compagnie aérienne Royal Jordanian devraient suivre dans un avenir proche. En outre, la Jordanie a su attirer de nombreuses sociétés de développement informatique.
Toutefois, le renchérissement de l’énergie et des produits alimentaires en 2008 a provoqué une hausse brutale des prix, qui nourrit mécontentement et inquiétude dans la population (dont le tiers vivrait encore sous le seuil de pauvreté ; salaire minimum autour de 110 dinars mensuels). La poursuite des réformes est, en partie, liée au traitement des aspects sociaux de l’impact d’une mauvaise conjoncture économique mondiale.
Parmi les réformes notables, signalons la mise en place de la TVA. D’autre part, l´ancrage du dinar jordanien au dollar américain a permis d’établir un climat de confiance au plan international et des opérations de conversion de la dette ont été conclues avec le Club de Paris. Les grandes industries nationales ont été privatisées (en particulier dans les domaines des télécommunications, de la potasse et des ciments, du traitement de l´eau et des activités portuaires). L’électricité et la compagnie aérienne Royal Jordanian devraient suivre dans un avenir proche. En outre, la Jordanie a su attirer de nombreuses sociétés de développement informatique.
Toutefois, le renchérissement de l’énergie et des produits alimentaires en 2008 a provoqué une hausse brutale des prix, qui nourrit mécontentement et inquiétude dans la population (dont le tiers vivrait encore sous le seuil de pauvreté ; salaire minimum autour de 110 dinars mensuels). La poursuite des réformes est, en partie, liée au traitement des aspects sociaux de l’impact d’une mauvaise conjoncture économique mondiale.
Faune et flore
On compte 2 250 espèces végétales en Jordanie. Parmi les fleurs, signalons l´anémone, le chrysanthème des jardins, l´orchidée anatolienne ou l´iris noir, qui est la fleur nationale. La végétation, dans les vallées de l´ouest, est de type méditerranéen, avec des pistachiers, des tamaris, des pins d´Alep, des chênes, des cyprès, des genévriers, des acacias, des eucalyptus, des cèdres, des palmiers dattiers et des oliviers. Les plantes cultivées sont le blé, l´orge, les légumes (tomates, courgettes, concombres, aubergines…). On exploite également des vergers d’orangers et de citronniers et la vigne.
Les plantes du désert sont des classiques plus ou moins épineux, comme les acacias, les pommiers de Sodome, les tamaris… Et des graminées, dont se nourrissent les chèvres du Wadi Rum. On trouve des roseaux dans les zones humides.
Si l´âne sauvage, le daim et le guépard ont été exterminés par une chasse excessive, on peut encore trouver le chacal, le caracal, le bouquetin, des gazelles, le renard rouge d´Arabie, le porc-épic, le lièvre, le rat des sables, la gerboise… Dans les réserves, on peut observer des canards sauvages, des pélicans et de nombreux passereaux.
En mer Rouge, les poissons offrent un spectacle enchanteur et changeant : napoléons, rascasses volantes, poissons lunes, poissons perroquets, poissons écureuils, murènes, carangues, barracudas, demoiselles, barbiers, etc. Ajoutons le crabe-décorateur, les oursins, les bernard-l´hermite, les galathées et les concombres de mer, pour évoquer le foisonnement de ce bestiaire, qui a son apothéose dans le chatoiement des coraux.
Les plantes du désert sont des classiques plus ou moins épineux, comme les acacias, les pommiers de Sodome, les tamaris… Et des graminées, dont se nourrissent les chèvres du Wadi Rum. On trouve des roseaux dans les zones humides.
Si l´âne sauvage, le daim et le guépard ont été exterminés par une chasse excessive, on peut encore trouver le chacal, le caracal, le bouquetin, des gazelles, le renard rouge d´Arabie, le porc-épic, le lièvre, le rat des sables, la gerboise… Dans les réserves, on peut observer des canards sauvages, des pélicans et de nombreux passereaux.
En mer Rouge, les poissons offrent un spectacle enchanteur et changeant : napoléons, rascasses volantes, poissons lunes, poissons perroquets, poissons écureuils, murènes, carangues, barracudas, demoiselles, barbiers, etc. Ajoutons le crabe-décorateur, les oursins, les bernard-l´hermite, les galathées et les concombres de mer, pour évoquer le foisonnement de ce bestiaire, qui a son apothéose dans le chatoiement des coraux.
Population
6 053 193 habitants (2007).
Langue Officielle
Arabe classique (langue sémitique).
Langue parlée
Les formes dialectales de l’arabe utilisées en Jordanie sont l’arabe levantin du sud, l’arabe bedawi et l’arabe nadji. La minorité adyguéenne (1,2% de la population) parle une langue caucasienne. L’anglais est la langue étrangère la plus répandue.
Peuple
Les Jordaniens sont, pour l’essentiel, des Arabes. Les Palestiniens représenteraient plus de 50% de la population ; les Bédouins, autour de 5%. La plus importante des minorités est circassienne (adyguéenne), 1,2%. Le pays compte également des communautés druze, arménienne, tchétchène...
Religion
L’islam sunnite (90% des Jordaniens) est religion d’Etat. Il faut ajouter à cela 8% de chrétiens (orthodoxes, coptes, gréco-catholiques, arméniens…). Les Druzes pratiquent un islam hétérodoxe, d’origine ismaélienne.
Fêtes Nationales
25 mai : jour anniversaire de l´Indépendance (1946).
Calendrier des Fêtes
1er janvier : Jour de l’an.
15 janvier : jour de l´Arbre.
7 février : accession au trône du roi Abdallah II.
22 mars : jour de la Ligue Arabe.
1er mai : Fête du travail.
25 mai : Fête nationale.
10 juin : jour de l´Armée et anniversaire de la Grande Révolte arabe.
Fêtes religieuses musulmanes (dépendant du calendrier lunaire, elles changent de date tous les ans) :
- ramadan ;
- l’Aïd el-Fitr (ou Aïd el-Seghir) marque la fin du mois de ramadan ;
- l'Aïd el-Kebir (ou Aïd el-Adha) commémore le sacrifice d'Abraham ;
- le Mouloud célèbre la naissance du Prophète, au mois de mai ;
- nouvel an musulman (el-Hijriya).
Fêtes religieuses chrétiennes :
- Noël (24 et 25 décembre, y compris pour les orthodoxes - accords locaux) ;
- Dimanche des Rameaux et Pâques (fêtés par toutes les confessions aux mêmes dates que les églises orientales).
15 janvier : jour de l´Arbre.
