Formalités et infos pratiques Tibet
« Om Mani Padmé Hûm » chantent les pèlerins, ventre et visage contre terre à chaque pas vers le divin, pour, suivant le Dalai Lama, « transformer leur corps, leur parole et leur esprit impurs en corps, parole et esprit purs et glorieux d'un Bouddha ». le mantra est écrit sur les pierres gravées à côté des lieux sacrés, la musique accompagne le crissement des moulins à prière le long des koras, circonvolutions que l’on fait autour de chaque temple, tourner pour que la roue tourne et qu’un futur du Tibet redevienne possible, et l’on se prend à psalmodier « Om Mani Padmé Hûm ». Choisir un autre pays :
Fiche Infos pays - Tibet
Passeport
Passeport en cours de validité, valable 6 mois après la date de retour, pour les ressortissants français, belges et suisses. Pour les autres nationalités, se renseigner auprès du consulat ou de l'ambassade.
Si vous voyagez avec vos enfants, sachez que, dorénavant, les mineurs, quel que soit leur âge, doivent eux aussi avoir un passeport individuel. Toutefois, si l´enfant, de moins de quinze ans, est porté sur votre passeport délivré avant le 12 juin 2006, cette inscription est valable jusqu´au terme de la validité du passeport.
Un mineur voyageant seul n´a pas besoin d´autorisation de sortie du territoire s´il a un passeport individuel.
Si vous voyagez avec vos enfants, sachez que, dorénavant, les mineurs, quel que soit leur âge, doivent eux aussi avoir un passeport individuel. Toutefois, si l´enfant, de moins de quinze ans, est porté sur votre passeport délivré avant le 12 juin 2006, cette inscription est valable jusqu´au terme de la validité du passeport.
Un mineur voyageant seul n´a pas besoin d´autorisation de sortie du territoire s´il a un passeport individuel.
Visa
Les conditions d’accès à la Région autonome du Tibet (RAT) peuvent changer sans préavis ; on sera attentif à disposer toujours des informations les plus récentes. Jusqu’au mois d’octobre 2012, les permis d’entrée ne seront délivrés qu’à des groupes d’au moins 4 personnes de même nationalité.
Arrivée par la Chine.
Visa obligatoire pour les ressortissants français, belges et suisses. Pour les autres nationalités, se renseigner auprès du consulat ou de l’ambassade.
Pour obtenir un visa de tourisme : passeport (comportant deux pages vierges consécutives) + formulaire de demande complété + photo d’identité. A cela, on ajoutera impérativement une copie du billet d’avion AR et une attestation de réservation d’hôtel. Lors de cette demande, ne pas mentionner le Tibet comme destination.
Depuis le 14 avril 2008, le visa chinois est valide 3 mois, pour un séjour n´excédant pas 60 jours sur place et pour une entrée.
Après avoir obtenu un visa de tourisme (attention, donc, aux délais), il faut demander un permis d’entrée au Tibet, délivré par le Tibet Tourism Bureau (TTB) par l’intermédiaire d’une agence habilitée. Ce permis n’est délivré qu’avec l’achat d’au moins une prestation.
Arrivée par le Népal.
L’ambassade de Chine à Katmandou délivre (ou ne délivre pas, pour des raisons parfois opaques) des visas spéciaux « Région autonome du Tibet ». Principe : le dossier de demande doit être préparé à l’avance par une agence népalaise ; le voyageur finalise ce dossier à son arrivée et obtient, dans le meilleur des cas, son visa. Le dossier devra comporter un formulaire de demande de visa chinois complété, une photocopie couleur des premières pages du passeport (ainsi que de celle portant l’adresse du titulaire) et deux photos d’identité (couleur). Règlement sur place, lorsqu’il n’a pas été effectué par l’intermédiaire d’une agence en Europe. Pas de visa sans achat de prestation. Attention ! les titulaires d’un passeport français doivent désormais le déposer à l'ambassade et attendre 5 jours ouvrés la délivrance éventuelle de leur visa.
Attention ! à l’arrivée à Lhassa (et même au départ de…), les douaniers saisissent toute littérature considérée comme subversive : de nombreux guides de voyage entrent dans cette catégorie.
Arrivée par la Chine.
Visa obligatoire pour les ressortissants français, belges et suisses. Pour les autres nationalités, se renseigner auprès du consulat ou de l’ambassade.
Pour obtenir un visa de tourisme : passeport (comportant deux pages vierges consécutives) + formulaire de demande complété + photo d’identité. A cela, on ajoutera impérativement une copie du billet d’avion AR et une attestation de réservation d’hôtel. Lors de cette demande, ne pas mentionner le Tibet comme destination.
Depuis le 14 avril 2008, le visa chinois est valide 3 mois, pour un séjour n´excédant pas 60 jours sur place et pour une entrée.
Après avoir obtenu un visa de tourisme (attention, donc, aux délais), il faut demander un permis d’entrée au Tibet, délivré par le Tibet Tourism Bureau (TTB) par l’intermédiaire d’une agence habilitée. Ce permis n’est délivré qu’avec l’achat d’au moins une prestation.
Arrivée par le Népal.
L’ambassade de Chine à Katmandou délivre (ou ne délivre pas, pour des raisons parfois opaques) des visas spéciaux « Région autonome du Tibet ». Principe : le dossier de demande doit être préparé à l’avance par une agence népalaise ; le voyageur finalise ce dossier à son arrivée et obtient, dans le meilleur des cas, son visa. Le dossier devra comporter un formulaire de demande de visa chinois complété, une photocopie couleur des premières pages du passeport (ainsi que de celle portant l’adresse du titulaire) et deux photos d’identité (couleur). Règlement sur place, lorsqu’il n’a pas été effectué par l’intermédiaire d’une agence en Europe. Pas de visa sans achat de prestation. Attention ! les titulaires d’un passeport français doivent désormais le déposer à l'ambassade et attendre 5 jours ouvrés la délivrance éventuelle de leur visa.
Attention ! à l’arrivée à Lhassa (et même au départ de…), les douaniers saisissent toute littérature considérée comme subversive : de nombreux guides de voyage entrent dans cette catégorie.
La publication d'informations épidémiologiques par nos sources de référence (OMS, Ministère des Affaires Etrangères, Institut de Veille Sanitaire, Institut Pasteur, Société de Médecine des Voyages...), nous amène à des mises à jour régulières en fonction de notre estimation du risque pour le voyageur.
Dernière mise à jour : 11/05/2012
Nos informations sont complémentaires de la relation entre le voyageur et son médecin.
Dernière mise à jour : 11/05/2012
Nos informations sont complémentaires de la relation entre le voyageur et son médecin.
Vaccins obligatoires
Pas de vaccin obligatoire, sauf fièvre jaune pour les voyageurs en provenance de zones infectées. Dans ce cas, la vaccination doit être faite au moins 10 jours avant le départ pour une primo-vaccination. Elle prend effet immédiatement pour une revaccination.
Vaccins conseillés
Il faudra, comme pour tous les voyages (et peut-être ici plus qu’ailleurs), vérifier qu'ont été faits, en l'absence d'immunité connue, les vaccinations (ou leurs rappels) contre :
- diphtérie, tétanos, poliomyélite ;
- hépatites A et B ;
- coqueluche (dont la réapparition chez les adultes, même en France, justifie la vaccination pour tout voyage).
Il est en outre souhaitable, car il s'agit souvent de voyages « difficiles », d'être immunisé contre :
- typhoïde ;
- méningite A+C, en période épidémique ;
- rage ;
- encéphalite japonaise (plus rarement, en cas de séjours prolongés en zone rurale, en période de mousson).
