Formalités et infos pratiques Laos

Lorsqu’on voyage au Laos on est pris dans une indicible douceur. Dès votre arrivée à Vientiane, vous serez pris par cette douceur. La capitale est à taille humaine, à rythme humain, à bruit humain. Ensuite tout s’enchaîne. La même douceur dans les 35 temples de Luang Prabang, à Pak Ou ou Thakek. Douceur des paysages de Vang Vieng, douceur des routes qui sont de l’eau, rivière Nam ou fleuve Mékong, qui charrient tranquillement, l’air de ne pas y toucher, le bois, les hommes, les alluvions. Douceur des rituels bouddhistes, lentes processions de moine au petit matin, gestes des femmes agenouillées qui offrent le riz, prières psalmodiées à peine audibles. Douceur des parfums de frangipane. Et surtout la douceur des gens.
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Fiche Infos pays - Laos

Passeport
Passeport en cours de validité, valable 6 mois après la date de retour, pour les ressortissants français, belges et suisses. Pour les autres nationalités, se renseigner auprès du consulat ou de l'ambassade. Le passeport devra comporter au moins une pleine page vierge.

Si vous voyagez avec vos enfants, sachez que, dorénavant, les mineurs, quel que soit leur âge, doivent eux aussi avoir un passeport individuel. Toutefois, si l´enfant, de moins de quinze ans, est porté sur votre passeport délivré avant le 12 juin 2006, cette inscription est valable jusqu´au terme de la validité du passeport.
Un mineur voyageant seul n´a pas besoin d´autorisation de sortie du territoire s´il a un passeport individuel.
Visa
Visa obligatoire pour les ressortissants français, belges et suisses. Pour les autres nationalités, se renseigner auprès du consulat ou de l’ambassade.

Le visa de tourisme est délivré par l´ambassade du Laos (à Paris, à Bruxelles… - coût : 50 euro) ou demandé à l´arrivée aux aéroports de Vientiane, Luang Prabang ou Savannakhet (coût : 30 dollars US - validité : 15 jours ; prévoir 2 photos d’identité). Il est possible de renouveler son visa sur place. Lors de l´entrée sur le territoire, s´assurer que la date d´entrée a bien été inscrite près du visa par les services d´immigration, sous peine, si ce n’était pas le cas, de se voir infliger une amende de 100 dollars US à la sortie.
La publication d'informations épidémiologiques par nos sources de référence (OMS, Ministère des Affaires Etrangères, Institut de Veille Sanitaire, Institut Pasteur, Société de Médecine des Voyages...), nous amène à des mises à jour régulières en fonction de notre estimation du risque pour le voyageur.
Dernière mise à jour : 23/04/2012
Nos informations sont complémentaires de la relation entre le voyageur et son médecin.