7 février : accession au trône du roi Abdallah II.
22 mars : jour de la Ligue Arabe.
1er mai : Fête du travail.
25 mai : Fête nationale.
10 juin : jour de l´Armée et anniversaire de la Grande Révolte arabe.
Fêtes religieuses musulmanes (dépendant du calendrier lunaire, elles changent de date tous les ans) :
- ramadan ;
- l’Aïd el-Fitr (ou Aïd el-Seghir) marque la fin du mois de ramadan ;
- l'Aïd el-Kebir (ou Aïd el-Adha) commémore le sacrifice d'Abraham ;
- le Mouloud célèbre la naissance du Prophète, au mois de mai ;
- nouvel an musulman (el-Hijriya).
Fêtes religieuses chrétiennes :
- Noël (24 et 25 décembre, y compris pour les orthodoxes - accords locaux) ;
- Dimanche des Rameaux et Pâques (fêtés par toutes les confessions aux mêmes dates que les églises orientales).
Histoire
Les traces de peuplement sont anciennes, mais, en 1580 avant JC, le pharaon Amosis crée la province de Canaan, entre le Jourdain et la Méditerranée. Trois siècles plus tard, les Hébreux débarquent en Canaan (la Terre Promise) et mettent au pas les peuples qui y habitent. Cis- et Transjordanie commencent à se différencier nettement. Les rois hébreux assujettissent les royaumes d’au-delà du Jourdain ; Edom, Moab, Ammon paient tribu. Puis les Assyriens (VIIIe siècle), les Babyloniens et les Perses (VIe siècle) prennent la main tour à tour. Lorsque les Babyloniens déportent les Hébreux, les Edomites glissent en Judée ; les marchands nabatéens prennent leur place en Transjordanie. Ils contrôlent bientôt la région jusqu’à la mer Rouge. Au premier siècle avant notre ère, ils bâtissent Pétra, vaste échangeur commercial où convergent les caravanes. Pour construire leur capitale, ces parvenus s’inspirent des canons du dernier chic hellénistique. Mais ils résistent par les armes aux appétits grecs (Séleucides) et judéens. En -63, Rome prend pied en Judée et pousse à l’est. Les monarques nabatéens s’assureront une large autonomie sous la domination romaine. Par contre, ils auront à soutenir d’âpres guerres contre Hérode de Grand et Cléopâtre. Au cours du 1er siècle après JC, les flux commerciaux échappent en partie à Pétra (au profit de l’Egypte). Le déclin commence ; le royaume nabatéen devient la province romaine d’Arabie Pétrée. L’essor du christianisme touche Pétra au IVe siècle. Mais la cité dépeuplée ne perçoit plus alors que de lointains échos des bouleversements qui affectent l’Empire. Elle devient byzantine sans presque s’en apercevoir. Au VIIe siècle, les conquérants arabes submergent un peuple épars de paysans. Les dominations musulmanes font une espèce de mille-feuilles : Omeyyades, Abbassides, Fatimides, Seldjoukides (Turcs). Au XIe siècle, les Francs prennent Jérusalem. Ils vont être présents (à géométrie variable) dans la région pendant deux cent ans. Il y a encore en Jordanie de nombreux vestiges militaires de cette période des croisades et des royaumes latins d’Orient. En 1291, les Francs sont chassés par les Mamelouks. En 1516, les Mamelouks sont terrassés par les Ottomans. Le pays devient une province de l’empire ottoman. Les villes de Transjordanie s’étiolent. Les tribus bédouines mènent une existence turbulente dans le désert.
Certaines d’entre elles rallieront pourtant les forces ottomanes contre Bonaparte lors de la campagne de Palestine de 1799. Au cours du XIXe siècle, la pression européenne au Levant augmente. Les Britanniques s’installent en Egypte (1882). L’Allemagne soutient la Porte. Celle-ci, qui contrôle encore la Syrie-Palestine, le Liban et l’Irak, se range au coté du kaiser lorsqu’éclate la Première Guerre mondiale. L’affrontement avec l’Angleterre est inévitable. Les Anglais vont s’appuyer sur le nationalisme arabe et promettre au chérif hachémite de La Mecque, Hussein (1856-1931), la création d’un Etat arabe. Le 10 juin 1916, la révolte contre l’empire ottoman est lancée. C’est alors qu’un officier de liaison britannique, T.E. Lawrence (of Arabia), entre dans la légende. A la fin de 1916, Hussein est proclamé roi du Hedjaz et reconnu par la Grande-Bretagne, la France et la Russie. En 1917, Aqaba est prise. La Palestine se soulève. Anglais et Arabes entrent dans Jérusalem. L’année suivante, ils sont à Damas. 1919, Fayçal, fils d’Hussein, se rend à Paris ; il entend que soient tenues les promesses d’un Etat arabe faites à son père ; à Londres, il s’accorde avec Chaïm Weizmann sur le principe d’un « foyer » juif en Palestine. C’est compter sans l’accord de partage signé entre le Grande-Bretagne et la France : à la seconde, la Syrie du nord et le Liban ; à la première, la Syrie du sud et la Mésopotamie. C’est ce qui sera appliqué, sous la forme de « mandats », approuvés par la Société des Nations. La révolte syrienne est écrasée. La Transjordanie (Kerak, Amman, Salt) est toutefois soustraite au régime des mandats et, pour services rendus contre les Turcs, devient indépendante (1923). Sous tutelle britannique. Les choses sont formalisées en 1928. Le rôle joué par cet émirat de Transjordanie au côté des Alliés pendant la Seconde Guerre mondiale accélère la marche vers l’indépendance. Le 25 mai 1946, nait le Royaume Hachémite de Jordanie, avec, à sa tête, le roi Abdallah, fils du chérif Hussein.