- diphtérie, tétanos, poliomyélite ;
- hépatites A et B ;
- coqueluche (dont la réapparition chez les adultes, même en France, justifie la vaccination pour tout voyage).
Il est en outre souhaitable, car il s'agit souvent de voyages « difficiles », d'être immunisé contre :
- typhoïde ;
- méningite A+C, en période épidémique ;
- rage ;
- encéphalite japonaise (plus rarement, en cas de séjours prolongés en zone rurale, en période de mousson).
Paludisme
Absent au dessus de 1 800 m, le paludisme ne concerne pas le Tibet.
Autres risques
En suivant le mieux possible les conseils que nous vous avons donnés dans « Santé des voyageurs » sur les problèmes liés aux aliments, au comportement et à l'environnement, vous diminuerez la probabilité d'y être confronté.
Les risques alimentaires sont fréquents pendant les treks, au cours desquels boire abondamment est une nécessité absolue. Si vous n'êtes pas sûr de l'eau qui vous est proposée, vous pourrez boire du thé. Respectez les règles habituelles de l´hygiène alimentaire : lavage des mains, aliments cuits et chauds.
L'hygiène corporelle, des pieds en particulier, est, bien sûr, capitale.
Mais, le problème principal auquel sera confronté le voyageur est : l'altitude.
Il nous parait indispensable d´insister sur les risques liés à la haute montagne. Il faut savoir qu'un séjour en haute montagne peut être une véritable épreuve et que, en prévision d’efforts au-delà de 3 500 m, il est important de tester les capacités physiques du voyageur. Plus que les examens classiques (électrocardiogramme, radiographie pulmonaire), qui ne révèleront que des contre-indications relatives, il faut faire évaluer, dans un centre spécialisé, la résistance de l'organisme à la baisse de la pression d'oxygène rencontrée en haute montagne (test à l'hypoxie). Cela concerne les trekkeurs plus que les voyageurs « motorisés », même si les passages de col à des altitudes inhabituelles peuvent être source d'inconfort.
La sensibilité au mal des montagnes est individuelle, elle n'est pas fonction du degré d'entraînement ou de condition physique et elle peut être répétitive à même altitude pour un même sujet. Elle semble dépendre de facteurs constitutionnels encore mal définis aujourd'hui.
La prévention du mal aigu des montagnes passe par l’observation de certaines règles, bien connues des montagnards chevronnés :
- on se souviendra d’abord que, dans l'Himalaya, l'altitude n'est pas comparable à celle des plus hauts massifs alpins (les camps de base y sont installés plus haut que les plus hauts sommets européens) ;
- il faut prendre le temps de l’acclimatation, en séjournant quelques jours à une altitude intermédiaire ;
- entre 3 000 et 4 500 m, ne pas dépasser 300 m d'ascension par jour ;
- au-delà, faire des paliers de 150 m maximum par jour ;
- installer les bivouacs moins haut que l'altitude atteinte dans la journée : « monter haut, dormir bas ».
Dès les premiers signes de mal des montagnes (maux de tête, nausées, fatigue intense, vertiges), il faut arrêter la montée, traiter les symptômes, boire abondamment et, en cas de persistance, ne pas hésiter à redescendre.
L'apparition de ces signes doit être considérée comme une alerte et imposer l'arrêt immédiat de l'ascension et la redescente, sous peine de voir s'installer les redoutables complications que seraient l'œdème pulmonaire et l'œdème cérébral de haute altitude. Les traitements préventifs (acétazolamide et inhibiteurs calciques) pourront être conseillés par le spécialiste avant le départ. Les traitements (dexaméthasone, caisson hyperbare portable) ne seront utilisés que par des coéquipiers qualifiés (guides secouristes ou médecins).
L'altitude peut exposer à 3 autres risques :
- le froid et le vent, responsables de gelures et d'hypothermie ;
- les chutes, responsables de fractures ou d'entorses ;
- le soleil, dont vous devez savoir vous protéger ; tant du rayonnement direct, par des crèmes à très haut indice de protection (supérieur à 40), que de la réverbération, par le port de lunettes de type « intégral ».
Les risques alimentaires sont fréquents pendant les treks, au cours desquels boire abondamment est une nécessité absolue. Si vous n'êtes pas sûr de l'eau qui vous est proposée, vous pourrez boire du thé. Respectez les règles habituelles de l´hygiène alimentaire : lavage des mains, aliments cuits et chauds.
L'hygiène corporelle, des pieds en particulier, est, bien sûr, capitale.
Mais, le problème principal auquel sera confronté le voyageur est : l'altitude.
Il nous parait indispensable d´insister sur les risques liés à la haute montagne. Il faut savoir qu'un séjour en haute montagne peut être une véritable épreuve et que, en prévision d’efforts au-delà de 3 500 m, il est important de tester les capacités physiques du voyageur. Plus que les examens classiques (électrocardiogramme, radiographie pulmonaire), qui ne révèleront que des contre-indications relatives, il faut faire évaluer, dans un centre spécialisé, la résistance de l'organisme à la baisse de la pression d'oxygène rencontrée en haute montagne (test à l'hypoxie). Cela concerne les trekkeurs plus que les voyageurs « motorisés », même si les passages de col à des altitudes inhabituelles peuvent être source d'inconfort.
La sensibilité au mal des montagnes est individuelle, elle n'est pas fonction du degré d'entraînement ou de condition physique et elle peut être répétitive à même altitude pour un même sujet. Elle semble dépendre de facteurs constitutionnels encore mal définis aujourd'hui.
La prévention du mal aigu des montagnes passe par l’observation de certaines règles, bien connues des montagnards chevronnés :
- on se souviendra d’abord que, dans l'Himalaya, l'altitude n'est pas comparable à celle des plus hauts massifs alpins (les camps de base y sont installés plus haut que les plus hauts sommets européens) ;
- il faut prendre le temps de l’acclimatation, en séjournant quelques jours à une altitude intermédiaire ;
- entre 3 000 et 4 500 m, ne pas dépasser 300 m d'ascension par jour ;
- au-delà, faire des paliers de 150 m maximum par jour ;
- installer les bivouacs moins haut que l'altitude atteinte dans la journée : « monter haut, dormir bas ».
Dès les premiers signes de mal des montagnes (maux de tête, nausées, fatigue intense, vertiges), il faut arrêter la montée, traiter les symptômes, boire abondamment et, en cas de persistance, ne pas hésiter à redescendre.
L'apparition de ces signes doit être considérée comme une alerte et imposer l'arrêt immédiat de l'ascension et la redescente, sous peine de voir s'installer les redoutables complications que seraient l'œdème pulmonaire et l'œdème cérébral de haute altitude. Les traitements préventifs (acétazolamide et inhibiteurs calciques) pourront être conseillés par le spécialiste avant le départ. Les traitements (dexaméthasone, caisson hyperbare portable) ne seront utilisés que par des coéquipiers qualifiés (guides secouristes ou médecins).
L'altitude peut exposer à 3 autres risques :
- le froid et le vent, responsables de gelures et d'hypothermie ;
- les chutes, responsables de fractures ou d'entorses ;
- le soleil, dont vous devez savoir vous protéger ; tant du rayonnement direct, par des crèmes à très haut indice de protection (supérieur à 40), que de la réverbération, par le port de lunettes de type « intégral ».
Infos pratiques
Les installations médicales sont précaires, même à Lhassa.
Il faudra, en cas de problème grave, contacter la compagnie d'assistance et les services de l'ambassade de France à Pékin (tél. 86 10 85 32 80 80 ; Web : www.ambafrance-cn.org/).