Vaccins obligatoires
Pas de vaccin obligatoire, sauf contre la fièvre jaune pour les voyageurs en provenance de pays infestés. Dans ce cas, la vaccination doit être faite au moins 10 jours avant le départ pour une primo-vaccination. Elle prend effet immédiatement pour une revaccination.
Vaccins conseillés
- Diphtérie, tétanos et poliomyélite ;
- hépatite A (risque alimentaire) ;
- hépatite B (risque sexuel et sanguin) ;
- typhoïde (risque alimentaire) ;
- coqueluche (dont la réapparition chez les adultes, même en France, justifie la vaccination pour tout voyage).
Et, moins systématiquement, en fonction des risques personnels d'exposition :
- rage (pour les séjours aventureux et pour les résidents, surtout les enfants) ;
- encéphalite japonaise (à faire faire dans un centre de vaccinations agréé), pour les séjours de plus d´un mois en zone rurale en période de mousson.
- méningite A+C en cas de risque épidémique.
Paludisme
On devra partout mettre en application les mesures actives de prévention contre les piqûres de moustique : répulsifs, vêtements couvrants, moustiquaires. Et ceci d'autant plus que ces mesures vous protègeront contre d'autres affections (recrudescence de la dengue).
Si on peut considérer que les grandes villes d´Asie du sud-est ne sont pas impaludées, au Laos, ce n´est vrai que pour la capitale, Vientiane.
Le Laos étant classé dans le groupe 3, le traitement préventif devra être (en l´absence de contre-indication) Lariam ou Malarone. Il existe, à l'extrême nord du pays, une zone de résistance à ces traitements où il sera recommandé de prendre de la doxycycline (Doxypalu) en prévention. Sur place, les populations utilisent depuis longtemps, contre les accès palustres, un traitement à l’extrait d’armoise (ou Qinghaosu), dont s'inspirent aujourd´hui chez nous de nouveaux antipaludéens.
Autres risques
Insistons à nouveau sur les risques de maladies sexuellement transmises : hépatites, syphilis et, bien sûr, en premier lieu, SIDA, présent partout, non seulement dans les quartiers « chauds » des grands centres touristiques, mais aussi dans des endroits beaucoup plus reculés. Il n'est pas inutile de rappeler que les seuls modes de transmission sont sexuel et sanguin (préservatifs impératifs) ; on n’oubliera pas non plus les possibilités de transmission par piercing ou tatouage.
En 2003, l´apparition en Asie du sud-est de l´épidémie de SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) et, l’année suivante, de celle de la grippe aviaire (peu préoccupante pour le voyageur, s'il ne fréquente pas les élevages de volailles), rend préférable de s´informer auprès du Ministère des affaires étrangères de la situation locale.
Il faut rappeler le risque réel que représentent les mines antipersonnel sur certains sites touristiques (plaine des Jarres). On suivra impérativement les recommandations et les interdits des autorités, mais aussi les conseils des populations, qui en sont encore les victimes quotidiennes. Une certaine insécurité règne dans les grandes (et moyennes) villes, mais également dans certaines régions, où persistent des conflits politiques sporadiques et violents. Ainsi évitera-t-on de se rendre par la route de Vientiane à Luang Prabang. Pour vos déplacements, préférez l'avion ou le bateau.
Une croisière sur le Mékong vous permettra de découvrir d´autres paysages et d'autres populations. Les baignades dans ses eaux boueuses sont peu tentantes.
Les sangsues, pour désagréables qu'elles soient, ne transmettent pas de maladie. Les répulsifs que vous utilisez pourront les repousser ; sinon, le saignement (peu important) que provoque leur succion, sera stoppé par une simple compression locale avec une compresse imbibée d´antiseptique.
Mais, plus peut-être que les risques parasitaires que vous aurez su éviter en ne vous baignant pas, le risque accidentel réel sur les fleuves est l’embarquement à bord des speed-boats ; considérez qu'il s'agit d'un sport, plus que d´un moyen de transport, que seuls pratiqueront les amateurs de sensations fortes, harnachés de gilets de sauvetage et casqués comme des pilotes de course.
Infos pratiques
Au Laos, les infrastructures médicales sont encore modestes et il est préférable, en cas de problème, d'envisager un rapatriement sanitaire vers la France ou, éventuellement, sur Bangkok.
Vous pourrez prendre l'avis des services de l’ambassade de France à Vientiane, tél. 00856 21 267 400.
Observations
Epizootie de grippe aviaire : vous pouvez obtenir tous les renseignements sur l'évolution de la situation en consultant le site suivant : www.sante.gouv.fr (Ministère de la santé).
Capitale
Vientiane.
PIB
En 2008, 829 dollars US par habitant (France, 36 614 dollars US par habitant).
Point culminant
Phou Bia, 2 817 mètres (dans la cordillère Annamitique).
Superficie
236 800 km², soit un peu plus de 0,4 fois la France.
Climat
Pour faire simple, deux saisons et deux étages. Saison sèche (novembre-avril) : ciel dégagé, chaleur agréable dans les plaines et les vallées jusqu’en mars (fraîcheur en montagne), les températures grimpent ensuite. Pendant la saison des pluies (mai-octobre), l’air est chargé d’humidité et la chaleur étouffante. Le Mékong et ses affluents gonflent et débordent. C’est en montagne que les précipitations sont les plus abondantes. Typhons réguliers en septembre-octobre.
Géographie