1947, les Nations Unies adoptent le principe de la création d’un Etat juif en Palestine. Sur place Juifs et Arabes s’affrontent violement. Le 15 mai 1948, les Britanniques se retirent. Les Etats arabes déclarent alors la guerre à Israël. L’Etat hébreux gagne sur tous les fronts et augmente sa zone de contrôle. Le roi Abdallah annexe la Cisjordanie, qui, aux termes de la résolution de l’ONU, devait faire partie d’un Etat palestinien, et Jérusalem-est (janvier 1949). Le roi de Jordanie est assassiné en 1950. Son fils, Talal (1909-1972), lui succède, mais une maladie mentale le contraint à céder le trône à son fils, Hussein (2 mai 1953). L’afflux massif de réfugiés palestiniens remet en question les équilibres du royaume, que le nouveau souverain va s’attacher à consolider. En 1967, la guerre des Six Jours permet à Israël de prendre le contrôle de la Cisjordanie. La Jordanie accueille de nouveaux réfugiés. Le pays est confronté à la montée en puissance de l’OLP, qui constitue alors un véritable Etat dans l’Etat. La réaction du roi Hussein est brutale (et motivée) : en septembre 1970, l’armée jordanienne met fin à la présence militaire de l’OLP en Jordanie (Septembre noir). La Jordanie se tient à l’écart des opérations de la guerre du Kippour (1973) et renonce a ses prétentions sur la Cisjordanie l’année suivante (renoncement confirmé en 1988). Elle reconnait alors l’OLP seul représentant du peuple palestinien. Hussein poursuit une politique funambulesque, entre solidarité arabe et options occidentales. Il fait preuve de doigté au moment de la guerre du Golfe (1990-1991) et signe un accord de paix avec Israël, le 26 octobre 1994. Le volet économique de la paix (1996) donne de l’air à l’Etat hachémite. Le roi Hussein meurt en 1999 ; son fils Abdallah (né en 1962) lui succède. La seconde guerre du Golfe (2003) et la deuxième Intifada (2000), en Cisjordanie et à Gaza, maintiennent cependant le pays sous pression.
Certaines d’entre elles rallieront pourtant les forces ottomanes contre Bonaparte lors de la campagne de Palestine de 1799. Au cours du XIXe siècle, la pression européenne au Levant augmente. Les Britanniques s’installent en Egypte (1882). L’Allemagne soutient la Porte. Celle-ci, qui contrôle encore la Syrie-Palestine, le Liban et l’Irak, se range au coté du kaiser lorsqu’éclate la Première Guerre mondiale. L’affrontement avec l’Angleterre est inévitable. Les Anglais vont s’appuyer sur le nationalisme arabe et promettre au chérif hachémite de La Mecque, Hussein (1856-1931), la création d’un Etat arabe. Le 10 juin 1916, la révolte contre l’empire ottoman est lancée. C’est alors qu’un officier de liaison britannique, T.E. Lawrence (of Arabia), entre dans la légende. A la fin de 1916, Hussein est proclamé roi du Hedjaz et reconnu par la Grande-Bretagne, la France et la Russie. En 1917, Aqaba est prise. La Palestine se soulève. Anglais et Arabes entrent dans Jérusalem. L’année suivante, ils sont à Damas. 1919, Fayçal, fils d’Hussein, se rend à Paris ; il entend que soient tenues les promesses d’un Etat arabe faites à son père ; à Londres, il s’accorde avec Chaïm Weizmann sur le principe d’un « foyer » juif en Palestine. C’est compter sans l’accord de partage signé entre le Grande-Bretagne et la France : à la seconde, la Syrie du nord et le Liban ; à la première, la Syrie du sud et la Mésopotamie. C’est ce qui sera appliqué, sous la forme de « mandats », approuvés par la Société des Nations. La révolte syrienne est écrasée. La Transjordanie (Kerak, Amman, Salt) est toutefois soustraite au régime des mandats et, pour services rendus contre les Turcs, devient indépendante (1923). Sous tutelle britannique. Les choses sont formalisées en 1928. Le rôle joué par cet émirat de Transjordanie au côté des Alliés pendant la Seconde Guerre mondiale accélère la marche vers l’indépendance. Le 25 mai 1946, nait le Royaume Hachémite de Jordanie, avec, à sa tête, le roi Abdallah, fils du chérif Hussein.
1947, les Nations Unies adoptent le principe de la création d’un Etat juif en Palestine. Sur place Juifs et Arabes s’affrontent violement. Le 15 mai 1948, les Britanniques se retirent. Les Etats arabes déclarent alors la guerre à Israël. L’Etat hébreux gagne sur tous les fronts et augmente sa zone de contrôle. Le roi Abdallah annexe la Cisjordanie, qui, aux termes de la résolution de l’ONU, devait faire partie d’un Etat palestinien, et Jérusalem-est (janvier 1949). Le roi de Jordanie est assassiné en 1950. Son fils, Talal (1909-1972), lui succède, mais une maladie mentale le contraint à céder le trône à son fils, Hussein (2 mai 1953). L’afflux massif de réfugiés palestiniens remet en question les équilibres du royaume, que le nouveau souverain va s’attacher à consolider. En 1967, la guerre des Six Jours permet à Israël de prendre le contrôle de la Cisjordanie. La Jordanie accueille de nouveaux réfugiés. Le pays est confronté à la montée en puissance de l’OLP, qui constitue alors un véritable Etat dans l’Etat. La réaction du roi Hussein est brutale (et motivée) : en septembre 1970, l’armée jordanienne met fin à la présence militaire de l’OLP en Jordanie (Septembre noir). La Jordanie se tient à l’écart des opérations de la guerre du Kippour (1973) et renonce a ses prétentions sur la Cisjordanie l’année suivante (renoncement confirmé en 1988). Elle reconnait alors l’OLP seul représentant du peuple palestinien. Hussein poursuit une politique funambulesque, entre solidarité arabe et options occidentales. Il fait preuve de doigté au moment de la guerre du Golfe (1990-1991) et signe un accord de paix avec Israël, le 26 octobre 1994. Le volet économique de la paix (1996) donne de l’air à l’Etat hachémite. Le roi Hussein meurt en 1999 ; son fils Abdallah (né en 1962) lui succède. La seconde guerre du Golfe (2003) et la deuxième Intifada (2000), en Cisjordanie et à Gaza, maintiennent cependant le pays sous pression.
Politique
La Jordanie est une monarchie parlementaire. Le premier ministre et le gouvernement sont nommés par le roi ; le monarque et le gouvernement détiennent ensemble le pouvoir exécutif. Le roi signe les lois votées par le parlement ; il dispose d’un droit de veto (annulé par un vote des deux tiers du parlement). Le gouvernement est responsable devant le parlement. Celui-ci est bicaméral. La chambre des Députés compte 110 membres : 104 élus pour quatre ans dans des circonscriptions à siège unique + 6 femmes élues par un collège électoral. 9 sièges sont réservés aux chrétiens et 3 aux Adyguéens. Le Sénat est à 40 membres, nommés par le roi pour huit ans.
Le pays est découpé en 12 gouvernorats, ayant à leur tête un gouverneur nommé par le roi.
Le pays est découpé en 12 gouvernorats, ayant à leur tête un gouverneur nommé par le roi.