Il faudra, en cas de problème grave, contacter la compagnie d'assistance et les services de l'ambassade de France à Pékin (tél. 86 10 85 32 80 80 ; Web : www.ambafrance-cn.org/).
Capitale
Lhassa (« Terre des dieux »).
PIB
En 2004, 1 081 dollars US par habitant.
Point culminant
Mont Everest (Chomolangma, en tibétain), 8 850 mètres. C’est le plus haut sommet du monde.
Superficie
1 228 400 km² (Région autonome du Tibet). Les Tibétains en exil parlent en général d’un « Tibet historique » deux fois plus vaste, dont de larges parties sont désormais intégrées aux provinces du Qinghai, du Gansu, du Sichuan et du Yunnan.
Climat
Climat de montagne semi-aride, avec de nettes variations régionales : nord-ouest désertique ; façade sud arrosée par la mousson en juillet et en août ; la zone centrale connait des conditions plus clémentes. Il neige peu. Les températures connaissent de brusques et importants écarts (à la tombée de la nuit en particulier). Dans l’ensemble, elles ne sont pourtant pas aussi basses qu’on l’imaginerait : l’hiver est plus froid à Pékin qu’à Lhassa. Le printemps et l’automne sont ensoleillés et secs (température agréables pendant la journée). Pluies, donc, au sud pendant l’été. L’hiver est froid et sec. Une constante : le vent.
Géographie
Un haut plateau situé, à une altitude moyenne de 4 222 m, entre la chaine de l’Himalaya (au sud) et le désert du Taklamakan (au nord). La ceinture himalayenne, à quoi appartient donc le Tibet méridional, est la plus élevée au monde. Le « plateau » (5 millions de km²) est particulièrement aride dans sa partie ouest et nord-ouest (région de lacs d’eau douce ou d’eau saumâtre), faite de reliefs épars, séparés par des dépressions peu profondes. L’est et le sud présentent des vallées plus fertiles. Les grands fleuves d’Asie prennent leur source au Tibet : Huang He (fleuve Jaune) ; Yangzi (fleuve Bleu) ; Indus ; Mékong ; Gange ; Salouen ; Brahmapoutre…
La Région autonome du Tibet occupe la moitié sud et ouest de ce territoire.
La Région autonome du Tibet occupe la moitié sud et ouest de ce territoire.
Economie
Le pastoralisme (dans le nord et l’ouest) et l’agriculture (dans les vallées de l’est et du sud) étaient les activités économiques traditionnelles des Tibétains. Ils le sont encore en partie, dans le cadre d’un développement économique à deux vitesses : les Tibétains ne montent pas vraiment dans le train du développement à la chinoise. L’amélioration des infrastructures est, par exemple, notable, mais suspecte de favoriser la sinisation du pays. Le tourisme a connu un essor impressionnant, mais il concerne surtout les Chinois et demeure sous surveillance. La mise en exploitation des ressources naturelles (gaz, pétrole, minerais) menace les équilibres traditionnels… De réelles améliorations matérielles, dans la région la plus pauvre de Chine, ne semblent pas, pour le moment, à même de compenser des frustrations d’un autre ordre.
Faune et flore
Toundra, prairies rases, mousses et lichens sur le plateau ; armoises et carex dans les régions méridionales. Sur les versants arrosés par la mousson, on trouve des pins, des cèdres, des chênes. Cyprès, peupliers, érables viennent dans les vallées du Brahmapoutre et de l’Indus ; on cultive l’orge et des arbres fruitiers : pommiers, pêchers, poiriers, abricotiers…
Au nombre des animaux perchés sur le « Toit du monde », citons le Kiang, l’âne sauvage du Tibet ; la Gazelle du Tibet (Procapra picticaudata) ; le Takin (un bovidé sauvage) ; le Yak sauvage ; le Grand Bharal (Mouton bleu, Pseudois nayaur) ; l’once (ou Panthère des neiges) ; des singes : le Rhinopithèque de Roxellane, le Singe des neiges (Rhinopithecus bieti), le Macaque du Tibet ; la Grue à col noir, le Trétraogalle du Tibet, le Syrrhapte du Tibet, le Hokki blanc, le Lophophore resplendissant…
Au nombre des animaux perchés sur le « Toit du monde », citons le Kiang, l’âne sauvage du Tibet ; la Gazelle du Tibet (Procapra picticaudata) ; le Takin (un bovidé sauvage) ; le Yak sauvage ; le Grand Bharal (Mouton bleu, Pseudois nayaur) ; l’once (ou Panthère des neiges) ; des singes : le Rhinopithèque de Roxellane, le Singe des neiges (Rhinopithecus bieti), le Macaque du Tibet ; la Grue à col noir, le Trétraogalle du Tibet, le Syrrhapte du Tibet, le Hokki blanc, le Lophophore resplendissant…
Population
2 616 329 habitants (Région autonome du Tibet, chiffres officiels 2000).
Langue Officielle
Le tibétain et le chinois.
Langue parlée
Le tibétain est une langue du groupe tibéto-birman ; il est noté avec un alphabet. De ses trois variétés dialectales, seules celles du Kham et de Lhassa sont encore parlées dans la Région autonome (le tibétain de l’Amdo l’est au Qinghai et au Gansu). Le tibétain de Lhassa est véhiculaire.
Les Chinois han installés au Tibet parlent, pour la plupart, la langue chinoise commune (putonghua). Les langues des minorités appartiennent toutes au groupe tibéto-birman.
Les Chinois han installés au Tibet parlent, pour la plupart, la langue chinoise commune (putonghua). Les langues des minorités appartiennent toutes au groupe tibéto-birman.
Peuple
Selon les chiffres officiels, en 2000, les Tibétains représentaient 92,8% des habitants de la Région autonome ; les Han, 6,1% ; les minorités ayant une faible importance numérique (Monba, 0,3% ou Luoba, 0,3%...). Ces chiffres ne tiennent pas compte des militaires, ou des fonctionnaires civils, stationnés « à titre temporaire ».
La « minorisation » des Tibétains. Le redécoupage administratif du Tibet historique, l’intégration de l’Amdo et d’une bonne partie du Kham (soit le « Tibet intérieur » des Chinois) dans des provinces « han » (Qinghai, Gansu, Sichuan, Yunnan), ont clairement fait des Tibétains de ces provinces (à peu près aussi nombreux que ceux de la RAT) des minorités. En Région autonome (le « Tibet extérieur », l’U-Tsang et le restant occidental du Kham), la situation est moins limpide et la position très majoritaire des Tibétains dans les chiffres est en partie l’effet d’un faux jour.
150 000 Tibétains environ vivent hors des frontières de la RPC.
La « minorisation » des Tibétains. Le redécoupage administratif du Tibet historique, l’intégration de l’Amdo et d’une bonne partie du Kham (soit le « Tibet intérieur » des Chinois) dans des provinces « han » (Qinghai, Gansu, Sichuan, Yunnan), ont clairement fait des Tibétains de ces provinces (à peu près aussi nombreux que ceux de la RAT) des minorités. En Région autonome (le « Tibet extérieur », l’U-Tsang et le restant occidental du Kham), la situation est moins limpide et la position très majoritaire des Tibétains dans les chiffres est en partie l’effet d’un faux jour.
150 000 Tibétains environ vivent hors des frontières de la RPC.