Le Laos est un pays enclavé d’Asie du sud-est. Il est frontalier du Vietnam, à l’est ; de la Chine et de la Birmanie, au nord ; de la Thaïlande, à l’ouest ; du Cambodge, au sud. La montagne occupe 80% du territoire. Au nord, une série de chaînes en éventail, ne dépasse pas 2 000 m d’altitude. Vers le sud (dans le manche de la « poêle à frire »), s’allonge la cordillère Annamitique, où passe la frontière avec le Vietnam. Au sud-ouest de la cordillère Annamitique, le relief est moins marqué (plateaux et plaines) et plus propice à l’agriculture et à l’élevage. Toutefois, seuls 4% des terres sont cultivables. Le nord est entièrement montagneux, sauf dans les régions de Vientiane et de la plaine des Jarres (province de Xieng Khouang). Le riche réseau hydrographique s’écoule en direction du golfe du Tonkin, ou alimente de bassin du Mékong (1 898 km au Laos). Celui-ci marque l’essentiel des frontières ouest du pays.
Economie
Plusieurs années de croissance et une timide libéralisation laissent tout de même le Laos à la traine de l’économie régionale. Son enclavement le rend dépendant de ses voisins pour ses acheminements. Les trois-quarts de la population vivent d’une agriculture de subsistance, que domine le riz (qui occupe les quatre-cinquièmes de la surface agricole). Les cultures complémentaires sont le tabac, le café, le maïs, la patate douce… Le pavot occupe toujours une bonne partie de la population du Triangle d’or (nord-ouest : frontières Laos-Thaïlande-Birmanie). L’industrie (textile, agroalimentaire) est balbutiante et cantonnée à la capitale. Pourtant, le pays dispose d’importantes ressources naturelles : or, cuivre, zinc, bauxite, gypse, étain, pierres précieuses, bois… Et d’un fort potentiel hydroélectrique, à mettre en valeur. Petit à petit, toutefois, le Laos intègre les organisations commerciales internationales, comme la zone de libre échange de l’ASEAN (Association des nations de l’Asie du sud-est), en 2008 ; son adhésion à l’OMC (Organisation mondiale du commerce) est en cours de négociation. Structure du PIB (2007) : agriculture, 40,7% ; industrie, 33,3% ; services, 26%.
Faune et flore
La forêt tropicale (dont un petit tiers de forêt primaire) couvre encore près de 53% du territoire. Elle est toutefois en voie de dégradation rapide. La faune est dans une situation logiquement comparable : abondante, mais menacée. Le bœuf sauvage kouprey ou le rhinocéros de Sumatra se trouvent encore à quelques exemplaires. La situation du gaur ou du banteng est un peu meilleure, comme celle du cerf sambar, du petit panda ou du macaque à queue de cochon. Tigres, panthères, gibbons noirs régressent. Certaines provinces ont toujours des éléphants sauvages. Le cobra royal ne se porte pas trop mal… Parmi les oiseaux, citons, par exemple, l’Alouette du Siam, le Barbu grivelé, le Bec-ouvert indien, le Calao festonné, le Canard à ailes blanches, la Chouette des pagodes, le Drongo à rames, le Faisan argenté, le Grand Arachnothère, l’Ibis géant… Le Mékong, dont la faune est une ressource importante à maints égards, voit disparaitre le dauphin et le lamantin. Il voit aussi se raréfier le poisson-chat géant (Pangasianodon gigas), dont la pêche est pourtant interdite.
Population
6 677 534 habitants (2008).
Langue Officielle
Le lao (variété de Vientiane).
Langue parlée
58,1% des Laotiens ont le lao pour langue maternelle. Le khmou vient ensuite (7,5%), puis le thaï phu (2,4%), le hmong njua (1,9%), le sô (1,9%), le phuan (1,8%)… Les langues parlées au Laos se répartissent en quatre familles principales : thaï-kadai (lao, lü, phu thaï, phuan…) ; austro-asiatique (khmou, sô, kataang, bru…) ; hmong-mien (hmong daw, hmong njua, lü mien…) ; sino-tibétaine (akha, phunoi, chinois…). Le lao est véhiculaire. C’est une langue monosyllabique tonale, proche du thaï ; on utilise pour l’écrire un alphabet proche, lui aussi, de l’alphabet thaï. L’anglais et le français sont les langues étrangères les plus pratiquées (particulièrement en contexte touristique).
Peuple
La population du Laos est très diverse ; on recense 130 groupes distincts environ. L’administration les superpose en trois couches : « Laos des plaines », « Laos des collines » et « Laos des montagnes » ; la Commission laotienne des ethnies les répartit en quatre catégories : Lao-Thaï, Môn-Khmer, sino-tibétaine, Hmong-Mien. Ni l’un ni l’autre de ces classements ne rendent un compte fidèle de la réalité (qui garde une part de flou). Les Laos sont les plus nombreux (58,1%), puis ce sont les Khmou Ou (7,5%), les Hmong Daw, les Hmong Njua, les Thaï Phu, les Lü, les Phuans…
Religion
Le bouddhisme theravada, la « doctrine des anciens » (contenue dans le Tripitaka), est majoritaire (57,8%). Les autorités actuelles exercent sur lui une forte pression et y injectent des doses massives de marxisme. De façon générale, le pouvoir entend contrôler et encadrer la pratique religieuse. Hors du bouddhisme, quelques confessions, comme les adventistes du Septième Jour, acceptent ces conditions et jouissent de certaines libertés. Pour les autres, c’est plus dur… Dans les montagnes, les cultes animistes ont encore des adeptes nombreux.
Fêtes Nationales
2 décembre : anniversaire de la prise du pouvoir par le Pathet Lao (1975).
Calendrier des Fêtes
Relevant, pour la plupart, d’un calendrier lunaire, les fêtes laotiennes traditionnelles changent de date d’une année sur l’autre.