Célébrités
Arar (Mustapha Wahbi Al-Tal, 1897-1949) poète et patriote. Son œuvre est marquée par son engagement politique et par l’exil qui en fut parfois la rançon. Cet « intellectuel nerveux », comme il se qualifiait, sut cependant mettre les mains dans le cambouis des responsabilités administratives.
Hachim ibn Abd Al-Manaf (mort autour de 497) était l’arrière-grand-père paternel de Mahomet. Il est l’ancêtre des Hachémites (« fils d’Hachim »), dont est issue la famille régnante de Jordanie. Appartenant à la tribu des Quraychites, les Hachémites furent, pendant des siècles, émirs et chérifs de La Mecque.
Rania Al-Abdullah de Jordanie (née en 1970), d’origine palestinienne, est reine de Jordanie depuis 1999. Si son charme séduit, son activité en faveur de la paix, d’un ordre économique plus juste ou des enfants maltraités force le respect. Elle a reçu le prix Nord-Sud du Conseil de l’Europe en 2008.
Jean-Louis Burckhardt (1784-1817), explorateur et orientaliste suisse. C’est lui qui, déguisé en Arabe, a « découvert » Pétra, en 1812 : le grand site nabatéen avait disparu des tablettes européennes après sa conquête par Saladin en 1187. « Cheikh Ibrahim » évoquera sa trouvaille dans un ouvrage (posthume, 1823), Travels in Syria and the Holy Land.
Elie le prophète (IXe siècle avant JC) était né en Galaad (chaîne montagneuse sur la rive orientale du Jourdain). Il fut envoyé dans le royaume d’Israël pour rappeler le roi Achab à l’orthodoxie mosaïque. Retourné en Transjordanie à la fin de sa vie, il fut emporté aux cieux sur un char de feu.
Zade Dirani (né en 1980) est un pianiste, chanteur et compositeur, dont le roi Abdallah II pense qu’il est l’une des personnalités jordaniennes qui ouvrent des voies d’avenir. L’engagement du jeune musicien en faveur de la paix et d’un monde ouvert fait espérer que Sa Majesté ait raison.
Hachim ibn Abd Al-Manaf (mort autour de 497) était l’arrière-grand-père paternel de Mahomet. Il est l’ancêtre des Hachémites (« fils d’Hachim »), dont est issue la famille régnante de Jordanie. Appartenant à la tribu des Quraychites, les Hachémites furent, pendant des siècles, émirs et chérifs de La Mecque.
Rania Al-Abdullah de Jordanie (née en 1970), d’origine palestinienne, est reine de Jordanie depuis 1999. Si son charme séduit, son activité en faveur de la paix, d’un ordre économique plus juste ou des enfants maltraités force le respect. Elle a reçu le prix Nord-Sud du Conseil de l’Europe en 2008.
Jean-Louis Burckhardt (1784-1817), explorateur et orientaliste suisse. C’est lui qui, déguisé en Arabe, a « découvert » Pétra, en 1812 : le grand site nabatéen avait disparu des tablettes européennes après sa conquête par Saladin en 1187. « Cheikh Ibrahim » évoquera sa trouvaille dans un ouvrage (posthume, 1823), Travels in Syria and the Holy Land.
Elie le prophète (IXe siècle avant JC) était né en Galaad (chaîne montagneuse sur la rive orientale du Jourdain). Il fut envoyé dans le royaume d’Israël pour rappeler le roi Achab à l’orthodoxie mosaïque. Retourné en Transjordanie à la fin de sa vie, il fut emporté aux cieux sur un char de feu.
Zade Dirani (né en 1980) est un pianiste, chanteur et compositeur, dont le roi Abdallah II pense qu’il est l’une des personnalités jordaniennes qui ouvrent des voies d’avenir. L’engagement du jeune musicien en faveur de la paix et d’un monde ouvert fait espérer que Sa Majesté ait raison.
Savoir-vivre
Le pourboire est laissé à votre appréciation. Pour toutes les personnes intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, vous avez l´assurance qu´il ne se substituera jamais au salaire. Néanmoins, il est d´usage dans la quasi-totalité des pays au monde de donner un pourboire lorsque l´on a été satisfait du service.
Pour un guide, 3 euros par personne et par jour (1,5 euro par personne et par jour pour un chauffeur) sont dans la norme. A Pétra, on pourra donner 2,5 euros au guide équestre ; dans le Wadi Rum, 8 euros au chauffeur par jeep.
En ce qui concerne le personnel local (porteurs, serveurs…) les usages sont très variables. Le mieux est d’aligner votre pourboire sur l´économie du lieu : les prix d´une bière ou d´un thé, d´un paquet de cigarettes, vous donneront un aperçu du niveau de vie et vous permettront, comme vous le faites naturellement chez vous, d’estimer son montant.
Ces indications concernent surtout les voyageurs individuels. Notez aussi que, d’une région à l’autre, les choses peuvent varier sensiblement (se renseigner). Si vous voyagez en groupe, consultez la fiche technique de votre circuit pour plus de précisions.
Au restaurant, on laissera 10% du montant de l'addition. Pour avoir d’autres points de repère, vous pouvez noter qu’un guide francophone touche 980 dinars (980 euros) mensuels environ et qu’un chauffeur touche dans les 350 dinars (350 euros) mensuels.
Si le cas se présente, on évitera en revanche d'encourager la mendicité, notamment celle des enfants, en faisant des distributions « sauvages » dans la rue. Si l'on souhaite apporter son aide en fournissant du matériel scolaire, des vêtements ou des médicaments, il est préférable de les remettre au directeur de l’école, au chef du village ou au dispensaire le plus proche, qui sauront en faire bénéficier les plus démunis.
Le marchandage est une institution. Plus l’objet est cher, plus il faudra passer de temps en palabres ! C’est à la fois un jeu, un plaisir social et une nécessité… Prenez le temps de comparer les prix avant de vous décider.
La Jordanie est un pays où on vous abordera avec le sourire. Essayez de saluer les Jordaniens dans leur langue, ils seront enchantés ! Par contre, ne les choquez pas par des vêtements trop moulants ou « déshabillés ». Pour visiter les mosquées, pensez à enlever vos chaussures et, pour les femmes, à avoir les bras et les jambes couverts.
Durant le mois de ramadan, il convient de ne pas manger, boire ou fumer en public pendant la journée.