Religion
Le Tibet a adopté le bouddhisme vajrayana (forme tantrique, influencée par le shivaïsme cachemirien). Les cinq grandes écoles tibétaines sont Nyingmapa, la plus ancienne (les « Bonnets rouges ») ; Kagyüpa ; Sakyapa ; Gelugpa, les « Bonnets jaunes », à laquelle appartient le Dalaï Lama ; Jonang. Le Dalaï Lama (Océan de sagesse) est une autorité religieuse (au-delà de sa propre école), mais il était également le chef politique traditionnel de la théocratie tibétaine ; depuis 1959, il conduit le gouvernement tibétain en exil (Central Tibetan Administration). Le monachisme est la figure la plus évidente du bouddhisme au Tibet.
Le bön, est une religion chamanique prébouddhique. Le bouddhisme l’a longtemps combattu, mais en a subi l’influence (l’école Nyingmapa, en particulier) ; de son côté, le bön s’est imprégné de bouddhisme, au point de s’y agréger et d’en être désormais reconnu comme une école à part entière.
L’intervention de la République populaire de Chine dans les affaires tibétaines a profondément modifié les conditions de la pratique religieuse. Les autorités chinoises entendent ne laisser à la religion qu’une place supplétive dans la vie politique et sociale ; après la période des destructions est venue l’époque de l’instrumentalisation.
Le bön, est une religion chamanique prébouddhique. Le bouddhisme l’a longtemps combattu, mais en a subi l’influence (l’école Nyingmapa, en particulier) ; de son côté, le bön s’est imprégné de bouddhisme, au point de s’y agréger et d’en être désormais reconnu comme une école à part entière.
L’intervention de la République populaire de Chine dans les affaires tibétaines a profondément modifié les conditions de la pratique religieuse. Les autorités chinoises entendent ne laisser à la religion qu’une place supplétive dans la vie politique et sociale ; après la période des destructions est venue l’époque de l’instrumentalisation.
Calendrier des Fêtes
Février : du 1er au 7e jour, fêtes du Nouvel An (Losar) ; 15e jour, fête des Lanternes ; 25e jour, Grande Prière (Monlam Chenmo).
Mars : 28e et 29e jours, fête du « Bannissement des maux ».
Mai : 8e jour, anniversaire de la naissance du Bouddha ; 15e jour, anniversaire de l'Éveil du Bouddha et de sa mort (Saga Dawa Düchen).
Juillet : 4e jour : commémoration du premier sermon du Bouddha (Chökhor Düchen).
Septembre : fêtes des moissons.
Octobre : 22e jour, fête de la « Descente des dieux ».
Novembre : 25e jour, fête des Lampes, en l’honneur de Je Tsongkhapa (1357-1419), fondateur de l’école Gelugpa.
Janvier : 29e jour, fêtes de fin d'année.
Mars : 28e et 29e jours, fête du « Bannissement des maux ».
Mai : 8e jour, anniversaire de la naissance du Bouddha ; 15e jour, anniversaire de l'Éveil du Bouddha et de sa mort (Saga Dawa Düchen).
Juillet : 4e jour : commémoration du premier sermon du Bouddha (Chökhor Düchen).
Septembre : fêtes des moissons.
Octobre : 22e jour, fête de la « Descente des dieux ».
Novembre : 25e jour, fête des Lampes, en l’honneur de Je Tsongkhapa (1357-1419), fondateur de l’école Gelugpa.
Janvier : 29e jour, fêtes de fin d'année.
Histoire
S’il est encore mal connu, le peuplement du Tibet est ancien. Mais, quoi qu’il en soit, une unité politique, établie par la dynastie dite de Yarlung (haut cours du Brahmapoutre), est apparue pendant le VIIe siècle de notre ère et a envoyé des ambassadeurs en Chine. Le roi Songtsen Gampo (609-650) absorbe l’ancien royaume de Zhang Zhung, fonde Lhassa et élargit sa domination jusqu’au Pamir, au Népal et à la Chine occidentale. Un jeu d’alliances contribue à consolider cette puissance émergente. Deux des épouses royales, une Népalaise et une Chinoise, auraient introduit le bouddhisme au Tibet et fait construire les premiers temples. Sous le roi Trisong Detsen (704-797), les Tibétains s’emparent de la capitale chinoise, Chang’an (Xi’an) en 763. Le roi établit dans ses possessions la forme tantrique du bouddhisme ; premières traductions des soutras. Pendant de longues décennies, la nouvelle religion va se frotter au chamanisme traditionnel (bön) et le pouvoir hésiter entre les doctrines. Manichéisme et nestorianisme sont également de la partie. A fin du VIIIe siècle et au début du suivant, les Tibétains disputent Samarkand et Kaboul aux Abbassides. Mais, au milieu du IXe siècle, les intrigues de cour ont raison de l’unité de l’empire du Tibet. Le pouvoir s’éparpille.
Au XIe siècle, le clan dont dépend le monastère de Sakya (fondé en 1073, à Shigatse) prend le contrôle du Tibet central. Sakya témoigne de la seconde expansion du bouddhisme, qui verra s’affirmer et s’individualiser les écoles tibétaines, comme pôles à la fois spirituels et politiques. Bientôt, le Tibet est entrainé dans l’orbite du grand empire mongol (XIIIe siècle). Les khans des steppes investissent les Sakya vice-rois du Tibet (1264). Les luttes entre clans, ou entre factions d’un même clan, demeurent néanmoins le quotidien de la politique tibétaine. A partir de 1354, la lignée Phagmodrupa supplante les Sakya ; puis viendront les Rinpung (1434), les Tsangpa (1566). En Chine, les Ming (han) ont remplacé les Yuan (mongols) ; ils n’en gardent pas moins quelques fers au feu tibétain. Chassés de Chine les Mongols n’entendent pas, pour cela, voir mourir leur influence au Pays des neiges. Ils misent sur une lignée d’avenir, les Gelug (dont le chef est honoré du titre de Dalaï Lama). Le jeu des alliances et des intérêts garantit aux Tibétains une relative indépendance. Un temps. Les Mongols kalmouks envahissent le pays en 1640, ce dont leurs alliés Gelug tirent profit. Le khan Güshi (1607-1655) confirme le Dalaï Lama (le 5e) dans ses prérogatives. Celui-ci installe sa capitale à Lhassa en 1645 et assied son autorité de chef spirituel et temporel. Au début du XVIIIe siècle, Kalmouks et Dzoungars se disputent la tutelle du Tibet. En 1720, les Chinois (dynastie mandchoue des Qing) règlent le différend : ils envahissent le pays et imposent un Dalaï Lama (le 7e) à leur dévotion, qui reconnait le protectorat impérial. La présence chinoise sera à géométrie variable, selon la tournure des évènements. L’armée intervient pour bloquer les incursions des Gurkhas népalais (1788, 1791). Mais la puissance chinoise décline et le protectorat s’étiole. Au XIXe siècle, les Tibétains sont indépendants de facto, par exténuation de la tutelle. Et voilà que, pour contenir les Russes, au nord de l’Inde, les Anglais frappent à la porte de Lhassa. Ils sont éconduits. Qu’à cela ne tienne, ils essaient de passer par la Chine (ressuscitant à leur profit l’ancien protectorat). Le Tibet refuse d’appliquer les traités. Retour à la case départ. Une nouvelle tentative de contact direct est repoussée en 1899. C’en est trop pour Albion : en 1904, les troupes britanniques s’emparent brutalement de Lhassa. 4 ans plus tard, par divers biais, les diplomates anglais se sont assurés de droits commerciaux et politiques exclusifs au Tibet. Les Russes, qui perdent une guerre contre le Japon (1905), sont impuissants à répondre aux appels du 13e Dalaï Lama.