Autour du 15 avril : Nouvel An laotien.
Mai : fête des Fusées.
1er mai : fête du Travail.
Juillet : carême bouddhiste.
Août : fête des Morts.
Novembre : fête du That Luang (Vientiane) ; fête des Lumières (fin de la saison des pluies).
2 décembre : fête nationale.
Histoire
Les mégalithes en forme de jarre de la plaine « des Jarres » dateraient de la première moitié du 1er millénaire avant JC. Leur interprétation est encore conjecturale. Au cours du 1er millénaire après JC, Chams et Khmers se succèdent dans le sud de l’actuel Laos. Ils sont de culture indienne et favorisent la pénétration de l’hindouisme et du bouddhisme dans leurs Etats. Au XIIe siècle, le royaume du roi khmer Jayavarman VII s’étend jusqu’à la région de Vientiane. C’est alors que, de Chine du sud, arrivent les Thaïs, qui imposent leur organisation politico-militaire, mais assimilent le bouddhisme local. Les Laos descendent de ces conquérants thaïs. Au XIIIe siècle, le bouddhisme supplante l’hindouisme dans le sud-est de l’Asie.

En 1353, le prince lao Fa Ngum (1316-1374), élevé à la cour des souverains khmers, s’empare de Luang Prabang et fonde le royaume de Lan Xang Hom Khao (Million d’éléphants et parasol blanc). Fidèle à ses maîtres, il impose le bouddhisme theravada. Fa Ngum est renversé en 1373. Ses successeurs règneront sur un pays plus vaste que le Laos. En 1540, Vientiane est fondée par le roi Photisarath (1501-1547) ; dix ans plus tard, elle devient la capitale du royaume. Les plus belles réalisations politiques et les civilisations les plus brillantes se décomposent pourtant. Au début du XVIIIe siècle, le Lan Xang est partagé en trois : Luang Prabang (nord), Vientiane (ouest), Champassak (Paksé - sud). Le Siam annexe Vientiane et Champassak en 1768. Seule Luang Prabang maintient une souveraineté lao. Jusqu’au XIXe siècle.