Si vous avez accepté une invitation à déjeuner ou à prendre le thé dans une famille, soyez disposé à rester un certain temps, voire un temps certain ! Déclinez si vous êtes pressé... En général, on se déchausse avant d’entrer dans un logement. On attendra pour se servir que le maître de maison ait dit « bismillah » (louange à dieu). Ayez à l’esprit que, même gaucher, vous devrez utiliser la main droite pour prendre la nourriture (la gauche étant considérée comme impure par l’Islam).
Ne photographiez pas une personne sans lui avoir demandé l’autorisation de le faire.
N’abandonnez nulle part de détritus ; si vous ne disposez pas de poubelle, gardez les jusqu’à ce que vous en trouviez une. Dans le désert du Wadi Rum, comme dans tout milieu désertique, on limitera sa consommation d’eau et on préfèrera une gourde aux bouteilles en plastique ; on utilisera des lingettes biodégradables. Ne réclamez pas que l’on fasse du feu hors de propos : comme l’eau, le bois est rare. Enfin, ne ramassez ni pierre, ni plante.
Les petites bêtes du désert. Il n’y a pas lieu d’être inquiet, mais vous pouvez rencontrer, au cours de votre voyage, des animaux à risques tels que vipères et scorpions. La période d’hibernation coïncidant largement avec celle des voyages, les « rencontres » sont exceptionnelles. Par prudence toutefois, on respectera des règles simples : ne pas soulever les pierres ou les cailloux, ne pas marcher pieds nus, installer son bivouac loin de tout buisson ou de tout tas de cailloux, ne dérouler son sac de couchage qu’au moment de s’y glisser.
Pour un guide, 3 euros par personne et par jour (1,5 euro par personne et par jour pour un chauffeur) sont dans la norme. A Pétra, on pourra donner 2,5 euros au guide équestre ; dans le Wadi Rum, 8 euros au chauffeur par jeep.
En ce qui concerne le personnel local (porteurs, serveurs…) les usages sont très variables. Le mieux est d’aligner votre pourboire sur l´économie du lieu : les prix d´une bière ou d´un thé, d´un paquet de cigarettes, vous donneront un aperçu du niveau de vie et vous permettront, comme vous le faites naturellement chez vous, d’estimer son montant.
Ces indications concernent surtout les voyageurs individuels. Notez aussi que, d’une région à l’autre, les choses peuvent varier sensiblement (se renseigner). Si vous voyagez en groupe, consultez la fiche technique de votre circuit pour plus de précisions.
Au restaurant, on laissera 10% du montant de l'addition. Pour avoir d’autres points de repère, vous pouvez noter qu’un guide francophone touche 980 dinars (980 euros) mensuels environ et qu’un chauffeur touche dans les 350 dinars (350 euros) mensuels.
Si le cas se présente, on évitera en revanche d'encourager la mendicité, notamment celle des enfants, en faisant des distributions « sauvages » dans la rue. Si l'on souhaite apporter son aide en fournissant du matériel scolaire, des vêtements ou des médicaments, il est préférable de les remettre au directeur de l’école, au chef du village ou au dispensaire le plus proche, qui sauront en faire bénéficier les plus démunis.
Le marchandage est une institution. Plus l’objet est cher, plus il faudra passer de temps en palabres ! C’est à la fois un jeu, un plaisir social et une nécessité… Prenez le temps de comparer les prix avant de vous décider.
La Jordanie est un pays où on vous abordera avec le sourire. Essayez de saluer les Jordaniens dans leur langue, ils seront enchantés ! Par contre, ne les choquez pas par des vêtements trop moulants ou « déshabillés ». Pour visiter les mosquées, pensez à enlever vos chaussures et, pour les femmes, à avoir les bras et les jambes couverts.
Durant le mois de ramadan, il convient de ne pas manger, boire ou fumer en public pendant la journée.
Si vous avez accepté une invitation à déjeuner ou à prendre le thé dans une famille, soyez disposé à rester un certain temps, voire un temps certain ! Déclinez si vous êtes pressé... En général, on se déchausse avant d’entrer dans un logement. On attendra pour se servir que le maître de maison ait dit « bismillah » (louange à dieu). Ayez à l’esprit que, même gaucher, vous devrez utiliser la main droite pour prendre la nourriture (la gauche étant considérée comme impure par l’Islam).
Ne photographiez pas une personne sans lui avoir demandé l’autorisation de le faire.
N’abandonnez nulle part de détritus ; si vous ne disposez pas de poubelle, gardez les jusqu’à ce que vous en trouviez une. Dans le désert du Wadi Rum, comme dans tout milieu désertique, on limitera sa consommation d’eau et on préfèrera une gourde aux bouteilles en plastique ; on utilisera des lingettes biodégradables. Ne réclamez pas que l’on fasse du feu hors de propos : comme l’eau, le bois est rare. Enfin, ne ramassez ni pierre, ni plante.
Les petites bêtes du désert. Il n’y a pas lieu d’être inquiet, mais vous pouvez rencontrer, au cours de votre voyage, des animaux à risques tels que vipères et scorpions. La période d’hibernation coïncidant largement avec celle des voyages, les « rencontres » sont exceptionnelles. Par prudence toutefois, on respectera des règles simples : ne pas soulever les pierres ou les cailloux, ne pas marcher pieds nus, installer son bivouac loin de tout buisson ou de tout tas de cailloux, ne dérouler son sac de couchage qu’au moment de s’y glisser.
Achat
On trouve des bijoux et des objets d’or et d’argent ; des objets en bois d´olivier sculpté ; des caftans (tuniques longues), des keffiehs (foulards à carreaux rouges et blancs tenus sur la tête par un cordon de passementerie noire) ; de jolies céramiques, des poteries, des faïences d´Hébron...
Les tisserandes de Bani Hamida, dans le village de Makawir, appuyées par l’ONG Save the Children, produisent de splendides couvertures colorées.
Les tisserandes de Bani Hamida, dans le village de Makawir, appuyées par l’ONG Save the Children, produisent de splendides couvertures colorées.
Cuisine
Le mensaf est un plat bédouin, qui peut passer pour le plat national jordanien. Prendre un mouton entier, le faire mijoter avec du lait de brebis caillé, puis disposer sur du riz parfumé d´amandes et d´épices. On sert avec une sauce au yaourt (leban). Le maklouba est un ragoût de viande et de riz, parfois servi dans un pain pita.