Les Anglais en usent avec la souveraineté tibétaine au gré de leurs intérêts. Ils ne s’opposent pas aux manœuvres d’annexion du Kham par les Chinois, qui provoquent une révolte de la province tibétaine, que suit une répression féroce. Le Dalaï Lama est réfugié au monastère de Kumbum (Amdo) ; il rentrera à Lhassa en 1909. Le résident mandchou, pendant ce temps, promeut in extremis un programme de réformes dans les régions qu’il contrôle. Il s’agit, dans un même mouvement, de réduire l’influence des monastères et celle des Britanniques. 1909, une armée chinoise entre au Tibet. Le Dalaï Lama cherche, en vain, de l’aide auprès des Puissances occidentales. Lorsque l’empire mandchou s’effondre (1911), il rentre une fois de plus à Lhassa, d’où il essaie d’imposer l’indépendance de son pays (proclamations des 8 janvier et 14 février 1913). La convention sino-anglo-tibétaine de Simla (1913-1914) prévoit la reconnaissance d’un « Tibet intérieur » sous autorité chinoise (le Dalaï Lama n’y jouissant que d’une autorité spirituelle) et d’un « Tibet extérieur » sous la responsabilité spirituelle et politique du Dalaï Lama. Le tout sous suzeraineté chinoise. Pour des raisons annexes, le gouvernement chinois refusera de ratifier la convention. L’autorité du Dalaï Lama (que la Chine nationaliste reconnaitra en 1929) s’étend néanmoins sur l’U-Tsang, le Kham occidental et l’Amdo méridional. L’état de décomposition de la Chine rend la situation instable. En 1933, le Dalaï Lama meurt. La guerre sino-japonaise provoque un afflux de réfugiés dans les territoires tibétains de l’est. Le parti communiste du Tibet est créé en 1939 ; l’année suivante, le 14e Dalaï Lama est intronisé. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le Tibet s’oppose à l’ouverture d’une route militaire entre l’Inde et la Chine. Après guerre, il tente d’assurer son indépendance, vis-à-vis de la Chine, mais aussi de la République de l’Inde (1947), qu’il refuse de considérer comme l’héritière des traités signés avec la Grande-Bretagne. En 1949, la prise du pouvoir par les communistes à Pékin et des revendications du PC tibétain entrainent la rupture des relations entre la Chine et le Tibet.
En 1950, l’Armée populaire de libération entre au Tibet. L’année suivante, le pays est « libéré ». Les Chinois installent une administration aux ordres, à la tête de laquelle ils ont soin de placer le Dalaï Lama et le Panchen Lama. Les réformes communistes ne sont toutefois mises en œuvre que dans les marges « chinoises ». Cela n’empêche pas que, de 1956 à 1959, la révolte gagne le Kham, l’Amdo et l’U-Tsang. En mars 1959, le Dalaï Lama rejoint l’Inde avec son gouvernement (le Panchen Lama, lui, restera en poste jusqu’à sa destitution en 1965). La répression de la révolte sera impitoyable. Depuis, le Tibet vit à l’heure de la République populaire : Grand bond en avant, collectivisation, Révolution culturelle, communes populaires, puis libéralisation relative (et toujours remise en cause), mercantilisme, développement des infrastructures et contrôle policier…
Au XIe siècle, le clan dont dépend le monastère de Sakya (fondé en 1073, à Shigatse) prend le contrôle du Tibet central. Sakya témoigne de la seconde expansion du bouddhisme, qui verra s’affirmer et s’individualiser les écoles tibétaines, comme pôles à la fois spirituels et politiques. Bientôt, le Tibet est entrainé dans l’orbite du grand empire mongol (XIIIe siècle). Les khans des steppes investissent les Sakya vice-rois du Tibet (1264). Les luttes entre clans, ou entre factions d’un même clan, demeurent néanmoins le quotidien de la politique tibétaine. A partir de 1354, la lignée Phagmodrupa supplante les Sakya ; puis viendront les Rinpung (1434), les Tsangpa (1566). En Chine, les Ming (han) ont remplacé les Yuan (mongols) ; ils n’en gardent pas moins quelques fers au feu tibétain. Chassés de Chine les Mongols n’entendent pas, pour cela, voir mourir leur influence au Pays des neiges. Ils misent sur une lignée d’avenir, les Gelug (dont le chef est honoré du titre de Dalaï Lama). Le jeu des alliances et des intérêts garantit aux Tibétains une relative indépendance. Un temps. Les Mongols kalmouks envahissent le pays en 1640, ce dont leurs alliés Gelug tirent profit. Le khan Güshi (1607-1655) confirme le Dalaï Lama (le 5e) dans ses prérogatives. Celui-ci installe sa capitale à Lhassa en 1645 et assied son autorité de chef spirituel et temporel. Au début du XVIIIe siècle, Kalmouks et Dzoungars se disputent la tutelle du Tibet. En 1720, les Chinois (dynastie mandchoue des Qing) règlent le différend : ils envahissent le pays et imposent un Dalaï Lama (le 7e) à leur dévotion, qui reconnait le protectorat impérial. La présence chinoise sera à géométrie variable, selon la tournure des évènements. L’armée intervient pour bloquer les incursions des Gurkhas népalais (1788, 1791). Mais la puissance chinoise décline et le protectorat s’étiole. Au XIXe siècle, les Tibétains sont indépendants de facto, par exténuation de la tutelle. Et voilà que, pour contenir les Russes, au nord de l’Inde, les Anglais frappent à la porte de Lhassa. Ils sont éconduits. Qu’à cela ne tienne, ils essaient de passer par la Chine (ressuscitant à leur profit l’ancien protectorat). Le Tibet refuse d’appliquer les traités. Retour à la case départ. Une nouvelle tentative de contact direct est repoussée en 1899. C’en est trop pour Albion : en 1904, les troupes britanniques s’emparent brutalement de Lhassa. 4 ans plus tard, par divers biais, les diplomates anglais se sont assurés de droits commerciaux et politiques exclusifs au Tibet. Les Russes, qui perdent une guerre contre le Japon (1905), sont impuissants à répondre aux appels du 13e Dalaï Lama.
Les Anglais en usent avec la souveraineté tibétaine au gré de leurs intérêts. Ils ne s’opposent pas aux manœuvres d’annexion du Kham par les Chinois, qui provoquent une révolte de la province tibétaine, que suit une répression féroce. Le Dalaï Lama est réfugié au monastère de Kumbum (Amdo) ; il rentrera à Lhassa en 1909. Le résident mandchou, pendant ce temps, promeut in extremis un programme de réformes dans les régions qu’il contrôle. Il s’agit, dans un même mouvement, de réduire l’influence des monastères et celle des Britanniques. 1909, une armée chinoise entre au Tibet. Le Dalaï Lama cherche, en vain, de l’aide auprès des Puissances occidentales. Lorsque l’empire mandchou s’effondre (1911), il rentre une fois de plus à Lhassa, d’où il essaie d’imposer l’indépendance de son pays (proclamations des 8 janvier et 14 février 1913). La convention sino-anglo-tibétaine de Simla (1913-1914) prévoit la reconnaissance d’un « Tibet intérieur » sous autorité chinoise (le Dalaï Lama n’y jouissant que d’une autorité spirituelle) et d’un « Tibet extérieur » sous la responsabilité spirituelle et politique du Dalaï Lama. Le tout sous suzeraineté chinoise. Pour des raisons annexes, le gouvernement chinois refusera de ratifier la convention. L’autorité du Dalaï Lama (que la Chine nationaliste reconnaitra en 1929) s’étend néanmoins sur l’U-Tsang, le Kham occidental et l’Amdo méridional. L’état de décomposition de la Chine rend la situation instable. En 1933, le Dalaï Lama meurt. La guerre sino-japonaise provoque un afflux de réfugiés dans les territoires tibétains de l’est. Le parti communiste du Tibet est créé en 1939 ; l’année suivante, le 14e Dalaï Lama est intronisé. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le Tibet s’oppose à l’ouverture d’une route militaire entre l’Inde et la Chine. Après guerre, il tente d’assurer son indépendance, vis-à-vis de la Chine, mais aussi de la République de l’Inde (1947), qu’il refuse de considérer comme l’héritière des traités signés avec la Grande-Bretagne. En 1949, la prise du pouvoir par les communistes à Pékin et des revendications du PC tibétain entrainent la rupture des relations entre la Chine et le Tibet.