Lorsqu’arrivent les Français, l’aristocratie lao les accueille avec un quasi soulagement : le drapeau tricolore la préserve de la tutelle siamoise. En 1893, la France impose d’ailleurs au Siam la reconnaissance de son protectorat sur le Laos. Le pays est intégré à « l’Indochine », dont il devient une « province » peu peuplée et peu mise en valeur. La présence française sera surtout administrative. On encourage l’installation de fonctionnaires et d’ouvriers vietnamiens. L’école de la République forme à la culture et aux pratiques françaises les Laotiens dont la colonie a besoin pour fonctionner. Cependant, les temples maintiennent l’enseignement traditionnel en langue lao. Le roi Sisavang Vong (1885-1959) est laissé sur son trône. Pour construire des routes, l’administration impose la corvée, qui provoque quelques révoltes et sera abolie par le Front populaire (1936). La culture du pavot à opium est encouragée. Dans l’ensemble, les intérêts du colonisateur et de l’aristocratie locale coïncident. Mais, avec la Seconde Guerre mondiale, le prestige de la France s’effondre. Le 8 avril 1945, l’indépendance est proclamée, sous pression japonaise. La France revient pourtant dans le jeu. En 1947, une monarchie constitutionnelle laotienne est officialisée dans le cadre de l’Union Française. La suite sera déterminée par le Vietnam et la Guerre froide : en 1954, les accords de Genève marquent la fin de la guerre d’Indochine et reconnaissent l’indépendance formelle du Laos. Mais le pays est dès lors partagé entre un « sud » pro-occidental et un « nord » communiste, qu’administre le Pathet Lao (fondé en 1950), allié du Viet Minh. L’union nationale (1962) ne fonctionne pas. La guerre du Vietnam se traduira au Laos par des bombardements américains massifs sur la cordillère Annamitique, où passe la Piste Hô Chi Minh, par la poussée du Pathet Lao contre le gouvernement royal pro-américain et par l’utilisation des Hmong par les forces spéciales US et la CIA. Parallèlement, pourtant, des progrès sensibles sont constatés dans les domaines de l’éducation publique et de la santé. En 1973, un nouveau gouvernement d’union nationale est mis en place. En deux ans, le Pathet Lao est aux manettes. Il renverse la monarchie et instaure un régime communiste sous influence soviétique. 10% des Laotiens partent en exil. La répression des Hmong est féroce (et se poursuit). A partir de 1986, le gouvernement promeut le « Nouveau mécanisme économique », qui assouplit le dirigisme dogmatique du parti. Depuis la chute de l’URSS (1989), le PRPL s’occupe à ménager la chèvre idéologique et le chou économique…
Politique
Le Laos est une république socialiste à parti unique (le Parti révolutionnaire populaire lao), dont le secrétaire général est également chef de l’Etat. La politique nationale est définie par les instances supérieures du parti (comité central et politburo).
Selon la constitution de 1991, le président de la République est élu pour 5 ans par l’Assemblée nationale. Celle-ci est monocamérale, à 115 membres élus pour 5 ans. Le président nomme le premier ministre et les autres membres du gouvernement. La Cour suprême populaire est la clé de voûte de l’édifice judiciaire.
Célébrités
Surinyavongsa (règne 1637-1694). Dernier souverain du Lan Xang. Ce monarque, contemporain de Louis XIV, peut, à bon droit, être qualifié de « Roi Soleil », puisque son nom signifie « de lignée solaire ». La magnificence de sa capitale, Vientiane, a frappé les visiteurs européens. Un long règne pacifique, puis la décomposition et la disparition du royaume.

Souvine Souphanouvong (1909-1995) était de lignée princière ; à Paris, il fut élève de Louis-le-Grand et de l’Ecole des ponts et chaussées (diplôme 1937). Il fut également l’un des fondateurs du Pathet Lao (« Pays lao », communiste) et le premier président de la République démocratique populaire du Laos (1975-1991).

Vang Pao (né en 1931). Chef militaire des Hmong du Laos : pendant la Seconde Guerre mondiale, il a rejoint la résistance antijaponaise de Touby Lyfoung (1917-1979), puis l’armée française (le Groupement de commandos mixtes aéroportés, en particulier), puis l’armée laotienne (1954-1959). Pendant la guerre du Vietnam, il collabore avec les forces spéciales américaines. Après 1975, il trouve refuge au Etats-Unis.

Pierre Somchine Nginn (1892-2000) fut une figure des échanges culturels franco-laotiens. Ecrivain et linguiste, il est considéré comme le premier auteur lao moderne (La statuette merveilleuse, 1944). Il est intervenu dans le débat sur la romanisation du lao et a traduit en français certains textes de la tradition lao (Sinsay, 1965 ; Chanthakhat, 1966).

Willy Denzey est né à Melun en 1982, de parents laotiens. De Graine de star en 2000 à High School Musical 2 (2007), il a réalisé un beau parcours dans le R&B hexagonal. Ses ambitions et son talent le portent désormais aux quatre coins du monde : Japon, Sénégal, Thaïlande, Laos…
Savoir-vivre
Il n’y a pas d’école pour la formation des guides de tourisme au Laos. Nous vous proposons donc plutôt un accompagnateur serviable, courtois, disponible, mais dont le français sera souvent approximatif et les connaissances culturelles rudimentaires.