Globalement, la cuisine jordanienne s´inspire de celle du Liban. Elle propose des mezzés : caviar d´aubergine (muttabal), purée de pois chiches au sésame (houmous), pâte de sésame (tahineh), purée de fèves (foul), yaourt au concombre, taboulé, bouchées de viande et de blé concassé (koubba maqliya), feuilles de vigne farcies, petits fours salés ou frits, à la viande, aux épinards et au fromage de Naplouse... Vous pourrez essayer des beignets au fromage, aux herbes ou à la viande (beurek) ou des boulettes de viande hachée frites, agrémentées de blé concassé et persil (kofteh). Les brochettes (shish taouk) sont de mouton, de poulet ou de bœuf. Le fike est un poulet grillé dans lequel on a fait cuire du blé concassé ; le musakham, un poulet grillé, à l´huile d´olive, farci de pignons de pin.
On trouve également, pour les repas sur le pouce, des pains fourrés de fines tranches de mouton cuit à la broche, ou bien de poulet, avec tomates et oignons : les sharwama ; des kebabs à la mode turque…
A Aqaba, les poissons de la mer Rouge sont servis grillés, avec de l’oignon et de l’ail. Ils sont parfois accompagnés de sauce tahina (sésame, fromage salé et piment). Le sayadiya est un poisson bouilli, servi sur un lit de riz et arrosé de sauce au citron.
Les repas se terminent en général par un thé ou un café. Ce qui ne signifie pas que la Jordanie soit sans douceurs, mais qu’on les prend en dehors des repas ! Le ma´amoul, est un gâteau aux noix ou aux dattes, parfumé à l´eau de rose ; il y a aussi la konah, filaments de pâte enrobant des noix pilées, le mohallabiya, pudding à la farine de riz et au lait, parfumé à la fleur d´oranger, le mastic, glace à la gomme arabique…
Globalement, la cuisine jordanienne s´inspire de celle du Liban. Elle propose des mezzés : caviar d´aubergine (muttabal), purée de pois chiches au sésame (houmous), pâte de sésame (tahineh), purée de fèves (foul), yaourt au concombre, taboulé, bouchées de viande et de blé concassé (koubba maqliya), feuilles de vigne farcies, petits fours salés ou frits, à la viande, aux épinards et au fromage de Naplouse... Vous pourrez essayer des beignets au fromage, aux herbes ou à la viande (beurek) ou des boulettes de viande hachée frites, agrémentées de blé concassé et persil (kofteh). Les brochettes (shish taouk) sont de mouton, de poulet ou de bœuf. Le fike est un poulet grillé dans lequel on a fait cuire du blé concassé ; le musakham, un poulet grillé, à l´huile d´olive, farci de pignons de pin.
On trouve également, pour les repas sur le pouce, des pains fourrés de fines tranches de mouton cuit à la broche, ou bien de poulet, avec tomates et oignons : les sharwama ; des kebabs à la mode turque…
A Aqaba, les poissons de la mer Rouge sont servis grillés, avec de l’oignon et de l’ail. Ils sont parfois accompagnés de sauce tahina (sésame, fromage salé et piment). Le sayadiya est un poisson bouilli, servi sur un lit de riz et arrosé de sauce au citron.
Les repas se terminent en général par un thé ou un café. Ce qui ne signifie pas que la Jordanie soit sans douceurs, mais qu’on les prend en dehors des repas ! Le ma´amoul, est un gâteau aux noix ou aux dattes, parfumé à l´eau de rose ; il y a aussi la konah, filaments de pâte enrobant des noix pilées, le mohallabiya, pudding à la farine de riz et au lait, parfumé à la fleur d´oranger, le mastic, glace à la gomme arabique…
Boisson
L’eau du robinet est impropre à la consommation ; on boira donc de l’eau minérale en bouteille (capsulée), ou des sodas, ou des jus de fruit. Le thé (souvent parfumé à la sauge chez les Bédouins) est la boisson nationale, que l’on offre traditionnellement au visiteur. Le café est « turc », à la cardamome. Le pays brasse et vinifie : la bière est correcte (servie, en général, en bouteille de 75 cl) et le vin souvent… palestinien.
Route
Le réseau routier jordanien est plutôt bon et bien entretenu. L´axe nord-sud, ou route du Désert (Desert Highway) est à deux et même à trois voies. Vers l´est, sur la route des Châteaux du Désert, les camions sont très nombreux. Quant à la route des Rois, elle présente de nombreux virages et des pentes impressionnantes. La signalisation est précise, avec la transcription des noms arabes en caractères latins. Pour diverses raisons de sécurité, il est déconseillé de conduire de nuit.
Taxi et location
On trouve aisément des agences de location de voiture. Votre permis de conduire national suffit pour conduire sur place (il faut toutefois avoir plus de 21 ans).
Les taxis privés ou « specials », de couleur jaune et avec un compteur, sont assez bon marché. Les taxis collectifs ou « services », de couleur blanche, ont de 5 à 7 places et démarrent lorsque le véhicule est plein ; ils ont des lignes fixes et régulières ; leurs tarifs équivalent à ceux des bus, mais ils sont beaucoup plus rapides.
Les taxis privés ou « specials », de couleur jaune et avec un compteur, sont assez bon marché. Les taxis collectifs ou « services », de couleur blanche, ont de 5 à 7 places et démarrent lorsque le véhicule est plein ; ils ont des lignes fixes et régulières ; leurs tarifs équivalent à ceux des bus, mais ils sont beaucoup plus rapides.
Train
Une ligne de chemin de fer, utilisée pour le fret marchandise : la ligne du Hedjaz, remise en service en 1998, qui relie Damas à Médine.
Avion
Vols intérieurs réguliers entre Amman et Aqaba, par Royal Jordanian Airlines.
Décalage
La Jordanie est à GMT+2, Il y a donc une heure de décalage avec la France en hiver : quand il est 12h00 à Nogent-le-Rotrou, il est 13h00 à Amman. Pas de décalage en été.
Argent
La monnaie nationale est le dinar jordanien. 1 euro = environ 0,98 dinar jordanien.
Les banques sont ouvertes du dimanche au jeudi, de 8h30 à 15h00 et offrent le meilleur taux de change, mais la plupart des hôtels ont un bureau de change ouvert tous les jours et plus tard. Vous trouverez des distributeurs automatiques dans les grandes villes. Vous pourrez également régler avec votre carte bancaire dans les hôtels, restaurants et grands magasins. Emportez des euros (il n’y a pas d’intérêt particulier à emporter des dollars US). A moins que votre séjour en appelle un autre, ne rapportez pas de dinars : vous ne pourrez pas les changer en France. Vous trouverez un bureau de change à l’aéroport d’Amman, mais pas à celui d’Aqaba (pensez, le cas échéant, à dépenser vos derniers dinars en ville).