En 1950, l’Armée populaire de libération entre au Tibet. L’année suivante, le pays est « libéré ». Les Chinois installent une administration aux ordres, à la tête de laquelle ils ont soin de placer le Dalaï Lama et le Panchen Lama. Les réformes communistes ne sont toutefois mises en œuvre que dans les marges « chinoises ». Cela n’empêche pas que, de 1956 à 1959, la révolte gagne le Kham, l’Amdo et l’U-Tsang. En mars 1959, le Dalaï Lama rejoint l’Inde avec son gouvernement (le Panchen Lama, lui, restera en poste jusqu’à sa destitution en 1965). La répression de la révolte sera impitoyable. Depuis, le Tibet vit à l’heure de la République populaire : Grand bond en avant, collectivisation, Révolution culturelle, communes populaires, puis libéralisation relative (et toujours remise en cause), mercantilisme, développement des infrastructures et contrôle policier…
Politique
La « région autonome » est, dans son principe, héritée de l’URSS. C’est une division territoriale de niveau provincial, dont la population appartient, dans une large proportion, à une « minorité » ethnique. Cela suppose qu’un rapport légitime soit établi entre telle ou telle population et la population chinoise dans son ensemble. Les autorités de la région autonome ont, juridiquement, la gestion des affaires intérieures ; les affaires étrangères et la défense demeurant au nombre des prérogatives du pouvoir central. Dans les faits, ce dernier garde la main sur ce qui est stratégique, dans tous les domaines.
Célébrités
Tenzin Gyatso (né en 1935) est le 14e Dalaï Lama. Exilé à Dharamsala, il plaide pour une autonomie effective du Tibet historique dans le cadre institutionnel de la RPC. Son réalisme, sa modération et sa ténacité, voués à la cause de son peuple, lui ont valu une reconnaissance internationale et le prix Nobel de la paix en 1989.
Han Hong (née en 1971, à Shigatse) a mis ses talents et sa culture de chanteuse tibétaine (sa mère était une musicienne traditionnelle célébrée) au service du développement du Tibet sur le modèle chinois. Chantre de la ligne de chemin de fer Pékin-Lhassa, elle jouit en Chine d’une immense popularité.
Dolma Kyab (né en 1976), écrivain tibétain, diplômé de l’Université de Pékin, purge actuellement une peine de 10 ans de prison pour « divulgation de secrets d’Etat ». Peut-être ses écrits sur différents aspects de la question tibétaine y sont-ils pour quelque chose ? En tout cas, il y a une anguille sous la roche Tarpéienne…
Phuntsok Wangyal (né en 1922) a fondé le parti communiste tibétain en 1939. 10 ans plus tard, il est contraint de fondre son organisation dans le PC chinois. Jusqu’en 1958, il est un intermédiaire efficace entre le Dalaï Lama et Mao Zedong. Puis il est emprisonné pour 20 ans : pas assez internationaliste aux yeux des nationalistes chinois. Il a, depuis, été réhabilité.
Heinrich Harrer (1912-2006) était sportif (ascension de la face nord de l’Eiger, 1938) et adhérent du parti nazi (ascension de la face nord de l’Eiger, 1938). Au Tibet, entre 1944 et 1951, il a initié l’aristocratie au patin à glace et au tennis. On lui a parfois supposé un rôle politique auprès du jeune Tenzin Gyatso ; en fait, il a surtout ouvert le jeune homme aux techniques du cinéma…
Jacques Bacot (1877-1965), professeur à l’Ecole pratique des hautes études à partir de 1936, fut l’un des meilleurs connaisseurs européens de la langue et de la civilisation tibétaines (de celle-ci parce que de celle-là). Le musée Guimet conserve et expose une large partie des collections d’art tibétain qu’il avait constituées.
Alexandra David-Néel (1868-1969). On pourrait lui reprocher d’avoir fait du Tibet une affaire à ce point personnelle qu’on parle d’elle lorsqu’elle parle de lui. Du coup, son Tibet a vieilli ; beaucoup plus vite, en tout cas, que celui de son compatriote Hergé (qui, lui, n’y avait jamais mis les pieds)…
Han Hong (née en 1971, à Shigatse) a mis ses talents et sa culture de chanteuse tibétaine (sa mère était une musicienne traditionnelle célébrée) au service du développement du Tibet sur le modèle chinois. Chantre de la ligne de chemin de fer Pékin-Lhassa, elle jouit en Chine d’une immense popularité.
Dolma Kyab (né en 1976), écrivain tibétain, diplômé de l’Université de Pékin, purge actuellement une peine de 10 ans de prison pour « divulgation de secrets d’Etat ». Peut-être ses écrits sur différents aspects de la question tibétaine y sont-ils pour quelque chose ? En tout cas, il y a une anguille sous la roche Tarpéienne…
Phuntsok Wangyal (né en 1922) a fondé le parti communiste tibétain en 1939. 10 ans plus tard, il est contraint de fondre son organisation dans le PC chinois. Jusqu’en 1958, il est un intermédiaire efficace entre le Dalaï Lama et Mao Zedong. Puis il est emprisonné pour 20 ans : pas assez internationaliste aux yeux des nationalistes chinois. Il a, depuis, été réhabilité.
Heinrich Harrer (1912-2006) était sportif (ascension de la face nord de l’Eiger, 1938) et adhérent du parti nazi (ascension de la face nord de l’Eiger, 1938). Au Tibet, entre 1944 et 1951, il a initié l’aristocratie au patin à glace et au tennis. On lui a parfois supposé un rôle politique auprès du jeune Tenzin Gyatso ; en fait, il a surtout ouvert le jeune homme aux techniques du cinéma…
Jacques Bacot (1877-1965), professeur à l’Ecole pratique des hautes études à partir de 1936, fut l’un des meilleurs connaisseurs européens de la langue et de la civilisation tibétaines (de celle-ci parce que de celle-là). Le musée Guimet conserve et expose une large partie des collections d’art tibétain qu’il avait constituées.
Alexandra David-Néel (1868-1969). On pourrait lui reprocher d’avoir fait du Tibet une affaire à ce point personnelle qu’on parle d’elle lorsqu’elle parle de lui. Du coup, son Tibet a vieilli ; beaucoup plus vite, en tout cas, que celui de son compatriote Hergé (qui, lui, n’y avait jamais mis les pieds)…
Savoir-vivre
Le pourboire est laissé à votre appréciation. Pour toutes les personnes intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, vous avez l´assurance qu´il ne se substituera jamais au salaire. Néanmoins, il est d´usage dans la quasi-totalité des pays au monde de donner un pourboire lorsque l´on a été satisfait du service.
Pour les chauffeurs, nous vous conseillons, au minimum, l´équivalent de 1,5 ou 2 euro par jour et par personne. Nous vous conseillons le double pour les guides.