Le Laos est un pays de traditions où les relations sociales sont régies par quelques principes fondamentaux. Parmi ceux-ci, le devoir d’accueillir l’étranger et de veiller à son bon séjour. C’est l’une des raisons pour lesquelles il ne sera jamais reproché au visiteur les entorses qu’il pourrait faire, par ignorance, aux coutumes lao.

Quelques conseils néanmoins.

- Lorsque l’on vous salue les mains jointes, répondez de la même manière.
- On se déchausse avant d’entrer dans une pagode ou une maison.
- Il est malséant de se mettre en colère, ou de crier ; les Laotiens y voient un signe de faiblesse.
- La tenue vestimentaire est importante, surtout lors des visites des pagodes ou pendant les cérémonies de Baci. Les femmes éviteront shorts courts et débardeurs.
- Il est d’une grande impolitesse de « montrer du pied ».
- S’il faut traverser une assemblée où les personnes sont assises par terre, se courber pour marquer son souci de ne pas lever les pieds à hauteur des visages.
- Il convient de se montrer déférent à l’égard des bonzes, de leur céder le passage ; une femme ne doit pas les toucher, ni leur faire un don de la main à la main.
- Eviter de toucher les objets religieux dans les pagodes.
- Toucher la tête de quelqu’un, quel que soit son âge, est impoli (la tête étant tenue pour la plus pure des parties du corps).

N’hésitez pas à aller vous asseoir dans un temple, en fin d’après-midi, vers 17h00, à l’heure de la prière des moines. C’est un moment envoûtant. Attention ! pas de bruit, on se déchausse (et on n’oriente pas ses pieds vers le Bouddha, voir ci-dessus). Bien entendu, on porte une tenue correcte.

Les offrandes : juste avant l’aube, la procession des moines en robe safran venant recueillir les offrandes dans les rues est un moment inoubliable. C’est le Tak Bat, dont les voyageurs veilleront à ne pas perturber le déroulement : on garde le silence et on évite tout contact avec les bonzes ; pour ne pas gêner la cérémonie, si on ne fait pas d’offrande (qui doit correspondre à une démarche religieuse personnelle) on se tient à distance dans une attitude digne et discrète - vêtements décents, pas d’approche photo intrusive, ni de flash. En cas d’offrande, il vaut mieux acheter du riz au marché tôt le matin plutôt qu’aux revendeurs aux abords de la procession.

En ce qui concerne les pourboires, on compte 2,5 euros par jour et par personne pour un chauffeur (et au moins le double pour un guide). Si, de manière générale, il est jugé indélicat de donner de l'argent de la main à la main à quelqu'un qui vous a rendu un service, cela ne signifie pas qu'il ne faille jamais donner de pourboire (1 euro aux porteurs, par exemple), mais plutôt qu'il faut y mettre les formes. Pour avoir quelques repères dans ce domaine, vous pouvez noter qu'un guide francophone touche environ 10 000 000 de kips (800 euros) mensuels et un chauffeur, la moitié.