Les banques sont ouvertes du dimanche au jeudi, de 8h30 à 15h00 et offrent le meilleur taux de change, mais la plupart des hôtels ont un bureau de change ouvert tous les jours et plus tard. Vous trouverez des distributeurs automatiques dans les grandes villes. Vous pourrez également régler avec votre carte bancaire dans les hôtels, restaurants et grands magasins. Emportez des euros (il n’y a pas d’intérêt particulier à emporter des dollars US). A moins que votre séjour en appelle un autre, ne rapportez pas de dinars : vous ne pourrez pas les changer en France. Vous trouverez un bureau de change à l’aéroport d’Amman, mais pas à celui d’Aqaba (pensez, le cas échéant, à dépenser vos derniers dinars en ville).
Electricité
220 volts ; prises européennes. L’adaptateur est, en général, inutile, mais on trouve parfois des prises à fiches plus petites que celles de notre prise européenne standard.
Horaire
Les magasins ouvrent, selon les cas, entre 8h00 et 9h30 et ferment, selon les cas, entre 18h00 et 20h00. Certaines boutiques sont fermées entre 13h30 et 15h30. D'une manière générale, on ferme le vendredi (sauf dans les souks). Pendant le mois de ramadan, les magasins ferment beaucoup plus tôt (vers 14h00) et ré-ouvrent dans la soirée.
Les sites historiques et touristiques sont ouverts tous les jours, de 7h30 à 17h00, en hiver, de 7h30 à 17h30, en été, et de 7h30 à 15h30, pendant le ramadan. Les musées sont fermés le mardi.
Les sites historiques et touristiques sont ouverts tous les jours, de 7h30 à 17h00, en hiver, de 7h30 à 17h30, en été, et de 7h30 à 15h30, pendant le ramadan. Les musées sont fermés le mardi.
Média
Les deux principaux quotidiens jordaniens sont Al Rai et son concurrent Al Dustur, plus engagé sur la question palestinienne. Pour la presse anglophone : The Jordan Times (quoditien) et The Star (hebdomadaire).
Poste
Les bureaux de poste sont ouverts tous les jours (de 7h00 à 19h00, en été, et de 7h00 à 17h00, en hiver ; fermeture à 13h00, le vendredi). Délai moyen d’acheminement d’une lettre pour l’Europe : une semaine.
Téléphone
Pour appeler la Jordanie depuis la France, composer 00 + 962 + l'indicatif de zone (02, pour le nord, Ajloun, Jerash, Um Qais, Irbid ; 03, pour Wadi Musa, Aqaba, Pétra, Ma'an, Kérak ; 05, pour Madaba, mer Morte, Salt, vallée du Jourdain, Zarqa ; 06, pour Amman) + le numéro de votre correspondant.
Pour appeler la France depuis la Jordanie, composer 00 + 33 + le numéro de votre correspondant à 9 chiffres (sans le 0 initial).
D'une ville à une autre, en Jordanie, composer 0 + l'indicatif de zone + le numéro de votre correspondant.
Pour appeler un portable, composer 079, suivi du numéro de votre correspondant, si vous êtes sur place ; 79, suivi du numéro de votre correspondant, si vous appelez de l´étranger.
Pour appeler la France depuis la Jordanie, composer 00 + 33 + le numéro de votre correspondant à 9 chiffres (sans le 0 initial).
D'une ville à une autre, en Jordanie, composer 0 + l'indicatif de zone + le numéro de votre correspondant.
Pour appeler un portable, composer 079, suivi du numéro de votre correspondant, si vous êtes sur place ; 79, suivi du numéro de votre correspondant, si vous appelez de l´étranger.
Internet
Cybercafés dans toutes les grandes villes.
Couverture GSM
Très bonne couverture sur l'ensemble du pays. Toutefois, nous vous conseillons de vous renseigner auprès de votre opérateur (la réception dépend de lui) sur les modalités d’accès au réseau local.
Devise
JOD.
Devise Taux
0,99 (septembre 2011).
Ambassade
Ambassade de Jordanie en France
80, boulevard Maurice Barrès - 92200 Neuilly-sur-Seine
Tél. : 01 55 62 00 00
Fax : 01 55 62 00 05
Email : amjo.paris@wanadoo.fr
Ambassade de Jordanie en Belgique
Avenue Franklin Roosevelt, 104 - 1050 Bruxelles
Tél. : 02 640 77 55
Fax : 02 640 27 96
Email : joremb.consulate@skynet.be
Web : www.jordanembassy.be
Ambassade de Jordanie en Suisse
Thorackerstrasse, 3 - 3074 Muri b. Bern
Tél. : 031 384 04 04
Fax : 031 384 04 05
Email : info@jordanembassy.ch
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Ambassade de Jordanie en Suisse
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Email : info@jordanembassy.ch
Consulat
En France, en Belgique et en Suisse, les fonctions consulaires sont assurées par l’ambassade.
Office de tourisme
La Jordanie n’a pas d’office de tourisme ouvert au public en France. Vous pouvez le contacter par mail (jordanie@articleonze-tourisme.com) ou consulter le site officiel du Jordan Tourism Board : www.visitjordan.com
Il n’y a pas d’office de tourisme jordanien en Belgique, ni en Suisse.
Il n’y a pas d’office de tourisme jordanien en Belgique, ni en Suisse.
Situation
Quel que soit l´environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou naturel, il est de sa responsabilité de respecter l´endroit qu´il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente les problèmes environnementaux spécifiques à la Jordanie.
– Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d´infrastructure d´élimination de ces déchets. Par exemple : piles et batteries, médicaments périmés, sacs plastique.
– La rareté de l´eau est aujourd´hui un problème mondial. Même si le pays visité n´est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets.
– Dans la plupart des hôtels vous disposerez d´une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé, pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n´êtes pas présent dans la chambre. La climatisation n´est d´ailleurs pas absolument nécessaire sous tous les climats.
– En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : renoncer à cueillir des fleurs rares, à ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc.
La gestion et la pollution des eaux sont la priorité environnementale du royaume hachémite.
Les problèmes identifiés sont, notamment : des cultures gourmandes en eau (70% de la consommation nationale) et peu productives, un réseau d´adduction en mauvais état (mais en cours d´amélioration), l´épuisement des nappes phréatiques non renouvelables, la baisse continue du niveau de la mer Morte (source importante d´eau pluviale par évaporation) et la contamination des sources d´eau potable. La quantité d’eau renouvelable disponible par personne est parmi les plus faibles du monde et continue, malheureusement, à décliner. Déjà, la plupart des habitants d’Amman n’ont plus accès à l’eau courante qu’une fois par semaine.