En ce qui concerne le personnel local (porteurs, serveurs…) les usages sont très variables. Le mieux est d’aligner votre pourboire sur l´économie locale : le prix d´une bière ou d´un thé, d´un paquet de cigarettes locales, vous donneront un aperçu du niveau de vie et vous permettront, comme vous le faites naturellement chez vous, d’estimer son montant.
Si le cas se présente, on évitera en revanche d'encourager la mendicité, notamment celle des enfants, en faisant des distributions « sauvages » dans la rue. Si l'on souhaite apporter son aide en fournissant du matériel scolaire, des vêtements ou des médicaments, il est préférable de les remettre au directeur de l’école, au chef du village ou au dispensaire le plus proche, qui sauront en faire bénéficier les plus démunis.
Pour saluer quelqu’un, joignez les mains au niveau du front.
Les Tibétains considèrent que les femmes doivent être couvertes, à partir de la taille, par un vêtement ample. On adoptera une tenue correcte pour visiter temples, monastères et villages (ni shorts, ni bermudas, ni jupes courtes…). Il serait déplacé d’enlacer ou d’embrasser quelqu’un en public.
Les édifices religieux se contournent par la gauche. Dans les monastères, l’usage veut qu’on laisse une offrande devant l’autel (elle contribuera à l’entretien du culte et des moines).
On ne touche pas la tête des enfants. Evitez de leur donner des bonbons.
Les propos antichinois sont à proscrire, tout comme les photos du Dalaï Lama, celles-ci et ceux-là pourraient mettre vos hôtes dans une situation très délicate…
Pour les chauffeurs, nous vous conseillons, au minimum, l´équivalent de 1,5 ou 2 euro par jour et par personne. Nous vous conseillons le double pour les guides.
En ce qui concerne le personnel local (porteurs, serveurs…) les usages sont très variables. Le mieux est d’aligner votre pourboire sur l´économie locale : le prix d´une bière ou d´un thé, d´un paquet de cigarettes locales, vous donneront un aperçu du niveau de vie et vous permettront, comme vous le faites naturellement chez vous, d’estimer son montant.
Si le cas se présente, on évitera en revanche d'encourager la mendicité, notamment celle des enfants, en faisant des distributions « sauvages » dans la rue. Si l'on souhaite apporter son aide en fournissant du matériel scolaire, des vêtements ou des médicaments, il est préférable de les remettre au directeur de l’école, au chef du village ou au dispensaire le plus proche, qui sauront en faire bénéficier les plus démunis.
Pour saluer quelqu’un, joignez les mains au niveau du front.
Les Tibétains considèrent que les femmes doivent être couvertes, à partir de la taille, par un vêtement ample. On adoptera une tenue correcte pour visiter temples, monastères et villages (ni shorts, ni bermudas, ni jupes courtes…). Il serait déplacé d’enlacer ou d’embrasser quelqu’un en public.
Les édifices religieux se contournent par la gauche. Dans les monastères, l’usage veut qu’on laisse une offrande devant l’autel (elle contribuera à l’entretien du culte et des moines).
On ne touche pas la tête des enfants. Evitez de leur donner des bonbons.
Les propos antichinois sont à proscrire, tout comme les photos du Dalaï Lama, celles-ci et ceux-là pourraient mettre vos hôtes dans une situation très délicate…
Achat
Bijoux d’argent, turquoises, tapis, objets de culte, tissus, bottes brodées… On vend tout (parfois contraint et forcé) et on achète tout. Attention ! le contrôle douanier des antiquités est assez strict : vendus par les Tibétains sans cachet officiel, les objets peuvent être confisqués.
Cuisine
La bouillie d’orge grillé et de farine de pois, la tsampa, est, avec le thé au beurre de yak, la base traditionnelle de la nourriture tibétaine. La viande (yak, chèvre ou mouton) est généralement séchée, puis apprêtée en ragoût. Une autre production locale est très utilisée : la graine de moutarde. Les produits laitiers sont largement consommés : beurre, yaourts, formages (de yak). Les momos (raviolis) et la thukpa (soupe de nouilles et légumes) sont les versions tibétaines de plats chinois. Cuisine chinoise qui est désormais très répandue au Tibet (ingrédients massivement importés).
Boisson
Le thé tibétain n’est pas une simple infusion. Noir, généralement en « brique », on en émiette dans de l’eau portée à ébullition ; on laisse ensuite bouillir plusieurs minutes, jusqu’à obtenir un breuvage très sombre auquel on ajoute une bonne pincée de sel. Après avoir filtré la préparation, on lui ajoute d’ordinaire un morceau de beurre de yak.
Lorsque votre hôte vous sert le thé, attendez pour boire d’y être invité ; on veillera ensuite à toujours remplir votre tasse. Au moment de partir, videz votre tasse et posez-la sur le flanc ou sur le sol.
Le chang (qingke jiu) est une bière d’orge, qui est partie intégrante de la convivialité tibétaine. On s’en voit servir normalement trois verres : le troisième doit être vidé par respect pour celui qui reçoit.
Sinon, bière chinoise, thé au jasmin, sodas…
Lorsque votre hôte vous sert le thé, attendez pour boire d’y être invité ; on veillera ensuite à toujours remplir votre tasse. Au moment de partir, videz votre tasse et posez-la sur le flanc ou sur le sol.
Le chang (qingke jiu) est une bière d’orge, qui est partie intégrante de la convivialité tibétaine. On s’en voit servir normalement trois verres : le troisième doit être vidé par respect pour celui qui reçoit.
Sinon, bière chinoise, thé au jasmin, sodas…
Route
Le réseau a été notablement élargi ces dernières années, mais il reste précaire en bien des points. Deux axes principaux : la route Qinghai-Tibet et la route de l’Amitié, qui relie Katmandou à Lhassa.
Taxi et location
On peut louer voiture ou minibus. Les locations se font avec chauffeur : pour conduire soi-même, il faudrait être titulaire d’un permis chinois (rien que ça et sans présager des multiples difficultés que rencontrerait un « pied tendre » dans ce Farwest…). On peut aussi, à l’occasion, louer des chevaux…
Train
La ligne Qing Zang, longue de 1 142 km, relie Golmud (Qinghai) à Lhassa ; elle a été inaugurée le 1er juillet 2006. Elle permet, via Xining, des liaisons avec Pékin et le reste de la Chine.
Avion
Gonggar Airport est situé à environ 90 km au sud de Lhassa. Vols quotidiens entre Lhassa et Pékin, Chengdu, Chongqing, Qamdo, Xi’an, Katmandou...
Décalage
Le Tibet est à GMT+8 (heure officielle sur l’ensemble du territoire de la RPC), c'est à dire :
- en hiver, il y a 7 heures de décalage, lorsqu’il est 12h00 au Mont-Saint-Michel, il est 19h00 à Lhassa ;
- en été, il y a 6 heures de décalage, lorsqu’il est 12h00 au Mont-Saint-Michel, il est 18h00 à Lhassa.
- en hiver, il y a 7 heures de décalage, lorsqu’il est 12h00 au Mont-Saint-Michel, il est 19h00 à Lhassa ;
- en été, il y a 6 heures de décalage, lorsqu’il est 12h00 au Mont-Saint-Michel, il est 18h00 à Lhassa.
Argent
La monnaie officielle est le renminbi, yuan chinois (CNY). 1 euro = 10,49 renminbi environ.
Emportez des espèces, dollars ou euro. Lorsque vous trouvez une agence de la Bank of China qui propose un service de change, profitez-en largement : elles ne sont pas si nombreuses. Des dollars en petites coupures sont toujours utiles au quotidien des voyageurs.