Si le cas se présente, on évitera en revanche d'encourager la mendicité, notamment celle des enfants, en faisant des distributions « sauvages » dans la rue. Si l'on souhaite apporter son aide en fournissant du matériel scolaire, des vêtements ou des médicaments, il est préférable de les remettre au directeur de l’école, au chef du village ou au dispensaire le plus proche, qui sauront en faire bénéficier les plus démunis.
Achat
Sur les marchés, on trouve de tout et donc des objets d’artisanat. On peut y faire emplette de très jolies vanneries pour des sommes modiques, par exemple. Les tissus (soieries ou cotonnades) sont une spécialité du pays. Les soyeux laotiens produisent de belles étoffes (comme partout, la soie de qualité supérieure a un prix). Orfèvres et dinandiers sont héritiers de longues pratiques et font preuve de beaucoup de savoir-faire : bijoux d’argent et d’or, ustensiles de cuivre ou de laiton.
Cuisine
Vue sa situation géographique, on ne s’étonnera pas de trouver au Laos des influences thaïlandaises ou vietnamiennes. Par exemple, la soupe tom yam (viande ou poisson, citronnelle, lait de coco) est d’origine thaïe, le pho (bouillon, nouilles, lamelles de viande, aromates fraîches) vient, lui, du Vietnam. L’une et l’autre sont très populaires. Mais le riz (généralement gluant) fait la base de la nourriture ; on y ajoute du porc, du bœuf, du canard, du poulet ou du poisson. Parmi les grands classiques, citons la salade de papaye verte, les mok (préparations de viande ou de poisson cuites en feuille de bananier) ou les saucisses (à la viande de porc et à la citronnelle, au foie de bœuf, au sang).
A goûter : le lap est un plat de cérémonie, à base de viande ou de poisson crus, pilés au mortier avec des condiments et « cuits » au citron.
Boisson
L’eau du robinet étant impropre à la consommation, on boira de l’eau minérale en bouteille (capsulée). On s’abstiendra également de glaçons. Le thé et le café, d’eau bouillie, sont bons et inoffensifs. Les sodas sont inoffensifs. La bière nationale, Lao Beer, est blonde, légère et désaltérante. Le tord-boyaux local est un alcool de riz d’une quarantaine de degrés, le lao lao (littéralement « alcool lao »).
Route
Le réseau principal est goudronné et entretenu. Le réseau secondaire laisse franchement à désirer (surtout dans le nord). Nombreuses routes coupées pendant la saison des pluies.
Taxi et location
Lorsque l’on prend un taxi, il faut fixer le prix de la course avant d’embarquer.

La location de voiture se fait avec chauffeur.
Train
Pas de réseau ferré.

Pour un trajet en bus, on choisira les « VIP », ou les minibus modernes. Les autocars ordinaires, sont certes pittoresques, mais inconfortables et lents.

Les speed boats, qui assurent des navettes fluviales sont dangereux et déconseillés aux voyageurs. En revanche, on trouve des bateaux sûrs et bien équipés pour naviguer sur le Mékong.
Avion
Trois aéroports internationaux : Vientiane, Luang Prabang et Paksé. L'aéroport de Vientiane est à 15 minutes du centre-ville, idem pour Luang Prabang.
Décalage
Le Laos est à GMT+7. Le décalage avec la France est de 6 heures en hiver et de 5 heures en été.
En hiver, lorsqu’il est 12h00 à Saint-Jean-de-Luz, il est 18h00 à Vientiane ; en été, lorsqu’il est 12h00 à Saint-Jean-de-Luz, il est 17h00 à Vientiane.
Argent
La monnaie nationale est le kip (non convertible). 1 euro = 10 200 kips environ. Coupures de 5 000, 2 000, 1 000, 500, 100 et 50 kips. Le bath thaïlandais et le dollar US sont très répandus.

L’euro se change facilement dans les banques de Vientiane et de Luang Prabang. Pour les chèques de voyage, on les préfère en dollars US (compter 2% de commission de change). Les cartes bancaires internationales peuvent être utilisées pour retirer des kips, des baths ou des dollars US aux guichets des banques (par contre, très peu de distributeurs automatiques). Les grands hôtels et certains restaurants et boutiques haut de gamme de Vientiane, Luang Prabang ou Paksé, acceptent les règlements par carte bancaire (commissions entre 3,5 et 4%).

Sur les marchés, tout doit être marchandé. Dans les boutiques, les prix ne sont pas toujours fixés et doivent donc être débattus. Mais les Laotiens ne sont pas des commerçants agressifs et on obtient, sans trop insister, des prix raisonnables.
Electricité
220 volts. Normalement, les prises sont de type européen standard ; mais, les installations n’étant pas normalisées, nous vous conseillons d’emporter un adaptateur « universel ». Et une lampe de poche : les pannes de courant sont fréquentes (surtout pendant la saison des pluies).
Horaire
Bureaux et administrations sont ouverts de 8h00 à midi et de 13h00 à 16h00, du lundi au vendredi. La plupart des banques ouvrent de 8h30 à 15h30, du lundi au vendredi. Les magasins font la journée continue et ferment vers 18h00 ; le week-end, les horaires sont variables.
Média
Il y a au Laos une presse nationale, une radio nationale et une télévision nationale ; toutes trois sages, pontifiantes et conformistes (Le Rénovateur, publié en français, permet de vérifier sur pièces). Alors, ce qui a le plus d’impact ce sont la presse, les radios et les chaines de télévision thaïlandaises : plus modernes, plus agitées, plus colorées. Faites comme les Laotiens, lisez les quotidiens thaïlandais, The Nation ou Bangkok Post.
Poste
Les bureaux de poste sont ouvert du lundi au vendredi, de 8h00 à 17h00 (fermeture « déjeuner » fréquente), et le samedi, de 8h00 à midi. Signalétique et informations en français fréquentes. Délai d’acheminement d’une lettre pour l’Europe : une quinzaine de jours.
Téléphone
Pour appeler le Laos depuis la France, composer 00 + 856 + l’indicatif de la ville sans le 0 (Vientiane, 21 ; Luang Prabang, 71 ; Paksé, 36) + le numéro à 6 chiffres de votre correspondant.