Les autorités insistent sur la nécessité d´exploiter le potentiel complet des eaux de surface et des eaux souterraines, à un niveau raisonnable. La stratégie nationale prévoit aussi la collecte et le traitement des eaux usées, afin que l’agriculture et d’autres activités non domestiques puissent les utiliser.
La biodiversité du royaume est également mise à mal par la déforestation et les investissements industriels privés dans des zones écologiques sensibles. Le pays s’est toutefois doté d’organes administratifs compétents pour l´élaboration et la mise en œuvre de réglementations et de projets de protection de l´environnement. Le ministère de l´Environnement, créé en 2003, dispose d´une compétence générale pour la rédaction et l’application des réglementations environnementales ; il a également en charge la coordination des coopérations régionales et internationales.
Au niveau régional, la Jordanie déploie des efforts intenses de coopération avec ses voisins, en particulier dans le secteur de l´eau. Le plan d´exploitation de l´aquifère de Disi est mis en œuvre avec l´Arabie Saoudite ; le projet de construction du canal mer Rouge - mer Morte est commun à la Jordanie, à l´Autorité palestinienne et à Israël. Avec ce dernier pays, la Jordanie est en outre liée par un accord de protection de la faune aquatique et de lutte contre la pollution marine dans le golfe d´Aqaba. Les fonds marins y sont en effet très endommagés par les constructions, ainsi que par certains centres de plongée peu soucieux de l´environnement. Des mesures ont été prises pour éviter le ramassage et le piétinement du corail.
Un tourisme mal conçu est également responsable de la dégradation du petit désert du Wadi Rum (4x4 et camps de tentes envahissants). Il faudra réglementer les accès afin de préserver l’intégrité du site.
Des réserves naturelles ont été constituées, afin de préserver les espèces animales menacées, comme Dana et Shaumari (créée en 1975 pour la réintroduction de l´oryx et de l´autruche). L´oasis naturelle d´Azrak, dont l´eau a été pompée sans mesure pour alimenter Amman et Irbid, est, quant à elle, en voie d’assèchement ; elle ne comptait pas moins de 280 espèces d’oiseaux…
En ce qui concerne les énergies renouvelables, des études montrent que, pour la Jordanie, à court et moyen termes, la plus appropriée serait éolienne. Puis viendrait l´énergie photovoltaïque. Cependant, les investissements importants que représente la mise en œuvre de cette dernière, rebutent, en général, les gouvernements. Malgré tout, compte tenu de son fort ensoleillement et de la grande étendue d’espaces plats disponibles, cette ressource énergétique peut être envisagée par la Jordanie, à long terme.
– Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d´infrastructure d´élimination de ces déchets. Par exemple : piles et batteries, médicaments périmés, sacs plastique.
– La rareté de l´eau est aujourd´hui un problème mondial. Même si le pays visité n´est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets.
– Dans la plupart des hôtels vous disposerez d´une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé, pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n´êtes pas présent dans la chambre. La climatisation n´est d´ailleurs pas absolument nécessaire sous tous les climats.
– En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : renoncer à cueillir des fleurs rares, à ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc.
La gestion et la pollution des eaux sont la priorité environnementale du royaume hachémite.
Les problèmes identifiés sont, notamment : des cultures gourmandes en eau (70% de la consommation nationale) et peu productives, un réseau d´adduction en mauvais état (mais en cours d´amélioration), l´épuisement des nappes phréatiques non renouvelables, la baisse continue du niveau de la mer Morte (source importante d´eau pluviale par évaporation) et la contamination des sources d´eau potable. La quantité d’eau renouvelable disponible par personne est parmi les plus faibles du monde et continue, malheureusement, à décliner. Déjà, la plupart des habitants d’Amman n’ont plus accès à l’eau courante qu’une fois par semaine.
Les autorités insistent sur la nécessité d´exploiter le potentiel complet des eaux de surface et des eaux souterraines, à un niveau raisonnable. La stratégie nationale prévoit aussi la collecte et le traitement des eaux usées, afin que l’agriculture et d’autres activités non domestiques puissent les utiliser.
La biodiversité du royaume est également mise à mal par la déforestation et les investissements industriels privés dans des zones écologiques sensibles. Le pays s’est toutefois doté d’organes administratifs compétents pour l´élaboration et la mise en œuvre de réglementations et de projets de protection de l´environnement. Le ministère de l´Environnement, créé en 2003, dispose d´une compétence générale pour la rédaction et l’application des réglementations environnementales ; il a également en charge la coordination des coopérations régionales et internationales.
Au niveau régional, la Jordanie déploie des efforts intenses de coopération avec ses voisins, en particulier dans le secteur de l´eau. Le plan d´exploitation de l´aquifère de Disi est mis en œuvre avec l´Arabie Saoudite ; le projet de construction du canal mer Rouge - mer Morte est commun à la Jordanie, à l´Autorité palestinienne et à Israël. Avec ce dernier pays, la Jordanie est en outre liée par un accord de protection de la faune aquatique et de lutte contre la pollution marine dans le golfe d´Aqaba. Les fonds marins y sont en effet très endommagés par les constructions, ainsi que par certains centres de plongée peu soucieux de l´environnement. Des mesures ont été prises pour éviter le ramassage et le piétinement du corail.
Un tourisme mal conçu est également responsable de la dégradation du petit désert du Wadi Rum (4x4 et camps de tentes envahissants). Il faudra réglementer les accès afin de préserver l’intégrité du site.
Des réserves naturelles ont été constituées, afin de préserver les espèces animales menacées, comme Dana et Shaumari (créée en 1975 pour la réintroduction de l´oryx et de l´autruche). L´oasis naturelle d´Azrak, dont l´eau a été pompée sans mesure pour alimenter Amman et Irbid, est, quant à elle, en voie d’assèchement ; elle ne comptait pas moins de 280 espèces d’oiseaux…
En ce qui concerne les énergies renouvelables, des études montrent que, pour la Jordanie, à court et moyen termes, la plus appropriée serait éolienne. Puis viendrait l´énergie photovoltaïque. Cependant, les investissements importants que représente la mise en œuvre de cette dernière, rebutent, en général, les gouvernements. Malgré tout, compte tenu de son fort ensoleillement et de la grande étendue d’espaces plats disponibles, cette ressource énergétique peut être envisagée par la Jordanie, à long terme.
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