Emportez des espèces, dollars ou euro. Lorsque vous trouvez une agence de la Bank of China qui propose un service de change, profitez-en largement : elles ne sont pas si nombreuses. Des dollars en petites coupures sont toujours utiles au quotidien des voyageurs.
Electricité
220 volts. On trouve des prises de modèles divers, aussi est-il prudent de se munir d’un adaptateur « universel ».
Horaire
Banques et administrations sont, en général, ouvertes du lundi au vendredi, de 9h30 à 13h00 et de 15h00 à 18h00. Les commerces lèvent le rideau vers 10h00 et le ferment après 20h00.
Poste
Délai d’acheminement d’un courrier pour l’Europe, deux à trois semaines.
Téléphone
Pour appeler le Tibet depuis la France, composer 00 + 86 + l’indicatif de zone sans le 0 + le numéro de votre correspondant.
Pour appeler la France depuis le Tibet, composer 00 + 33 + le numéro à 9 chiffres de votre correspondant (sans le 0 initial).
Pour appeler la France depuis le Tibet, composer 00 + 33 + le numéro à 9 chiffres de votre correspondant (sans le 0 initial).
Internet
Les cybercafés sont désormais nombreux dans les principales villes (certains hôtels proposent également des connexions Internet).
Couverture GSM
Correcte dans les zones habitées. Nous vous conseillons de vous renseigner auprès de votre opérateur sur les modalités d’accès au réseau local.
Devise
CNY.
Devise Taux
0,11 (septembre 2011).
Consulat
Consulat général de la République populaire de Chine à Paris
18-20, rue Washington - 75008
Tél. : 01 53 75 88 08
Fax : 01 53 75 88 06
Web : www.amb-chine.fr
Ouvert du lundi au vendredi, de 9h30 à 12h00.
Il y a également des consulats généraux de la RPC à Marseille et Strasbourg.
Consulat général de la République populaire de Chine à Bruxelles
400, boulevard du Souverain - 1160
Tél. : 02 663 30 01 / 2 / 4 (du mardi au vendredi, de 14h00 à 17h00)
Fax : 02 779 22 83
Web : www.chinaembassy-org.be
Ouvert du lundi au vendredi, de 9h00 à 11h30.
Consulat général de la République populaire de Chine à Berne
Kalcheggweg, 10 - 3006
Tél. : 031 351 45 93
Fax : 031 351 82 56
Email : visastelle@bluewin.ch
Web : www.china-embassy.ch
Il y a un consulat général de la RPC à Zürich.
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Office de tourisme
Bureau du Tibet
84, boulevard Adolphe Pinard - 75014 Paris
Tél. : 01 46 56 54 53
Fax : 01 41 17 00 14
Email : tibetoffice@orange.fr
Web : www.tibet-info.net
Ce n'est pas un office de tourisme, mais le bureau qui représente le Dalaï Lama et son gouvernement.
84, boulevard Adolphe Pinard - 75014 Paris
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Situation
Quel que soit l´environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou naturel, il est de sa responsabilité de respecter l´endroit qu´il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente les problèmes environnementaux spécifiques au Tibet.
– Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d´infrastructure d´élimination de ces déchets. Par exemple : piles et batteries, médicaments périmés, sacs plastique.
– La rareté de l´eau est aujourd´hui un problème mondial. Même si le pays visité n´est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets.
– Dans la plupart des hôtels vous disposerez d´une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé, pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n´êtes pas présent dans la chambre. La climatisation n´est d´ailleurs pas absolument nécessaire sous tous les climats.
– En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : renoncer à cueillir des fleurs rares, à ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc.
Si le discours officiel sur la situation écologique du Tibet se veut à la fois rassurant et déterminé, c’est que l’état des lieux est, à bien des égards, alarmant. Le potentiel minier du plateau tibétain a été mis en exploitation (routes, mines, installations diverses) sans égards pour la conservation des sites. Des pollutions graves des eaux, de l’air et des sols semblent avérées en de nombreux endroits (et certains rapports indiquent que les populations seraient d’ores et déjà victimes du phénomène). Les sites nucléaires civils et militaires sont particulièrement montrés du doigt (ainsi le centre de recherches militaires de Haibei, près du lac Qinghai, ou des unités de stockage de déchets au Gansu). Le Tibet étant, dans son ensemble, le « château d’eau » de l’Asie, le danger est réel de voir le réseau hydrographique disséminer les pollutions. A cela, il faut ajouter la désertification et la salinisation de certaines zones (Qinghai, encore), les pollutions d’origine agricole ou industrielle, la déforestation (à plus de 80% dans la haute vallée du Yangzi) et l’érosion… Cette érosion entraine l’envasement des fleuves et le relargage de sédiments, qui provoque des inondations dramatiques en Chine centrale, en Inde et au Bangladesh… Aussi, lorsque les autorités chinoises indiquent que « la Région autonome connait un environnement géographique particulier et un écosystème fragile. Protéger la capacité de régénération des ressources naturelles, améliorer la qualité de l’environnement, assurer l’intégrité et la capacité régulatrice des écosystèmes, garantir la sécurité écologique et le développement harmonieux, unifié et coordonné de l’économie, de la société et de l’écosystème, constituent un objectif essentiel de la modernisation du Tibet et une option stratégique pour le développement durable. », on doit espérer que les actes traduiront rapidement cela dans les faits…
– Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d´infrastructure d´élimination de ces déchets. Par exemple : piles et batteries, médicaments périmés, sacs plastique.
– La rareté de l´eau est aujourd´hui un problème mondial. Même si le pays visité n´est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets.
– Dans la plupart des hôtels vous disposerez d´une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé, pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n´êtes pas présent dans la chambre. La climatisation n´est d´ailleurs pas absolument nécessaire sous tous les climats.
– En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : renoncer à cueillir des fleurs rares, à ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc.
Si le discours officiel sur la situation écologique du Tibet se veut à la fois rassurant et déterminé, c’est que l’état des lieux est, à bien des égards, alarmant. Le potentiel minier du plateau tibétain a été mis en exploitation (routes, mines, installations diverses) sans égards pour la conservation des sites. Des pollutions graves des eaux, de l’air et des sols semblent avérées en de nombreux endroits (et certains rapports indiquent que les populations seraient d’ores et déjà victimes du phénomène). Les sites nucléaires civils et militaires sont particulièrement montrés du doigt (ainsi le centre de recherches militaires de Haibei, près du lac Qinghai, ou des unités de stockage de déchets au Gansu). Le Tibet étant, dans son ensemble, le « château d’eau » de l’Asie, le danger est réel de voir le réseau hydrographique disséminer les pollutions. A cela, il faut ajouter la désertification et la salinisation de certaines zones (Qinghai, encore), les pollutions d’origine agricole ou industrielle, la déforestation (à plus de 80% dans la haute vallée du Yangzi) et l’érosion… Cette érosion entraine l’envasement des fleuves et le relargage de sédiments, qui provoque des inondations dramatiques en Chine centrale, en Inde et au Bangladesh… Aussi, lorsque les autorités chinoises indiquent que « la Région autonome connait un environnement géographique particulier et un écosystème fragile. Protéger la capacité de régénération des ressources naturelles, améliorer la qualité de l’environnement, assurer l’intégrité et la capacité régulatrice des écosystèmes, garantir la sécurité écologique et le développement harmonieux, unifié et coordonné de l’économie, de la société et de l’écosystème, constituent un objectif essentiel de la modernisation du Tibet et une option stratégique pour le développement durable. », on doit espérer que les actes traduiront rapidement cela dans les faits…
Si, après lecture, vous n'avez pas trouvé réponse à toutes vos questions, vous pouvez les poser au docteur Adida par email