Pour appeler la France depuis le Laos, composer 00 + 33 + le numéro à 9 chiffres de votre correspondant (sans le 0 initial).

Les appels internationaux sont chers à partir des hôtels. Un service de Lao Télécom et Globe Net est ouvert tous les jours (de 7h30 à 21h30), dans la rue Setthathirath (près du palais présidentiel), pour les appels à l´étranger, les fax et les connexions Internet. Des cabines téléphoniques à carte sont installées dans tout le pays.
Internet
Cybercafés et boutiques Internet à Vientiane et à Luang Prabang.
Couverture GSM
Mauvaise. Nous vous conseillons de vous renseigner auprès de votre opérateur sur les conditions d’accès au réseau local.
Devise
LAK.
Devise Taux
0,000087 (septembre 2011).
Ambassade
Ambassade du Laos en France
74, avenue Raymond Poincaré - 75016 Paris
Tél. : 01 45 53 02 98
Fax : 01 47 27 57 89
Email : ambalaoparis@wanadoo.fr
Web : www.laoparis.com

Ambassade du Laos en Belgique
Avenue de la Brabançonne, 19-21 - 1000 Bruxelles
Tél. : 02 740 09 50
Fax : 02 734 16 66
Web : www.laoembassy.com

Ambassade du Laos en Suisse
Route de Colovrex, 14 bis - 1218 Le Grand-Saconnex (Genève)
Tél. : 022 798 24 41 / 42 (section consulaire)
Fax : 022 798 24 40 (section consulaire)
Consulat
Les fonctions consulaires sont assurées par l’ambassade.
Office de tourisme
Le Laos n´a pas d´office de tourisme en France. On consultera le site de l´ambassade.
Situation
Quel que soit l´environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou naturel, il est de sa responsabilité de respecter l´endroit qu´il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente les problèmes environnementaux spécifiques au Laos.
- Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d´infrastructure d´élimination de ces déchets. Par exemple : piles et batteries, médicaments périmés, sacs plastique.
- La rareté de l´eau est aujourd´hui un problème mondial. Même si le pays visité n´est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets.
- Dans la plupart des hôtels vous disposerez d´une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé, pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n´êtes pas présent dans la chambre. La climatisation n´est d´ailleurs pas absolument nécessaire sous tous les climats.
- En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : renoncer à cueillir des fleurs rares, à ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc.

La déforestation bat son plein au Laos, le bois précieux étant revendu à la Thaïlande, qui en manque, pour alimenter son commerce… La chasse et le business des espèces rares vont avec. La déforestation favorise une importante érosion des sols. Autre problème, l’eau potable : elle manque à de nombreux Laotiens. Jusqu’à aujourd’hui, la pollution de l’air était due essentiellement aux cultures sur brûlis et à l’incinération des ordures.

Les barrages hydroélectriques sur le Mékong inquiètent les autorités à plusieurs titres : ils sont un enjeu de développement et une source de tensions internationales. La Mekong River Commission (dont ni la Chine, ni la Birmanie ne sont membres) tente de promouvoir une gestion durable du fleuve. Elle souligne que les installations chinoises en amont en « dérégulent » le cours déjà capricieux et provoquent une baisse de niveau. Ce dont pâtissent la faune et la flore. Il faut ajouter à cela diverses pollutions d’origine agricole (pesticides) ou industrielle, qui dégradent la qualité des eaux et modifient profondément les équilibres écologiques. L’impact de ces phénomènes sur l’alimentation (et donc la santé) des populations n’est pas négligeable.

Si, après lecture, vous n'avez pas trouvé réponse à toutes vos questions, vous pouvez les poser au docteur Adida par email